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La mission de Joël Brand. L'homme qui tenta de faire sortir de Hongrie les juifs menacés d'extermina
Weissberg Alexander ; Comte Erzsbebet
NUITS ROUGES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782913112506
Sentant venir la défaite, Himmler décide en avril 1944 de proposer aux Anglo-Américains et au "judaïsme international" le marché suivant : accueillir les centaines de milliers de juifs hongrois menacés d'extermination contre 10 000 camions. Il veut par là freiner un tant soit peu la déconfiture de l'armée allemande et surtout prendre des contacts en vue d'une paix séparée. L'homme choisi pour cette improbable mission, Joel Brand, s'occupe à l'époque d'une organisation budapestoise d'aide aux juifs polonais ou slovaques pourchassés par les Allemands. Quand il part pour Istanbul à la mi-mai 1944, puis pour Le Caire, Brand n'espère pas vraiment sauver tous ses coreligionnaires, mais il ne peut imaginer qu'il va se heurter à la pusillanimité de l'Agence juive et à la franche réticence des Anglais qui l'empêcheront de revenir en Hongrie. Moyne, le ministre-résident britannique au Moyen-Orient, lui aurait même demandé, tandis qu'il était retenu en Egypte : "Mais que voulez-vous donc que je fasse d'un million de Juifs ?" Malgré tout, l'action de Brand, ainsi que celle d'autres responsables restés à Budapest comme Reszö Kasztner et Endre Biss, permettra de sauver au final un bon tiers des juifs de Hongrie.
A l'automne 1925, Kurt Tucholsky (1890-1935), un célèbre écrivain et journaliste allemand, entreprend un voyage à travers les Pyrénées. Il le fait par goût pour la France dont il admire la culture, mais aussi pour "se reposer de son pays" dans lequel il est menacé pour ses écrits antinazis. Lors de ce voyage, il se passionne plus pour les "petites" gens que pour les sommets qu'il n'approche que de loin. 100 ans après, l'auteur (et géographe) Gabriel Weissberg part sur les traces de l'écrivain allemand sur un ton à la fois érudit et léger qui n'est pas sans rappeler le style de Kurt Tucholsky. Il le fait en commentant et en prolongeant ce passionnant regard d'un Allemand francophile sur un monde qui l'attendrit et le passionne.
Les dictionnaires allemands définissent la Heimat comme le lieu où l'on se sent "comme chez soi". En français, le terme est le plus souvent traduit par petite patrie ou foyer. Popularisée par les romantiques et longtemps réservée au monde rural, synonyme de folklore et de traditions, la Heimat a été instrumentalisée au XIXe siècle par les idéologues völkisch puis détournée par les nazis pour en faire le synonyme de nation. Le terme est toujours très présent dans le champ culturel comme politique : des groupes de rock et des commerces de proximité l'utilisent, un "Ministère fédéral de l'Intérieur, de la construction et de la Heimat" a été créé en 2018 et dans les länder de l'Est, c'est au nom de sa défense que l'on manifeste contre les migrants.
Lefebvre Claude ; Weiszberg Guillaume ; Royal Beno
Depuis de nombreuses années, il est fait référence aux "armes de destruction massive" , nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques et explosives (NRBCE). Elles alimentent la phobie d'un public mal informé. Cet ouvrage aborde certains tabous dans les domaines de la géopolitique et de la géostratégie, des technologies, des recherches duales. Croire que ces armes ne seront jamais utilisées reste une utopie. Malgré tout, le droit prévoit de punir les auteurs d'actes NRBCE , mais imparfaitement dans les relations internationales, en raison du jeu des alliances douteuses entre puissances jugées intouchables parce qu'elles sont dotées d'un arsenal nucléaire leur conférant une invulnérabilité incontestable (ADAN).
L'ardeur mise par les robespierristes à faire tomber les têtes leur a longtemps valu dans la gauche française une réputation de révolutionnaires hardis, incorruptibles. Dans son style chaleureux, Daniel Guérin montre toutefois qu'ils ne furent pas moins acharnés que leurs rivaux girondins et dantonistes à écraser les mouvements du prolétariat naissant des villes, "les bras nus", et dont des hommes et des femmes comme Théophile Leclerc, Claire Lacombe, Jean Varlet et Jacques Roux ("les enragés") furent les représentants les plus désintéressés. Il souligne aussi que les victimes plébéiennes de la Terreur - qui ne prit pas fin avec la chute de Robespierre - furent sans doute aussi nombreuses que ses victimes bourgeoises et aristocratiques.
Résumé : Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Résumé : Cette publication rassemble en un seul volume l'ensemble des textes écrits par les deux rivaux de la Ire Internationale l'un contre l'autre. ? On découvrira que si certains éléments de leur longue polémique sont excessifs, versant dans des accusations calomnieuses pour Marx ou antijuives pour Bakounine, d'autres illustrent utilement les deux tendances fondamentales (libertaire et autoritaire) qui divisèrent longtemps, jusqu'à aujourd'hui, le mouvement ouvrier socialiste. On verra aussi que s'ils se combattirent implacablement, les deux hommes ne laissaient pas de nourrir une admiration réciproque, quoique à éclipses, l'un pour l'autre. Ce sera un beau et gros volume (avec des rabats) qu'il fera bon avoir dans sa bibliothèque, et même lire...
Enseignant à l'université de l'Illinois, Peter Cole livre d'abord dans une langue claire et empathique un état des relations entre blancs et noirs dans les relations de travail. Il montre ensuite l'action des militants IWW pour faire accepter l'égalité des salaires et des conditions de travail aux patrons d'abord et aux dockers européens ensuite. Dans la seconde partie, il expose l'impact de l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1914 qui divise la main d'oeuvre et contribuera après la fin du conflit mondial au déclin de la section wobbly du port de Philadelphie. C'est une relation au plus près, très concrète, d'une remarquable expérience pionnière au sein du syndicalisme révolutionnaire américain.