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La globalisation humaine
Wihtol de Wenden Catherine
PUF
26,50 €
Épuisé
EAN :9782130550037
En ce début du XXIe siècle, les migrations se sont mondialisées. Lurbanisation, la scolarisation, linformation, la facilitation des transports et louverture des frontières de pays hier fermés ont produit une intense mobilité. Ce phénomène, qui a triplé dimportance en quarante ans, constitue la seconde épopée migratoire de lâge moderne, après la grande période des années 1880-1930. Il interroge lÉtat-nation dans sa capacité à contrôler ses frontières et à définir son identité, faisant de lindividu migrant mais aussi des réseaux transnationaux économiques, culturels, politiques ou familiaux, de nouveaux acteurs sur la scène du monde. Il sappuie sur des sociétés toujours plus urbanisées, où les villes métropoles sont des pôles dintense mobilité et dexclusions multiples. Il pose ainsi comme autant de nouveaux défis les questions du vivre ensemble, du développement, des risques environnementaux, de la gouvernance mondiale, et, in fine, de la reconnaissance dun droit à la mobilité comme droit fondamental de lhomme.
Résumé : De nombreuses idées reçues sur l'immigra- tion, parfois vieilles de 150 ans, refont surface en France depuis quelques années, avec une vigueur qu'on aurait pu penser d'un autre temps. Si le nationalisme de repli qui traverse notre pays les remet au goût du jour, la campagne présidentielle de 2022 les porte à incandescence dans le débat public. Du grand remplacement à l'appel d'air de l'Etat-providence, du coût financier exorbitant des immigrés à la concurrence qu'ils font peser sur l'emploi, du développement à l'érection des frontières comme autant de solutions supposées aux migrations, cet ouvrage revisite quelques-unes de ces idées reçues pour mieux saisir les raisons de leur survenue et leur arrière-plan idéologique. Ce faisant, cet ouvrage s'assigne surtout la tâche de les déconstruire. Cet ouvrage fournit une analyse lucide autant qu'indispensable en ces temps troublés où des entrepreneurs identitaires ne répugnent devant aucune idée dangereuse et erronée pour agiter les peurs collectives.
Résumé : La France, tôt confrontée à l'immigration, et marquée aussi par son passé colonial, a vu monter la prégnance de la figure de l'Autre dans la vie de tous les jours, comme au coeur du discours politique. Qu'il soit issu du regroupement familial, étudiant, travailleur qualifié ou non qualifié, travailleur temporaire, frontalier, réfugié, demandeur d'asile, sans papiers, le migrant incarne souvent une figure menaçante, toujours sujette aux mêmes stéréotypes. Au fil des diverses vagues d'immigration, les critères de l'altérité demeurent intacts : la religion (des Polonais "? bien trop catholiques ? " dans la France laïque de la Troisième République aux musulmans "? islamistes ? "), la violence (du "? couteau facile ? " des Italiens dans les années 1970 au terrorisme importé de Syrie), la concurrence déloyale sur le marché du travail (du "? un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés de trop ! ? " des années 1970 au plombier polonais). En se basant sur les articles de journaux, les proclamations politiques, les ouvrages de sciences sociales, mais aussi les romans et films, Catherine Wihtol de Wenden montre comment la mémoire collective concernant l'image de l'Autre s'est construite de 1870 à nos jours. Et propose quelques pistes pour en finir avec la figure péjorative du migrant : une citoyenneté inclusive, la lutte contre les discriminations, la construction d'une mémoire du vivre ensemble par la mise en musées.
La France est, dans son histoire, un pays d'immigration où se sont brassées et fixées des populations d'origines diverses. Mais, en cent cinquante ans, l'immigration a changé ; la société française aussi. Ce livre analyse la politique dans ses relations avec l'immigration, qu'il s'agisse des politiques publiques, de l'opinion, des partis, des syndicats, des associations et des immigrés eux-même. Fruit de plusieurs années d'enquête, à partir de sources écrites et orales, il constitue un apport méthodologique et théorique de tout première importance pour appréhender, au-delà des passions, un domaine qui n'est perçu comme politique que depuis peu de temps.
L'Europe se veut citoyenne, par l'union politique décidée à Maastricht : une citoyenneté européenne fondée sur la réciprocité des droits entre les ressortissants de l'Union et définie par la nationalité des Etats qui la constituent, plutôt que sur la résidence et la participation aux affaires de la Cité. Une citoyenneté à la recherche de son contenu, faute de symboles fondateurs concrets : un territoire évolutif, pas de langue ni d'histoire commune, pas de devise, peu de service militaire, un impôt et une monnaie perçus comme lointains, mais une citoyenneté qui aurait pour frontière imaginaire l'autre, le non-européen, le musulman, le sans-droit soumis à un contrôle accru des frontières externes et soupçonné d'allégeances dangereuses. Une citoyenneté qui comporte des déficits démocratiques, où le vote direct ne sera que local et réservé aux Européens, où le Parlement a des pouvoirs restreints par rapport aux Parlements nationaux. Une citoyenneté menacée par le règne des experts et guettée par une fracture sociopolitique entre ceux qui participent déjà de la civilité européenne des métropoles et ceux qui se replient dans des entités nationales ou régionales, car l'Europe, inintelligible, leur fait peur. Pourtant, être citoyen en Europe représente un grand projet, qui dépasse le traité de Maastricht. C'est d'abord une innovation politique et constitutionnelle : la dissociation entre nationalité et citoyenneté ; c'est aussi l'élaboration d'une culture commune par-delà les frontières des Etats ; c'est enfin l'acceptation de valeurs civiques nouvelles fondées sur les pluralismes. Ce livre cherche à dresser un état des lieux, dans l'attente de la citoyenneté européenne.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.