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Putain d'accent ! Comment les méridionaux vivent leur langue
Weck Françoise ; Ruiz Thierry
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782296053472
La langue méridionale - accent, tournures, modes de dire - est-elle en passe de figurer au musée des vieilleries charmantes et vaguement ridicules ? Il est vrai qu'elle subit les coups de butoir du culturellement normé, qu'elle s'est muée en marqueur social : c'est la langue des gens simples, comme on dit pudiquement, il est vrai aussi que certains de ses locuteurs la désertent, consciemment ou pas, au prix d'efforts drolatiques que nous épinglons avec une férocité affectueuse - pour accéder à une neutralité grosse de promesses d'ascension sociale. Spectatrice et actrice, tour à tour amusée ou indignée, de ce petit théâtre linguistique méridional que nous évoquons ici avec bonheur et humour - nous avons cependant voulu révéler l'âpreté des guerres intestines qui agitent silencieusement ce microcosme, les clivages forts qui, dans cette guerre picrocholine, opposent les renégats, adhérents enthousiastes et militants de l'ordre culturel dominant, et les résistants, les frondeurs qui exhibent, parfois avec une jactance revancharde, une parlure méridionale flamboyante. Quant à la grande masse des méridionaux, spectateurs indifférents ou étonnés de cette guérilla, ils vivent encore avec un bonheur décomplexé leur langue que nous avons voulu réhabiliter ici, dans un hommage, tendre ou ironique, mais dénué de toute poétisation idéalisante et nostalgique. Nous évoquons aussi le chœur des estrangers, spectateurs et commentateurs au pied de ces tréteaux langagiers du Sud, qu'ils contribuent largement à caricaturer et à figer dans des stéréotypes. Quant aux dessins, ils jouent à exacerber ironiquement l'accusation récurrente de vulgarité qui frappe les modes de dire méridionaux. Bref, il y avait la guerre et vous, visiteurs et amoureux du Grand Sud, vous ne le saviez pas ! Certes, il n'y a pas mort d'homme, juste une petite mort symbolique, un vacillement identitaire et une mise en conformité zélée avec la culture hégémonique...
L'ouvrage est d'actualité : il traite, en effet, de la question de l'écriture à l'université et de ses enjeux dans une double perspective théorique et pratique. La réflexion s'appuie sur un état des lieux, précis et argumenté, des relations de nos étudiants avec la lecture et l'écriture et sur une analyse de leur savoir-faire et de leurs besoins. Elle propose, en le théorisant, un parcours d'apprentissage original - des ateliers d'écriture diversifiés selon les cycles - qui opte délibérément pour une écriture créative, fort peu pratiquée dans les universités françaises. Il s'agit d'aider les étudiants à acquérir des compétences scripturales méthodiques par des démarches contraignantes, qui opèrent des allers-retours incessants du texte littéraire aux temps d'écriture. Des expérimentations diverses sont proposées : ateliers d'écriture poétique, d'écriture romanesque, mais aussi, et c'est ce qui fait l'originalité du travail, ateliers d'écrits sur l'art - écrits de transposition du domaine plastique au domaine poétique, initiation aux écrits critiques, création de livres-objets. Il ouvre enfin des perspectives autour de la littérature procédurale sur ordinateur, qui, si elle est encore balbutiante, recèle cependant un potentiel considérable. L'ouvrage arrive, opportunément, pour répondre aux interrogations des enseignants et de l'Institution devant l'accès massif à l'université d'étudiants fort éloignés du profil de l'écolier d'antan : il convient de repenser les enseignements et de saisir l'importance considérable de la maîtrise de la langue écrite dans le cursus universitaire.
Qui n'a jamais observé avec bienveillance, amusement ou ironie la cohorte disparate des femmes vieillissantes ? Une foule émouvante, drôle et hétéroclite dont les postures et les choix de vie s'étalent en un continuum, tout en nuance, qui va du consentement aveugle aux contraintes genrées, dictées par l'ordre social, jusqu'au rejet bravache des destins préconstruits. Françoise Weck nous offre une galerie complète de portraits, saisis sur le vif mais avec la liberté d'un imaginaire qui s'autorise à combler les silences, à ampliier, rêver et s'attarder aux obscurités substantielles.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.