A l'occasion de la distinction de Valenciennes comme Capitale régionale de la Culture en 2007, le musée des Beaux-Arts présente du 7 avril au 1er juillet, une exposition intitulée "Nord, Terre de création. Chefs-d'?uvre des musées du Nord - Pas-de-Calais". L'exposition réunit plus de 150 ?uvres et objets d'art conservés dans les 33 musées de la région, pour évoquer l'histoire artistique de ce territoire, depuis sa conquête par les Romains au ler siècle jusqu'à nos jours. La position géographique du Nord - Pas-de-Calais, à mi-chemin de l'Europe du Nord et de celle du Sud, a fait de cette région une terre très convoitée au fil des siècles. Tour à tour française, belge, espagnole ou hollandaise, protestante ou catholique, elle s'est enrichie de multiples cultures et d'influences diverses. De tout temps, les artistes de l'Europe entière sont venus y puiser leur inspiration. L'exposition propose un panorama de ce territoire en six sections. La première emprunte les voies tracées par les Romains pour mettre en évidence le rôle crucial des voies de communication dans la diffusion des ?uvres d'art. La deuxième illustre le développement de l'art religieux au Moyen Âge, à travers notamment quelques rares sculptures romanes et gothiques subsistant des anciennes églises et cathédrales de la région. La troisième partie s'attache à l'essor du catholicisme dans le Nord - Pas-de-Calais et à son impact sur la création. En réponse aux pillages de la période iconoclaste, les églises se parent de statues et de tableaux d'autels, dont les plus célèbres sont très certainement ceux produits par l'atelier de Rubens. La quatrième section présente l'avènement d'un nouvel art de vivre au XVIIIe siècle, mis en scène par les peintures des Watteau où la légèreté et l'élégance triomphent. Dans la région, des liens uniques se tissent entre artistes et fabricants, la création artistique s'associant aux techniques industrielles. Certaines villes comme Valenciennes ou Calais se distinguent par l'art de la dentelle, d'autres comme Lille ou Saint-Amand produisent une céramique réputée, alors que Roubaix se spécialise dans l'art du textile. La cinquième section évoque la beauté des paysages du Nord de la France, qui ont inspiré de nombreux artistes: la promenade commence dans la campagne artésienne en compagnie de Camille Corot et se poursuit sur le littoral, à travers les ?uvres de Louis Francia, William Turner, Henri Le Sidaner, ou, plus proche de nous, William Eggleston. Enfin, le voyage se termine dans nos villes contemporaines qui, par une forte politique d'implantation d'?uvres dans l'espace public, ont souhaité rendre l'art accessible au plus grand nombre, donnant carte blanche à des artistes aussi célèbres que Carpeaux, Rodin, puis Arman, Venet ou Deacon... Cette exposition a pu voir le jour grâce à la collaboration des musées et des bibliothèques de la région, dans une volonté commune de mettre à l'honneur un territoire et une population résolument tournés vers le monde extérieur grâce, notamment, à une création artistique d'une vitalité exceptionnelle.
Une guerre fait rage à l'insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ces guerriers sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. A sa tête, Kolher, leader charismatique et implacable... L'un de ses plus fidèles guerriers est assassiné, laissant derrière lui sa fille, une magnifique jeune femme, une sang-mêlé qui ignore tout de son destin. Et c'est à Kolher qu'il incombe de faire découvrir à Beth le monde mystérieux qui sera désormais le sien...
Résumé : Lancien leader du célèbre groupe Herzog est de retour dans sa ville natale après avoir juré de ne plus jamais y remettre les pieds. Dans cette bourgade où le temps semble sêtre arrêté, trois adolescents partagent leur temps entre le skatepark et la salle de répétition, rêvant de connaître un jour le même succès que celui dHerzog en son temps. Une nuit, des événements étranges ont lieu dans la forêt avoisinante. La suspicion des habitants se porte alors sur Willie, "loriginal" du village.
L'opposition de deux frères, des conséquences dramatiques. Premier roman de Jesmyn Ward, une ?uvre violente, tragique mais aussi pleine de chaleur et d'espoir.À Bois-Germaine, Louisiane, de nos jours. Joshua et Christophe viennent d'avoir dix-huit ans et leur diplôme. Que faire désormais ? Pas question pour les jumeaux de quitter Bois Germaine car il leur faudrait quitter les copains. Mais surtout cela signifierait abandonner Ma-Mee, leur grand-mère, leur roc, celle qui les a élevés quand Cille, leur mère, est partie à Atlanta trouver du travail et que leur junkie de père, Sandman, ne leur a même jamais porté un regard. Rester dans le coin est une chose, trouver un job en est une autre. Mais les semaines passent et s'éternisent.Et puis Joshua trouve un boulot. Christophe, lui, ne voit rien venir. Et la frustration monte. De passer ses journées à glander, de ne pas avoir de copine régulière, de ne pas pouvoir payer sa part des médicaments de Ma-Mee. Alors Christophe va accepter la proposition de Dunny, son cousin et reprendre le flambeau de son père : dealer.
Ce catalogue présente une sélection d'oeuvres réalisées entre la fin du 12e siècle et la première moitié du 16e siècle, originaires d'Italie, de France, des anciens Pays-Bas ou encore des pays germaniques, offrant aux lecteurs un vaste panorama de la sculpture à l'époque gothique. La grande majorité des pièces qui y sont présentées sont issues d'anciennes collections prestigieuses ou, à l'inverse, demeurent à ce jour inconnues sur le marché de l'art, constituant de réelles et importantes découvertes pour les historiens et les amateurs. Parmi ces trésors, il convient de citer deux importantes têtes gothiques de Chartres et de Reims des 12e et 14e siècles, une exceptionnelle Vierge à l'Enfant de la fin du 14e siècle rattachée à l'oratoire de l'abbaye de Saint-Georges de Boscherville, ou encore deux fragments de retables souabes provenant de l'illustre Collection Claer. Etudiés dans les pages qui suivent, ils sont rejoints par une trentaine d'autres chefs-d'oeuvre.
A partir du Second Empire, le casino est, avec l'établissement de bains et les grands hôtels, une des pièces maîtresses de l'urbanisme des stations balnéaires. En 1863, la construction du casino de Monaco par Charles Garnier s'impose comme un modèle du genre, réunissant dans un programme unique et raisonné, toutes les fonctions dévolues à ce type d'édifice. L'idée de construire un casino municipal sur la Cahotte, espace de dunes autrefois inconstructible, est ancienne. Point névralgique de la station, elle assure l'articulation entre deux voies de communication majeures de la ville : les quais bordant le quartier populaire et commerçant, et la promenade des Planches délimitant le quartier de villégiature du rivage. En établissant le casino sur la Cahotte, on affiche ostensiblement au coeur même de la station, la double fonction du lieu, associant les bienfaits de l'eau et les plaisirs du jeu. Le casino municipal fut inauguré le 29 juin 1912 soit quinze mois après le début de son chantier. Sa genèse cristallisa une bataille politique comme Trouville en a peu connu, provoqua la démission du maire, le départ d'un des plus habiles hommes d'affaires de Trouville, et finalement ne rencontra pas le succès escompté. A partir de deux fonds photographiques exceptionnels récemment entrés dans nos collections, cette exposition permet de faire le point sur les étapes de l'édification d'un bâtiment emblématique de la station, les choix architecturaux des constructeurs, le luxe des aménagements intérieurs de ce qui devait être "le plus grand, le plus beau, le plus élégant casino de France". Un film permettant de découvrir les étapes de la construction et les espaces intérieurs dans leur état d'origine, est inclus dans ce catalogue.
Extrait de l'introduction de Marie-Josée Linou, Conservateur en chef du patrimoine Directrice des musées de Riom CommunautéLa troisième vie du musée MandetRiom, 1866L'hôtel Dufraisse, bâtiment classique édifié en 1707, devient musée de la ville de Riom grâce à Francisque Mandet, conseiller à la Cour d'Appel et président de la Société du musée, association constituée d'édiles de la ville, qui, par ses achats ou les dons de biens familiaux, dota le musée de nombreuses oeuvres d'art.Peintures et sculptures s'exposent dans les salons lambrissés et parquetés. Plus tard, la cour se voit pourvue d'un bassin et d'une fontaine (1875), puis archéologie et lapidaire prennent place à l'extérieur et sur les murs du porche (1899).Riom, 1983Le musée Mandet reçoit la donation Richard.Edouard Richard, avocat (1909-1986) et son épouse Marie-Joseph (1915-1997), riomois, offrent à la ville de Riom 1500 pièces, constituées de céramique, bijoux, ivoire, tapisserie, mobilier, émaux, dinanderie et orfèvrerie illustrant les principales périodes de l'Histoire de l'Art, de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle.Cette collection suscite la réhabilitation d'un second hôtel particulier et le réaménagement du premier. Les deux bâtiments sont alors reliés par un jardin et l'aile en retour de l'orangerie, utilisée comme salle d'expositions temporaires.Riom, 2010La collection d'arts décoratifs contemporains prend place dans les ailes transformées du premier bâtiment, la cour et le porche d'entrée du musée retrouvent leurs formes originelles du XVIIIe siècle, mises en valeur par l'oeuvre contemporaine discrète et sensible de l'artiste Hélène Mugot.Cet «accéléré» permet de percevoir comment se définissent les collections publiques: en fonction du lieu dans lequel elles prennent place, de son histoire, des opportunités, des choix politiques, mais aussi du regard que vont porter sur elles leurs responsables successifs avec leurs partis pris et leurs orientations spécifiques.Naissance d'une collectionC'est d'une telle conjonction qu'est née en 1990 la collection d'arts décoratifs contemporains du musée Mandet qui émanait de la volonté de prolonger la collection d'objets d'arts anciens, et plus particulièrement le remarquable ensemble d'orfèvrerie civile des XVIIe et XVIIIe siècles, donné par les Riomois Édouard et Marie-Joseph Richard et constitué de cinq cents pièces françaises, anglaises, allemandes, espagnoles et hollandaises.Pour cela, il fallait explorer le monde artistique contemporain, qui n'était pas représenté dans le musée, rechercher dans les arts décoratifs et le design de la fin du XXe siècle les créations représentatives de la diversité des pratiques dans ces domaines.Aujourd'hui, les collections d'arts décoratifs, anciennes et contemporaines, fondent l'identité du musée Mandet, que des études, des publications et des expositions temporaires ont permis de développer et de mettre en valeur.Point fort et inédit dans les musées français: une politique d'acquisition régulière et soutenue de pièces d'orfèvrerie contemporaine, accompagnée d'expositions temporaires et de rencontres avec les artistes.
Cet ouvrage nous propose un panorama de ce que fût durant tout le XIX e siècle la peinture de paysage. Au début son statut est encore incertain : seuls ont le droit d'exister le paysage purement décoratif ou le paysage d'imagination aux connotations héroïques. Le travail sur le motif est dévalorisé. Cependant, un nouveau mouvement apparaît au début du xix e siècle exprimant la volonté de renouer avec une nature plus vraie, sans référence historique ou mythologique. Le travail sur le motif se développe, exécuté par des artistes qui peignent la nature dans de petites études réalisées en plein air. L'influence réaliste de la peinture hollandaise se combine aux souvenirs rapportés des voyages en Italie ou des séjours dans les forêts des environs de Paris. Dans les années 1820-1830, naissent les successeurs de ces artistes. Le travail en plein air, la liberté de la facture, les conduisent vers un pré-impressionnisme, précurseur du grand mouvement développé dans les années 1870. Puis, vers la fin du siècle, un retour s'effectue vers des valeurs moins réalistes, plus spirituelles, orientant la peinture vers un symbolisme traité différemment selon les artistes.