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Cinq livres de l’imposture et tromperie, Des diables, des enchantements & sorcelleries. De Praestigi
Wier Jean ; Margel Serge ; Grévin Jacques ; Yampol
MILLON
40,00 €
Épuisé
EAN :9782841373871
Depuis des siècles, on l'évoque, on le mentionne comme une référence incontournable. Les philosophes et les théologiens, les littéraires, les juristes, les psychiatres surtout, en font l'ouvrage fondamental d'une certaine modernité. Tout le monde en parle, tout le monde le cite, mais peu le lisent. Cet ouvrage est comme un événement qui fait rupture dans l'histoire de la folie, de la chasse aux sorcières, des hérésies, mais aussi dans l'histoire du christianisme, son héritage de l'hellénisme et du judaïsme. L'Europe chrétienne du XVIe est divisée, envahie par l'hérésie des sorcières, des femmes qui tantôt se soulèvent ou se rebellent, tantôt sombrent dans la misère profonde. On aura dit qu'elles s'unissent sexuellement avec le diable, pour rompre les filiations du sang christique, falsifier les héritages, renverser la tradition. L'ouvrage de Wier, médecin de formation, est un livre sur la différence des sexes et son pouvoir d'orientation des discours, politiques et théologiques, juridiques et philologiques. Entre médecine et religion, il propose une lecture audacieuse, sceptique et érudite, où s'articulent l'histoire de la folie et l'histoire de la femme, la persécution des hérésies et le pouvoir des illusions, la démonologie et l'essence du christianisme. Au XIXe siècle, les aliénistes et Freud lui-même ont vu dans ce livre l'événement précurseur des Lumières, qui devait leur permettre d'écrire leur propre histoire de la psychiatrie. Le De praestigiis daemonum de Jean Wier a été publié pour la première fois en latin en 1563, puis traduit en français en 1567 sous l'intitulé Cinq livres de l'imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries. Notre édition reprend la traduction française rééditée en 1569 avec une présentation, une postface et d'abondantes notes critiques, en espérant donner à lire et rendre accessible un livre par lequel nous pourrons relire et écrire autrement notre histoire.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.