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Enquête
Weitzmann Marc
ACTES SUD
13,70 €
Épuisé
EAN :9782742708758
Ils sont trois quinquagénaires assez proches du pouvoir, soudés par d'anciens engagements politiques, forts des réseaux qu'ils ont constitués, mais aux prises avec l'érosion de leurs idéaux, dans un délétère climat de fin de règne. Face à eux, une jeune génération mordante, fascinée par l'imminence de leur chute. Très médiatique apôtre des causes humanitaires, Guy-André Schweitzer peut encore faire bonne figure. Pourtant le malaise s'insinue. Dans le refuge de sa vie privée. Dans son tête-à-tête avec les caméras. Ici même, des "fils" enquêtent sur des "pères", héros fatigués à la maturité amère. Les années quatre-vingt-dix veulent leur peau. Le mensonge va tous ses chemins, les documents sont falsifiés, les informations parcellaires. Et quand les héros "tombent", nul ne sait si c'est justice ou si une époque volatile en a décidé ainsi, en ses verdicts aveugles, pour une ultime mise à mort du sens de l'histoire, sur la scène contemporaine d'un "tout-média" qui dévore équitablement ses acteurs, ses spectateurs...
Résumé : C'était l'homme le moins intéressant du monde, et même maintenant, aux assises, accusé d'un meurtre bizarre, atroce, invraisemblable, il n'inspirait rien d'autre que l'ennui. Bon père, bon mari, bon citoyen, catholique mais tolérant, soucieux de ses intérêts professionnels comme de ceux de sa famille, il avait passé sa vie à vouloir être heureux. Qu'est-ce qui aurait pu m'intéresser, chez lui ? Son existence était un concentré de ce que je n'avais jamais été capable de désirer pour la mienne. Pas de conflit intérieur, pas d'ambiguïté, pas de jeu : une pure surface. Et pourtant, tandis que je l'observais, menottes aux mains devant ses juges, réfléchissant à ce que j'allais pouvoir écrire à son propos, quelque chose dans son histoire appelait la mienne. Oui, avec toute sa grisaille et son inintérêt, cet inconnu était rien de moins que cela : un formidable piège.
Résumé : Comment la France est-elle devenue le pays d'Europe le plus ciblé par la terreur entre 2015 et 2016 ? Pourquoi est-elle aussi l'un des seuls avoir échappé aux populismes dans les urnes ? Cette énigme est au coeur du présent ouvrage, qui mêle la vigueur du reportage, la profondeur de l'essai et la puissance de la littérature. Un temps pour haïr est fondé sur les écoutes des services de police, les audiences des premiers procès terroristes, les rencontres avec des familles de jihadistes, des psychiatres, des universitaires, mais aussi sur le parcours biographique de nombreux personnages méconnus, et sur la lecture d'oeuvres littéraires. Enquête sur la psychopathologie du jihad, plongée aux sources intellectuelles de la colonisation et réflexion personnelle sur l'Histoire, ce récit ambitieux propose pour la première fois une véritable "archéologie de la haine". La France y devient un carrefour où se croisent le ressentiment postcolonial, l'ombre portée de la guerre civile algérienne, la quête occidentale de transcendance et le désir de mort, les réseaux postfas-cistes ressuscités sur les ruines de la guerre froide, et la déshérence des enfants de l'immigration. Ce livre fascinant permet de mieux comprendre comment des courants populistes en apparence opposés ? l'alliance rouges-bruns antimoderne d'un côté, la propagande islamiste de l'autre ? structurent le climat intellectuel français.
Résumé : " C'est donc d'une dette qu'il s'agit, et je la paye un peu au hasard de ce que je trouve dans mon porte-monnaie, c'est-à-dire aussi en fonction de l'actualité, et des articles que j'ai eu la chance de pouvoir écrire à un moment donné, sur des livres et des écrivains que j'aime. Quelque part dans les pages qui suivent, le romancier américain Bret Easton Ellis affirme que, même si la littérature a perdu la place prédominante qu'elle occupait il y a encore trente ou quarante ans dans nos vies, le plaisir d'écrire, lui, reste intact : je serais satisfait si ce livre parvient à convaincre que celui de la lecture ne l'est pas moins. Il n'est pas à parcourir dans l'ordre, ni forcément dans sa totalité, mais plutôt à feuilleter, au bonheur de la curiosité, en laissant certains des livres présentés ici, contemporains ou non, connus ou pas, résonner dans l'esprit, et dans le c?ur. "
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.