
Sagan et fils
Françoise Sagan est morte le 24 septembre 2004. Elle laisse une dette fiscale de plus d?un million d?euros et une oeuvre, composée d?une trentaine de romans et d?une dizaine de pièces de théâtre, sur le point d?être purement et simplement liquidée. Sagan est en passe de disparaître deux fois quand Denis Westhoff, son fils unique, décide, en 2006, d?accepter cette succession empoisonnée, hors norme. Un vrai parcours du combattant qui le conduit à repasser sur les traces de ce « charmant petit monstre », né sur la scène littéraire et médiatique en 1954 par la grâce de son premier roman, Bonjour tristesse.Il réalise alors que la femme publique que l?on a dit si prodigue avec son argent, aimant vivre dangereusement et de préférence à cent à l?heure, lui est longtemps restée inconnue. Lui a été aimé et élevé par une mère qui a pris soin de le protéger des éclats de sa légende d?écrivain-star. L?envie de remettre les points sur certains i, de dire les choses telles qu?il les a vues, entendues, et non pas telles qu?on a bien voulu les interpréter, grandit peu à peu en lui. En repassant par certains lieux, en se remémorant des anecdotes, des moments forts, gais ou douloureux, des conversations intimes, en dessinant les portraits de ceux qui ont vraiment fait partie du cercle Sagan, dont ses grands-parents Quoirez ou encore son père, l?anticonformiste Robert Westhoff, il éclaire d?une lumière totalement inédite l?une des figures majeures de la littérature française. Ce livre n?a pas pour ambition de dire la vérité sur Sagan, mais une vérité. Celle d?un fils qui ose enfin dire, avec bonheur et liberté, ce qu?il a vécu auprès d?une mère pas tout à fait comme les autres.
| Nombre de pages | 256 |
|---|---|
| Date de parution | 30/05/2012 |
| Poids | 290g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782234072008 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782234072008 |
|---|---|
| Titre | Sagan et fils |
| Auteur | Westhoff Denis |
| Editeur | STOCK |
| Largeur | 135 |
| Poids | 290 |
| Date de parution | 20120530 |
| Nombre de pages | 256,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Original Gangstas. Tupac Shakur, Dr. Dre, Eazy-E, Ice Cube et la naissance du rap West Coast
Westhoff Ben ; Richard JustineRésumé : La création d'un genre sur fond de règlements de compte. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le rap West Coast. Fin des années 1980, Los Angeles. Tout commence avec une bande d'amis venue du ghetto de Compton. Eazy-E, Ice Cube et Dr. Dre forment le groupe N. W. A (Niggaz With Attitudes) et définissent les bases d'un genre nouveau : le gangsta rap. Mais cette révolution culturelle s'accompagne d'une face sombre et, en coulisse, musiciens, producteurs, patrons de labels et trafiquants se livrent une guerre ouverte sous l'oeil d'une police californienne cynique et violente. C'est cette émulation créative sur fond de règlements de comptes que décrit le journaliste américain Ben Westhoff après cinq ans d'enquête. Une épopée urbaine où la musique, les drogues, la violence ont fusionné pour créer une nouvelle scène, un mouvement qui continue d'étendre son influence sur la jeunesse du monde entier. " Ben Westhoff a pris ce qui est toujours apparu comme un enchevêtrement quasi inextricable d'intrigues et de rebondissements dans le gangsta rap et en a fait un livre solide, sans faille. " Shea SerranoÉPUISÉVOIR PRODUIT21,90 € -

Sagan et fils
Westhoff DenisLorsqu'elle me parlait de son enfance et de sa jeunesse, ma mère faisait toujours le tri dans ses souvenirs. Les épisodes tragiques d'un côté où ils demeuraient cachés, protégés de mes regards par une grande pudeur, et les moments de bonheur, les moments drôles, ceux qui pouvaient m'être révélés, de l'autre. Les moments tristes ou ennuyeux, car il dut bien y en avoir, elle ne me les racontait pas; la mémoire était sélective, disait-elle, et ne voulait bien garder que les souvenirs les plus heureux ou les plus étonnants. De ce fait, je n'eus de son enfance que des récits amusants. Et lorsqu'il lui arrivait de me raconter des épisodes qui pouvaient paraître graves, tous se rejoignaient par leur issue heureuse ou inattendue.Qu'il s'agisse des souvenirs des années de guerre et d'après-guerre, ou de ce qu'elle connut plus tard, bien plus tard, lorsque nous vivions ensemble, je pense que ma mère a toujours voulu me tenir à distance des événements les plus tragiques, les plus violents ou les plus tristes. Elle savait qu'elle ne pourrait pas me protéger de tout, mais il y avait certaines choses qu'elle considérait comme suffisamment choquantes pour ne pas les partager avec son fils. De manière générale, elle usait toujours de cette délicatesse qui consiste à ne jamais heurter, ne jamais blesser les gens avec des mots ou des idées. «Le malheur est indécent. Et, en plus, il ne vous apprend rien.» Lorsque j'eus onze ans, il y eut une terrible catastrophe au Salon du Bourget. Un Tupolev 144, la copie russe du Concorde, s'écrasa sur le village de Goussainville. J'étais à la maison avec ma mère et le hasard voulut que la télévision, pourtant toujours éteinte, fût allumée ce jour-là. Le journal télévisé annonça la nouvelle et prévint que des images de l'accident allaient être diffusées. Ma mère me pria alors instamment de sortir de la pièce.Bien que les Quoirez vécussent dans le Vercors - mon grand-père s'était vu confier la direction d'une usine dans le Dauphiné, en Isère, à Saint-Marcellin -, une région qui devint, avec les mouvements de Résistance qui s'y implantèrent, l'un des endroits les plus agités en France où se déroulèrent certains des épisodes dramatiques de la guerre, ma mère fut épargnée des pires violences et atrocités. Elle n'échappa cependant pas à la vision de ces femmes rasées que l'on exhiba dans les rues du village, à la Libération, et contre laquelle ma grand-mère s'insurgea en criant: «Vous n'avez pas le droit de faire ça, ce sont les mêmes procédés que les Allemands!» Elle comprit ce jour-là que le monde n'est pas tout blanc d'un côté et tout noir de l'autre. Mais le vrai choc de cet immédiat après-guerre, ce fut à Lyon, dans un cinéma de quartier, où elle découvrit avec effarement les premières images des camps de la mort. À compter de ce jour, elle ne laissa plus jamais dire de mal d'une minorité, d'une «race» ou d'un opprimé en sa présence. Je la vis un jour reconduire un invité à la porte de chez nous, poliment, parce qu'il avait médit d'un Juif. Quelque temps plus tard, nous étions à un dîner chez des gens et pour les mêmes raisons, je ne sais plus s'il s'agissait cette fois d'un Juif ou d'un Noir, elle se leva de table, prit son manteau, son sac, moi par la main, et sortit. C'est aussi à compter de ce jour qu'il ne fut plus question d'un quelconque rapprochement avec Dieu. Même si je pense que, d'une certaine manière, ma mère fut une sainte, elle était véritablement athée. Elle pensait, comme Faulkner, que ce n'était pas la religion mais bien «l'oisiveté qui engendre toutes nos vertus, nos qualités les plus supportables: contemplation, égalité d'humeur, paresse, laisser les gens tranquilles, bonne digestion mentale et physique...».ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,60 € -

La dernière fois que j'ai vu le Tibet. Une initiation à la méditation
Dey Bimal ; Westhoff ColetteRésumé : 1956. Bimal Dey n'est encore qu'un enfant quand il part sur les routes, sans but précis, mêlé à une foule de vagabonds, de mercantis et de pèlerins bouddhistes dont la rumeur prétend que leur fréquentation amène à un certain degré d'élévation spirituelle. Cette noble quête ne concerne guère encore le gamin qui, le nez au vent et le ventre creux, sent et respire ce rouillement de vie, cette atmosphère de "liberté intoxicante". C'est alors qu'il rencontre un vieil homme, un lama qui guide des pèlerins sur la route de Lhassa et lui délivre ce message : "Je sais que tu n'es pas heureux, mais tout dans cet univers n'est qu'illusion. N'en dépends pas !" Bimal Dey le retrouvera et suivra ses enseignements. C'est à un chemin de vie que nous convie cet Indien qui s'en est allé au Tibet pour accomplir son destin. S'accomplir, justement, c'est peut-être, par-delà les origines et les croyances, le message de vie que nous adresse Bimal Dey.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

Françoise Sagan ou l'ivresse d'écrire. Edition revue et augmentée
Mirarchi Valérie ; Westhoff DenisCet essai propose un récit chronologique à la fois de la vie et de la carrière littéraire de Sagan, reposant sur une recherche biographique rigoureuse ainsi que sur une lecture de toutes les oeuvres de Sagan. Il met en évidence les liens entre la vie de l’auteur et son oeuvre replacées dans leur contexte historique et sociologique, soulignant les constantes ainsi que les évolutions dans la vie et l’oeuvre, et faisant ressortir les caractéristiques, l’envergure et la diversité littéraires de l’auteure à travers une présentation des enjeux de chacune de ses oeuvres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €
Du même éditeur
-
Le Potomak. Précédé d'un Prospectus 1916
Cocteau Jean ; Linarès SergeNé en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,10 € -
Les derniers jours de Marlon Brando
Blumenfeld SamuelQuand le narrateur rencontre en 2003 Marlon Brando, star déchue sur les hauteurs de Hollywood, il découvre un ogre paranoïaque qui regarde en boucle ses anciens films. Epuisé et ruiné par les pensions de ses divorces, Roi Lear qui aura trop enfanté, dont un fils meurtrier, il n'est plus l'acteur bestial d'Un tramway nommé Désir, le révolté du Bounty qui acheta un atoll à Tahiti, le dictateur paternaliste du Parrain, le crâne monstrueux d'Apocalypse Now, mais un survivant qui attend la mort et cherche la force de l'apprivoiser. A travers un fascinant et joueur face-à-face, le narrateur sera son guide, puis son exécuteur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,35 € -
Dans la tête de mon maître
Fontanel BéatriceRésumé : Par un hasard miraculeux, Balthazar Janvier, enfant abandonné, devient le domestique dévoué de Lavoisier, père de la chimie moderne, homme encyclopédique : minéralogiste, météorologue, agronome, régisseur des poudres et salpêtres... Eduqué grâce à la générosité de son maître, Balthazar devient un Sganarelle de laboratoire, ébahi des expériences auxquelles il assiste. Mais ce domestique astucieux sera aussi le témoin des événements de son temps, au moment où la Révolution française s'emballe. Narrateur candide au coeur de la Terreur, il fera au lecteur le récit picaresque autant que tragique de la dernière année de vie de son maître. Le 24 novembre 1793, sous le coup d'un mandat d'arrêt, le chimiste se cache un temps dans Paris. Une nuit durant, Balthazar le conjure de s'exiler. Son maître décide de se livrer. Sans répit, le fidèle valet court Paris pour apporter au Comité de sureté générale la pétition signée par des savants en faveur de son maître. Rien n'y fait. Une dernière chance subsiste. C'est sans compter sur les passions humaines, exacerbées par la Terreur. La peur rôde dans chaque rue de Paris, dans chaque intérieur également, la frénésie, la folie, l'urgence sont racontées à hauteur d'homme, par ce jeune homme simple, qui est témoin de l'Histoire en train de broyer un monde, pour construire notre République. Mais elle coûte cher, cette liberté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,90 € -
Cet étrange nazi qui sauva mon père. L'odyssée du baron von Hoiningen
Heisbourg FrançoisRésumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,85 €
De la même catégorie
-
Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinÉPUISÉVOIR PRODUIT68,30 € -
Les oiseaux rares
Paviot HugoRésumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
L'extase du selfie et autres gestes qui nous disent
Delerm PhilippeRésumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 € -
Barroco bordello
Clermont ThierryRésumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €







