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1912, le Casino de Trouville. Avec 1 DVD
Moisy Jean ; Decaen Hélène
ILLUSTRIA
28,01 €
Épuisé
EAN :9782354040048
A partir du Second Empire, le casino est, avec l'établissement de bains et les grands hôtels, une des pièces maîtresses de l'urbanisme des stations balnéaires. En 1863, la construction du casino de Monaco par Charles Garnier s'impose comme un modèle du genre, réunissant dans un programme unique et raisonné, toutes les fonctions dévolues à ce type d'édifice. L'idée de construire un casino municipal sur la Cahotte, espace de dunes autrefois inconstructible, est ancienne. Point névralgique de la station, elle assure l'articulation entre deux voies de communication majeures de la ville : les quais bordant le quartier populaire et commerçant, et la promenade des Planches délimitant le quartier de villégiature du rivage. En établissant le casino sur la Cahotte, on affiche ostensiblement au coeur même de la station, la double fonction du lieu, associant les bienfaits de l'eau et les plaisirs du jeu. Le casino municipal fut inauguré le 29 juin 1912 soit quinze mois après le début de son chantier. Sa genèse cristallisa une bataille politique comme Trouville en a peu connu, provoqua la démission du maire, le départ d'un des plus habiles hommes d'affaires de Trouville, et finalement ne rencontra pas le succès escompté. A partir de deux fonds photographiques exceptionnels récemment entrés dans nos collections, cette exposition permet de faire le point sur les étapes de l'édification d'un bâtiment emblématique de la station, les choix architecturaux des constructeurs, le luxe des aménagements intérieurs de ce qui devait être "le plus grand, le plus beau, le plus élégant casino de France". Un film permettant de découvrir les étapes de la construction et les espaces intérieurs dans leur état d'origine, est inclus dans ce catalogue.
C'est compliqué d'être juif. Surtout quand on ne l'est pas. Mon père a cru protéger sa descendance en mettant fin à sa lignée juive dans le ventre d'une non juive. Ce faisant, savait-il combien il me serait difficile de devenir un homme? S'appeler Jean-Moïse Braitberg sans être juif, c'est à la fois un destin et un pied de nez! Cela crée des obligations et des dénégations. Coincé entre identité et humanité, j'ai convoqué les fantômes qui m'habitent pour témoigner au tribunal de mon histoire: un père juif rebelle au judaïsme, amateur de bon vin et de belles femmes; une mère protestante qui aimait la terre entière à l'exception de ses enfants; un oncle déporté devenu tortionnaire. Et puis une jeunesse dont je voudrais encore semer les paroles de révolte, malgré le murmure assourdissant des six millions qui n'ont jamais cessé de se taire. Alors c'est aux survivants qu'il me faut désormais survivre. Tant pis pour les bons sentiments. Le peuple me fait peur, les femmes m'écorchent vif, le devoir de mémoire me dégoûte, les religions me désespèrent, le sionisme me consterne. Et pourtant, sur la rage écumante des vagues de colère scintille l'étincelle tendre de l'amitié, la lueur d'une fraternité rêvée et le refus de toute forme de souffrance. J.-M. B.
Si la francographie se veut un espace d'affirmation de soi, elle se doit, en même temps, d'être un lieu de la négation réductrice des altérités. Dans ces conditions, " archipelité " et insularité devraient rimer avec pluralité et hybridité ; mais aussi tendre à résonner avec solidarité, multiculturalité et bibliodiversité. Dans notre monde archipélique, l'enracinement culturel est un impératif catégorique de survie des îles et îlots et des femmes et hommes qui les peuplent. Sans doute plus que jamais dans l'histoire de l'humanité, l'identité n'est plus un obstacle à la communication : elle en est devenue la condition même. L'angle des débats dans cet ouvrage recoupe donc les référents que sont l'immigration et la francographie sous le double prisme de bilan et perspective. Ces référents trahissent une assise plus étendue. Ils sont représentatifs du contexte à la fois, littéraire, linguistique et identitaire. Il s'agit en réalité de la dimension socioculturelle des mutations humaines en rapport avec les espaces et les langues en francophonie.
L'aide humanitaire est une action noble qui permet de sauver des vies et d'aider l'homme souffrant à se forger un lendemain. Elle a ses racines dans la tradition chrétienne au Moyen-âge, mais connaît son apogée dans la deuxième moitié du XXe siècle. Lancée dans les années 1960 et institutionnalisée avec la création d'Echo, l'aide humanitaire de l'Union européenne se rationalise progressivement, et dispose aujourd'hui d'une base juridique. A l'heure actuelle, l'Union se positionne comme le plus gros bailleur d'aide institutionnelle à l'échelle planétaire. Cependant, entre les normes humanitaires de l'UE et la réalité sur le théâtre des crises, existe un grand fossé. L'Union doit, dans certains cas, faire face à des situations de crises complexes, ce qui n'est pas sans incidence sur l'application du droit autant sur l'efficacité de l'aide. Le cas d'Haïti, qui est frappé par une "crise multidimensionnelle", est emblématique sur ce point. La complexité de la crise post-séisme obligeait les acteurs humanitaires à juxtaposer l'action d'urgence et l'action durable, ce qui inscrit la première dans un horizon temporel indéfini. Au-delà des facteurs conjoncturels, l'ouvrage invite à rechercher les causes de l'échec de la reconstruction d'Haïti dans une combinaison de causes à la fois historiques et profondes ayant, ces trente dernières années durant, contribué à l'effondrement de l'Etat.
Emery Yann ; Gibert Tristan ; Tosello Gilles ; Tuz
Ce livre-jeux, destiné aux enfants, a été conçu pour pouvoir être utilisé aussi bien dans le musée qu'à la maison. Il s'appuie sur les collections du musée pour illustrer la Préhistoire de l'Ile-de-France et pour leur donner envie d'en apprendre davantage par le jeu.
Publication annuelle consacrée à des études de fond concernant tous les aspects de l'art européen du Moyen Age à nos jours, Les Cahiers d'Histoire de l'Art sont ouverts aux contributions de chercheurs de tous les pays. Une section de la revue rend compte pareillement de l'actualité du monde de l'art en présentant des ouvrages, des expositions, des aménagements muséographiques, des restaurations ainsi que des événements marquants du marché de l'art. Les Cahiers d'Histoire de l'Art s'adressent à un très large public de spécialistes et d'amateurs.
Les églises reconstruites après la Grande Guerre sont particulièrement nombreuses dans les cantons de Péronne et alentours. Cette région meurtrie par les bombardements constitue après-guerre l'un des terrains d'expérimentation de l'architecture religieuse et de l'art sacré. Les églises reconstruites dans les années vingt et trente affichent une variété de styles étonnante: néo-roman, néogothique ou régionalisme voisinent avec Art déco et modernisme. Si l'architecture religieuse s'approprie de manière discrète les innovations tant techniques que formelles de la Reconstruction, l'art sacré connaît quant à lui un complet renouvellement. Les artistes (vitrail, mosaïque, peinture) mais aussi les artisans (mobilier, ferronnerie) profitent de l'immense chantier de la Reconstruction pour créer des chefs-d'?uvre. Ce guide propose, à travers un texte d'introduction générale et un choix d'itinéraires à parcourir d'église en église, la découverte d'une sélection de ces édifices et de leur décor. L'Inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine historique et artistique de la France. Les Parcours du Patrimoine, conçus comme des outils de tourisme culturel, sont des guides sur les chemins de la découverte.
Cet ouvrage nous propose un panorama de ce que fût durant tout le XIX e siècle la peinture de paysage. Au début son statut est encore incertain : seuls ont le droit d'exister le paysage purement décoratif ou le paysage d'imagination aux connotations héroïques. Le travail sur le motif est dévalorisé. Cependant, un nouveau mouvement apparaît au début du xix e siècle exprimant la volonté de renouer avec une nature plus vraie, sans référence historique ou mythologique. Le travail sur le motif se développe, exécuté par des artistes qui peignent la nature dans de petites études réalisées en plein air. L'influence réaliste de la peinture hollandaise se combine aux souvenirs rapportés des voyages en Italie ou des séjours dans les forêts des environs de Paris. Dans les années 1820-1830, naissent les successeurs de ces artistes. Le travail en plein air, la liberté de la facture, les conduisent vers un pré-impressionnisme, précurseur du grand mouvement développé dans les années 1870. Puis, vers la fin du siècle, un retour s'effectue vers des valeurs moins réalistes, plus spirituelles, orientant la peinture vers un symbolisme traité différemment selon les artistes.