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Comment évaluer le droit pénal européen ?
Weyembergh Anne ; Biolley Serge de
UNIV BRUXELLES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782800413792
Le présent ouvrage constitue une réflexion substantielle sur la méthodologie de l'évaluation des instruments adoptés par l'Union européenne dans le secteur pénal, lequel relève à l'heure actuelle du troisième pilier du traité sur l'Union européenne. Le sujet est d'une grande actualité. L'importance de l'évaluation a en particulier été soulignée par le traité constitutionnel mais aussi par le programme de La Haye et par le plan d'action qui vise à le mettre en ?uvre : elle joue un rôle essentiel dans l'établissement et le développement de la confiance mutuelle, principe fondateur de la reconnaissance mutuelle et, plus généralement, de l'espace pénal européen. L'évaluation est une problématique relativement neuve dans le chantier pénal en pleine expansion. Aussi la première partie de l'étude se tourne-t-elle vers d'autres expériences menées en la matière. Ces expériences issues d'autres cadres juridiques, comme le Conseil de l'Europe ou les Nations unies, se révèlent des sources d'inspiration intéressantes pour l'espace pénal européen. La seconde partie de l'ouvrage est consacrée à l'évaluation des instruments relevant du troisième pilier du traité sur l'Union. L'évaluation des Etats membres de l'Union, d'une part, et celle des pays candidats ou adhérents, d'autre part, y sont analysées avec attention. A partir des comparaisons et constats ainsi dégagés, des conclusions générales sont tirées et des pistes de réflexion ou recommandations formulées. L'ouvrage est le fruit de la collaboration d'une équipe internationale composée d'académiques et de chercheurs, membres du réseau académique de droit pénal européen (ECLAN), et d'experts nationaux ou européens qui " pratiquent " l'évaluation, que ce soit en tant qu'évaluateur ou évalué.
Magnette Paul ; Weyembergh Anne ; Louis Jean-Victo
Le rejet de la ratification du traité constitutionnel par les référendums organisés en France et aux Pays-Bas a fait l'effet d'un véritable séisme. L'avenir de l'Union européenne lui-même s'est trouvé au c?ur de la tourmente. La question de la fin du processus d'unification européenne, de la mort de l'union politique a même été posée. C'est sur ce fond de "crise" que se sont tenues les célébrations du cinquantième anniversaire du traité de Rome. De nouveaux développements sont intervenus depuis. Le Conseil européen de juin 2007 à Bruxelles a permis le lancement d'une nouvelle conférence intergouvernementale, laquelle a débouché sur la signature du traité de Lisbonne, le 13 décembre 2007. Il s'agit là d'un fait d'une importance majeure, qui devrait donner un nouveau souffle à l'Europe. Mais l'Union européenne est-elle pour autant sortie de la "crise"? L'entrée en vigueur du nouveau traité, prévue pour janvier 2009, devra en tout cas surmonter l'écueil d'un nouveau non lors du référendum irlandais. Et au-delà de ce traité, de nombreuses interrogations demeurent, qu'il faut se garder de minimiser. Comment convient-il de situer cette phase dans son contexte de longue durée et dans le cadre international? Quelles en sont les origines et les raisons profondes? Quelle en est la nature exacte? Comment la dépasser? Ces questions sont au c?ur de l'ouvrage collectif dirigé par Paul Magnette et Anne Weyembergh. De nature pluridisciplinaire, il rassemble les contributions de professeurs et chercheurs de l'Institut d'Études européennes de l'Université libre de Bruxelles ainsi que de certains de ses collaborateurs les plus proches. Les auteurs sont politologues, juristes, historiens ou économistes. Les angles d'approche, les points de vue, les interprétations et les analyses sont variés. Le volume se compose de trois parties. La première est relative à la phase critique traversée par l'Europe, à ses caractéristiques, à sa nature. La deuxième traite de l'Europe dans un monde globalisé: il y est question de sa puissance et de son impuissance face à la mondialisation. La troisième partie se concentre sur les aspects institutionnels de l'Union européenne.
Depuis l'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam, la mise en place d'un espace pénal européen a connu une accélération sans précédent. Il suffit de songer à cet égard à l'harmonisation de certaines incriminations, au mandat d'arrêt européen, à la création d'Eurojust, etc. Les réalisations en la matière concernent prioritairement la dimension interne de l'espace considéré. Ses aspects externes ne peuvent toutefois être négligés. Ils ont récemment fait l'objet de développements majeurs. Les questions liées à la justice pénale occupent une place centrale dans le processus d'élargissement de l'Union européenne. Plus largement, la dimension transnationale de menaces comme le terrorisme, la criminalité organisée, le trafic de drogues ou la traite des êtres humains a fait apparaître la nécessité d'une approche globale de tels phénomènes. Ce qui a amené l'Union à développer sa coopération avec des Etats tiers et certaines organisations internationales. Le présent ouvrage est consacré à ces problématiques et aux interrogations qu'elles suscitent. Le lecteur y trouvera une analyse approfondie du défi que constitue l'élargissement dans le secteur pénal. La nouvelle adhésion intervient à un moment de réels bouleversements au plan des principes régissant traditionnellement la coopération, tandis que la règle classique de la territorialité dans le secteur répressif connaît des entorses de plus en plus sérieuses. Les efforts d'ajustement et d'adaptation exigés des Etats candidats n'en sont en conséquence que plus considérables et la question de la confiance mutuelle, fondement de l'espace pénal européen, n'en est posée qu'avec plus d'acuité. Une réflexion originale est menée à propos du caractère exportable ou non des valeurs que porte l'espace pénal européen : ces éléments-fondamentaux de l'intégration européenne sont-ils constitutifs d'un objectif autonome de politique extérieure pour l'Union ou, au contraire, les relations externes de l'Union dans le secteur pénal sont-elles mises au service d'objectifs européens plus vastes, qui le dépassent ? Ces interrogations sont examinées au travers de quelques dossiers actuels majeurs, entre autres les négociations de l'Union européenne avec la Suisse, les Etats-Unis ou encore le Canada. L'ouvrage est le fruit de la collaboration d'une équipe internationale composée d'académiques et de chercheurs, de praticiens de la justice, de fonctionnaires nationaux ou européens.
Bribosia Emmanuelle ; Joncheray Nicolas ; Navasart
Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières du droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière. Tel un kaléidoscope réfléchissant un nombre infini d'images, la diversité des sujets étudiés reflète non seulement la polyvalence de l'expertise de Marianne Dony, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables. L'ouvrage est divisé en trois grandes parties. La première partie, "droit constitutionnel", aborde des questions transversales comme celles des valeurs et des principes de l'ordre juridique que constitue l'Union européenne, le fonctionnement de ses institutions, et ses rapports avec les ordres juridiques des états membres. La deuxième partie, consacrée au "droit économique", traite principalement de l'Union en tant que marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Il y est principalement question du droit de la concurrence et du droit des aides d'état, mais également du droit financier. Enfin, la troisième partie, "relations extérieures", questionne le rôle de l'Union européenne en tant qu'acteur sur le plan international. Y sont à le fois examinées la nature des compétences externes de l'Union, ainsi que ses actions extérieures dans divers domaines, tels que la traite des êtres humains, les relations entre l'Union et les pays du Sahel, ou encore le Brexit.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. A travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif "pour toutes". Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ? Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.