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Fraternité
Weitzmann Marc
10 X 18
8,30 €
Épuisé
EAN :9782264045706
Comment supporter le retour lorsqu'on hait ses propres origines ? Comment accepter la désolation du lieu où l'on a grandi ? Telles sont les questions qui brûlent de l'intérieur Francis, muré dans son silence, pendant un bref séjour dans la banlieue de son enfance maintenant en pleine explosion. Ce scientifique spécialisé dans les biotechnologies vit à New York où il a tout sacrifié à sa carrière. En pleine crise psychologique et financière, Francis n'a que quarante-huit heures pour régler à Paris quelques affaires dont dépendent sa survie. Quarante-huit heures où il décide de renouer avec son frère qu'il a toujours méprisé. A peine débarqué, la colère le submerge, l'insomnie le gagne, les fantômes surgissent. Avec une rage lucide, Fraternité dresse un tableau sans concession de la France d'aujourd'hui.
Philip Roth est mort le 22 mai 2018. J'avais fait sa connaissance presque vingt ans plus tôt, en 1999 - vingt années qui de Jérusalem à New York et Paris, avaient vu le monde global exploser, la haine et le populisme tout submerger et ma propre vie basculer, mais durant lesquelles nous étions devenus amis. Il avait tenu dans ma vie comme dans celle de ses lecteurs le rôle de refuge mental et de boussole. Et maintenant qu'il était en train de mourir, le pays qui lui avait fourni la matière première de ses livres était détricoté par Donald Trump. Le choc intime de sa mort a alors pris un autre sens : celui de la fin d'un monde au profit de la violence, de la montée de l'antisémitisme, du retour en force des idéologies. Depuis l'Amérique telle qu'elle aurait pu être, ce livre révèle les Etats-Unis tels qu'ils sont". M. W. Le drame d'un pays raconté à travers l'oeuvre et l'amitié d'un de ses plus grands écrivains.
Ils sont trois quinquagénaires assez proches du pouvoir, soudés par d'anciens engagements politiques, forts des réseaux qu'ils ont constitués, mais aux prises avec l'érosion de leurs idéaux, dans un délétère climat de fin de règne. Face à eux, une jeune génération mordante, fascinée par l'imminence de leur chute. Très médiatique apôtre des causes humanitaires, Guy-André Schweitzer peut encore faire bonne figure. Pourtant le malaise s'insinue. Dans le refuge de sa vie privée. Dans son tête-à-tête avec les caméras. Ici même, des "fils" enquêtent sur des "pères", héros fatigués à la maturité amère. Les années quatre-vingt-dix veulent leur peau. Le mensonge va tous ses chemins, les documents sont falsifiés, les informations parcellaires. Et quand les héros "tombent", nul ne sait si c'est justice ou si une époque volatile en a décidé ainsi, en ses verdicts aveugles, pour une ultime mise à mort du sens de l'histoire, sur la scène contemporaine d'un "tout-média" qui dévore équitablement ses acteurs, ses spectateurs...
Résumé : Comment la France est-elle devenue le pays d'Europe le plus ciblé par la terreur entre 2015 et 2016 ? Pourquoi est-elle aussi l'un des seuls avoir échappé aux populismes dans les urnes ? Cette énigme est au coeur du présent ouvrage, qui mêle la vigueur du reportage, la profondeur de l'essai et la puissance de la littérature. Un temps pour haïr est fondé sur les écoutes des services de police, les audiences des premiers procès terroristes, les rencontres avec des familles de jihadistes, des psychiatres, des universitaires, mais aussi sur le parcours biographique de nombreux personnages méconnus, et sur la lecture d'oeuvres littéraires. Enquête sur la psychopathologie du jihad, plongée aux sources intellectuelles de la colonisation et réflexion personnelle sur l'Histoire, ce récit ambitieux propose pour la première fois une véritable "archéologie de la haine". La France y devient un carrefour où se croisent le ressentiment postcolonial, l'ombre portée de la guerre civile algérienne, la quête occidentale de transcendance et le désir de mort, les réseaux postfas-cistes ressuscités sur les ruines de la guerre froide, et la déshérence des enfants de l'immigration. Ce livre fascinant permet de mieux comprendre comment des courants populistes en apparence opposés ? l'alliance rouges-bruns antimoderne d'un côté, la propagande islamiste de l'autre ? structurent le climat intellectuel français.
Résumé : Le retour de la guerre. Retour des images diffusées sur toutes les chaînes, d'ici jusqu'en Californie - les soldats de Tsahal tirant sur des enfants ; retour de l'obsession du monde pour ce coin de terre grand comme deux régions de France, Israël, seul pays occidental dont chaque épisode d'une histoire tourmentée ait été, dès l'origine, intégralement exposé aux médias internationaux. Et pour quelle compréhension ? Retour, aussi, à l'étrange et anormal quotidien. " Parfois je rentre pour les vacances, je retrouve la campagne française, si loin de Beit-El, dit Nathalie. Et juste moi, sans identité. Je me dis que j'aurais pu vivre autrement. Est-ce que j'aurais pu ? Mais il n'y a pas de retour possible, ajoute-t-elle, on ne revient pas en arrière. Mes enfants sont ici, ma famille est ici... C'est ma vie, c'est ce que j'ai choisi. " Devant nous, tout autour de la colonie, la nuit froide, les maisons palestiniennes muettes, le désert cisjordanien derrière la fenêtre. Qu'est-ce qu'une identité ? Que veut dire " juste moi, sans identité " ?