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Des frites, des frites, des frites...
Wesker Arnold
GALLIMARD
2,65 €
Épuisé
EAN :9782070319664
En 1950, Arnold Wesker fait son service militaire dans la Royal Air Force, et observe avec une attention fascinée la manipulation du matériel humain pendant les semaines d'entraînement. C'est cette expérience personnelle qui fournit le cadre de Des frites, des frites, des frites... Mais pas plus que La Cuisine n'était un documentaire sur les restaurants, Des frites n'est une-tranche-de-la-vie militaire. Comme la cuisine d'un grand restaurant, une base militaire de la R. A. F. est pour Wesker un microcosme qui entretient avec le monde extérieur un rapport métaphorique. Si le théâtre est métaphore, il doit donner à voir. La force de Wesker dans Des frites... est d'avoir pensé sa démonstration en termes scéniques, d'avoir joué sur la géométrie des lieux, la précision stylisée des exercices de groupe, le jeu d'automates des chefs figés dans leurs fonctions... Par les juxtapositions, les répétitions, les substitutions, les raccourcis, le théâtre accentue l'aspect ballet mécanique qu'a l'entraînement militaire. La métaphore, on le voit, fonctionne dans les deux sens. Car l'armée, avec son souci de rendre vi ible, en un lieu utopique, le pouvoir, est déjà un théâtre.
L'année 2015 a donné naissance à une crise migratoire d'une ampleur que l'Europe n'avait pas vécue depuis la Seconde Guerre mondiale. Originaires majoritairement de Syrie, d'Afghanistan, du Pakistan, d'Irak, mais aussi du continent africain, des milliers d'êtres humains, victimes de guerres civiles d'une rare violence, ont été contraints de s'exiler dans l'espoir de pouvoir reconstruire en Europe leur vie dans un environnement respectueux des droits humains. Ils sont des dizaines de milliers à être bloqués dans les camps surpeuplés des îles de la mer Egée, à survivre dans des conditions indicibles. Cette crise a mobilisé ponctuellement la presse internationale. Elle a surtout alimenté les peurs et amplifié une tendance au repli communautaire dans l'Europe tout entière. Mais la parole n'a que trop rarement été accordée aux principaux intéressés que sont les réfugiés. Qui sont-ils ? Que vivent-ils ? Ce recueil se veut être leur porte-parole. Autant d'histoires partagées dans des émotions souvent fortes, autant de clés pour découvrir l'humain que l'on terre sous l'étiquette "réfugiés".
Le propos de La cuisine est simple: il s'agit d'une journée dans la cuisine d'un restaurant à grand débit, ses hauts et ses bas, ses moments de calme et d'affolement, sa routine et ses crises. Son personnel hétéroclite est fait de solitaires, d'oiseaux de passage, d'idéalistes, de vieux routiers et d'amoureux... A travers cette image d'un monde particulier, Wesker réussit à créer un concentré de notre vie à tous, révélateur de la réalité profonde de l'existence. Ici, les petits conflits tournent au drame. Les disputes d'amoureux deviennent l'affaire de tous. L'énervement mène tout droit à la catastrophe finale qui, pour le patron d'un restaurant, prend des dimensions métaphysiques. Avec leurs qualités, leur force et leurs faiblesses, les personnages nous mettent devant nous-mêmes, dans un psychodrame qui prend des allures d'avertissement et de mise en garde. Régulièrement reprise au théâtre, La cuisine connaît chaque fois un succès éclatant.
La trilogie d'Arnold Wesker raconte la vie d'une famille ouvrière juive d'Europe centrale, émigrée à Londres dans les années 20. Cette histoire, constituée d'une succession de fragments, se déroule par bonds et retours en arrière, entre 1936 et 1959. Elle met en scène deux générations, celle des parents - Sarah et Harry Kahn, nés en Hongrie - et celle des enfants - Ada et Ronnie, nés en Angleterre. L'oeuvre, fortement autobiographique, et dans laquelle le personnage central, le jeune Ronnie Kahn, est une figure vraisemblable de l'auteur, est une chronique amère - mais constamment innervée par un humour féroce - des espoirs, des luttes et des désillusions des membres de cette famille. C'est aussi, à sa manière, une chronique du siècle qui s'achève. Espoir dans le communisme, espoir en des lendemains qui chantent, espoir en la transformation de l'homme au sein d'un monde devenu serein, pacifié et heureux. Espoirs du siècle. C'est-à-dire combats du siècle, malheurs du siècle... La vie ne serait-elle, comme le dit Shakespeare, qu'"une histoire contée par un idiot, pleine de fureur et de bruit et qui ne signifie rien" ? Voilà ce à quoi Arnold Wesker et ses personnages refusent de se résigner.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.