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Mandelstam : jouer-combattre
Weinstein Marc
HERMANN
38,15 €
Épuisé
EAN :9782705680190
1er janvier 1917. Saint-Pétersbourg, devant une salle bondé, Mandelstam donne lecture de ses poèmes. " Sa façon de réciter, dit une amie, était plus que rythmée. Il ne scandait pas, il chantait comme un sorcier possédé par une vision. " Dehors, le monde se convulse : révolution de 1905, effondrement de l'Ancien Régime, boucheries de la Première Guerre mondiale, révolutions de 1917... Comment le poème résiste-t-elle à ces bouleversements ? En compressant dans la langue russe un monde européen dilaté vers ses sources : de Rome à la Grèce romaine, puis à une Europe gréco-romaine réunie autour de l'Arménie et des plaines de Voronej là où Dante, Goethe, Eschyle, Tiouttchev, Derjavine et Christian von Kleist rencontrent Villon, Ovide, Homère, Bach, Beethoven, Lermontov et Pouchkine. Mandelstam célèbre, avec un sourire de distance, ce monde qui se meurt puis se reconstruit sous ses yeux. Le monde est glorifié tel qu'il est, parce que " il est " signifie pour le poète " il doit devenir ". De cette poétique, Mandelstam fait une éthique : en pleine période de purges, au moment où le poète alterne malaises et syncopes, sa parole invoque la sérénité : " Tu n'es pas mort encore, tu n'es pas seul encore Tant qu'avec ton amie mendiante Tu peux goûter la majesté des plaines Et le vent neigeux qui tournoie. Dans ta pauvre splendeur, ta puissante misère, Vis calmement, rasséréné. "
Dufumier Marc ; Doré Thierry ; Rivière-Wekstein Gi
Résumé : Longtemps perçue comme l?apanage d?une minorité d?originaux, l?agriculture biologique semble en passe aujourd?hui de conquérir ses lettres de noblesse. Certains vont jusqu?à la considérer comme la panacée contre une agriculture intensive destructrice, polluante et coûteuse. D?autres voix s?élèvent pour dénoncer des rendements insuffisants, et pronostiquent un retard agricole si elle devait se généraliser en France. En opposant les arguments de ces deux camps, cet ouvrage espère aider le lecteur à appréhender un sujet dont les enjeux concernent aussi bien l?environnement que la santé publique. À vous, ensuite, de vous forger votre propre opinion.
Dans un petit bar de Moscou, Zimine se fait dérober par un aigrefin l'unique exemplaire du manuscrit qu'il était en train d'élaborer - un ensemble de textes, l'Approche, qui décrivent les ruses et les tours d'une sorte de charlatan thérapeute. Le voleur, un éditeur nommé Ballon, sorte de double maléfique et insaisissable à la manière de Gogol, disparaît sans laisser de traces. Zimine est presque heureux de l'état de néantisation dans lequel le laisse cette perte, mais une lettre de lecteur vient le tirer de ce doux nirvana: un homonyme a lu son livre, y a découvert le secret de sa propre vie intérieure, et l'invite à venir le voir. Voici donc Zimine lancé dans un périple initiatique qui le conduira vers un lieu indéfini, inconnu des cartographes, à la rencontre d'un autre lui-même caché dans les méandres d'un ordinateur... Biographie de l'auteur Né en 1937 à Jitomir, Mark Kharitonov vit à Moscou. Il est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe en février 1992. Douze de ses livres - romans, nouvelles, essais - ont déjà été publiés en France.
Notre époque chaotique a perdu tout repère social et humain. Une vision anthropologique large permet de retrouver une première balise : l'autotranscendance. L'autotranscendance est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance horizontale du peuple montait spontanément en verticalité. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Grecs honoraient la "cité-belle-et-bonne" . La thèse ou l'hypothèse de cette brève enquête est que l'autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine. Aujourd'hui il est bloqué. L'heure est venue de le débloquer par une pratique large de l'esthétique sociale : le fanatisme économique ne refluera durablement que devant l'assaut du théâtre, de la musique, de la danse, et de toute autre esthétique collective à inventer. Il faut renouer avec le mot de Brecht : "Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : l'art de vivre". "
Quand le mensonge des oligarchies devient systémique, la langue devient Novlangue. La novlangue est une violence faite à la langue, à sa faculté de désigner des réalités et de dire des vérités sur les deux autres types de violence : les violences physiques faites aux corps humains par le complexe industriel, et les violences affectives faites aux sensibilités par la techno-économie (informatisation de la vie, surveillance sanitaire-Covid). Après une brève mise au point théorique sur la novlangue en général, l'ouvrage examine en particulier la novlangue d'Emmanuel Macron afin de pointer ses effets de chaos mental, de déchirer le voile qu'elle pose sur le réel et d'introduire, par l'exemple "présidentiel" concret, à la novlangue de l'ultralibéralisme qu'il représente depuis la seconde moitié des années 2010.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.