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PLATON ET LA DYSHARMONIE RECHERCHES SUR LA FORME MUSICALE
WERSINGER
VRIN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782711615063
Dans la genèse de sa constitution, la philosophie n'a pu faire l'économie d'une confrontation avec la musique qui fournissait aux anciens Grecs les schèmes fondamentaux de la culture. De cette confrontation Platon est le témoin. Scindant la musique, il privilégie l'Harmonique, qui en est la partie théorétique, sans toutefois lui reconnaître le titre de science suprême. Corrélativement, il condamne comme dysharmonie, tumulte fracassant et perturbateur de l'ordre cosmique, l'harmonie chromaticiste dont il s'emploie, non sans paradoxe, à décrire le détail. À cet effet, il contraint la dialectique à déployer des ressources stylistiques et musicales inédites, qui révèlent en surimpression une pensée cohérente où se conjuguent une physique de la fluidité, une géométrie tensionnelle, une éthique de l'honneur et de la grâce. Par cette lecture en filigrane des Dialogues de Platon, l'auteur se propose de reconstruire la pensée qui procède de l'harmonie chromaticiste, et de montrer son importance dans l'élaboration de la philosophie fondatrice. Au carrefour des disciplines du savoir antique, ce livre s'adresse non seulement aux philosophes, mais aussi à tous ceux qui, musiciens ou stylisticiens, s'intéressent à la forme musicale.
Résumé : Qui n?a pas, à la télé, dans les journaux, ou dans les discussions de bistrot, entendu parler de termes économiques qui lui échappaient ? Cet ouvrage vise à présenter les fondamentaux de la discipline de façon claire et c?est en tout cas son ambition ludique. Pas d?équations barbares, de graphiques incompréhensibles, le moins possible de jargon indigeste : qui a dit que l?économie était ennuyeuse ?
Résumé : Tout est dans le titre : l'économie à destination de ceux qui n'y comprennent rien. Donc si vous êtes de ceux qui, dès qu'ils entendent parler d'économie, haussent les épaules l'air de dire "de toute façon j'y comprends rien", voici un livre fait pour vous.
Ce livre vise à présenter le monde de l'entreprise sous ses différents aspects principalement à destination d'un public étudiants. Ecrits dans un langage simple, parsemé d'exemples et de schémas, il se veut accessible aux débutants qui souhaitent découvrir ce monde fascinant qu'est celui de l'entreprise.
Incarné dans la figure grecque du tout puissant Eros et trop souvent confondu avec l'amour, le plaisir ou la sexualité, le "désir" s'est aujourd'hui imposé comme moteur de toute chose : apprentissage ou justice, mais aussi ivresse ou sobriété, liberté ou autorité, tout est désirable, jusqu'à la pensée, et même la violence... Comment une telle hégémonie s'est-elle mise en place et que deviennent la confiance, la réciprocité, l'amour, le plaisir ou encore le don sous le régime d'Eros ? A ces questions essentielles l'autrice répond en convoquant non seulement la philosophie et la psychanalyse, mais aussi la littérature et la linguistique, l'histoire, l'anthropologie, la sociologie ou encore l'économie, afin de cerner des oppositions récurrentes, des attracteurs cognitifs qui apparaissent et disparaissent dès l'Antiquité autour de cette notion de "désir". Interrogeant en parallèle l'évolution des notions grecques de thumos, epithumia, philia, pistis, aidôs, anagkê, timè ou kharis, elle montre que c'est à partir de Platon et contre Homère que s'est constituée une pensée (qui n'est pas celle de "Platon", auteur polyphonique des Dialogues, mais celle en particulier de Diotime, la prêtresse du Banquet) imposant une définition érotique de l'âme, qui fonde une anthropologie de type économique où, caché sous le masque d'Eros, règne Cupidon, le cupide. Erotisé et soumis à l'exigence d'une réévaluation vers un au-delà, l'amour est pris dans une dynamique qui s'est révélée propice à de multiples appropriations et propagandes idéologiques, religieuses, politiques, économiques et sociétales. C'est cette conception dominante platonicienne du "désir" brandi comme la plus haute valeur qui oriente subrepticement la pensée contemporaine, de Michel Foucault à Georges Didi-Huberman, en passant par exemple par Jean-Luc Marion ou Emmanuel Levinas. A cette pensée dominante s'est opposée celle de l'orateur Lysias qui, dans le Phèdre de Platon, propose une alternative indispensable pour déconstruire l'empire d'Eros.