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Faire écrire étudiants et lycéens. Plaidoyer pour une écriture de création
Weck Françoise
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296019362
L'ouvrage est d'actualité : il traite, en effet, de la question de l'écriture à l'université et de ses enjeux dans une double perspective théorique et pratique. La réflexion s'appuie sur un état des lieux, précis et argumenté, des relations de nos étudiants avec la lecture et l'écriture et sur une analyse de leur savoir-faire et de leurs besoins. Elle propose, en le théorisant, un parcours d'apprentissage original - des ateliers d'écriture diversifiés selon les cycles - qui opte délibérément pour une écriture créative, fort peu pratiquée dans les universités françaises. Il s'agit d'aider les étudiants à acquérir des compétences scripturales méthodiques par des démarches contraignantes, qui opèrent des allers-retours incessants du texte littéraire aux temps d'écriture. Des expérimentations diverses sont proposées : ateliers d'écriture poétique, d'écriture romanesque, mais aussi, et c'est ce qui fait l'originalité du travail, ateliers d'écrits sur l'art - écrits de transposition du domaine plastique au domaine poétique, initiation aux écrits critiques, création de livres-objets. Il ouvre enfin des perspectives autour de la littérature procédurale sur ordinateur, qui, si elle est encore balbutiante, recèle cependant un potentiel considérable. L'ouvrage arrive, opportunément, pour répondre aux interrogations des enseignants et de l'Institution devant l'accès massif à l'université d'étudiants fort éloignés du profil de l'écolier d'antan : il convient de repenser les enseignements et de saisir l'importance considérable de la maîtrise de la langue écrite dans le cursus universitaire.
Notre propos : débusquer, sous les mots, la permanence d'un destin au féminin. Ziza n'a que quelques heures et elle braille déjà dans son berceau, comme son voisin masculin, elle clame sans élégance et sans retenue sa voracité, son désir de survivre, d'avoir droit au sein salvateur. L'apprentissage au féminin, long et systématique, passe par le langage. Narrer la découverte, par une fillette, des mots dont elle dispose pour devenir femme. Tenter également de déceler des mots porteurs d'injonctions, générateurs de représentations, très massivement sexuées.
La langue méridionale - accent, tournures, modes de dire - est-elle en passe de figurer au musée des vieilleries charmantes et vaguement ridicules ? Il est vrai qu'elle subit les coups de butoir du culturellement normé, qu'elle s'est muée en marqueur social : c'est la langue des gens simples, comme on dit pudiquement, il est vrai aussi que certains de ses locuteurs la désertent, consciemment ou pas, au prix d'efforts drolatiques que nous épinglons avec une férocité affectueuse - pour accéder à une neutralité grosse de promesses d'ascension sociale. Spectatrice et actrice, tour à tour amusée ou indignée, de ce petit théâtre linguistique méridional que nous évoquons ici avec bonheur et humour - nous avons cependant voulu révéler l'âpreté des guerres intestines qui agitent silencieusement ce microcosme, les clivages forts qui, dans cette guerre picrocholine, opposent les renégats, adhérents enthousiastes et militants de l'ordre culturel dominant, et les résistants, les frondeurs qui exhibent, parfois avec une jactance revancharde, une parlure méridionale flamboyante. Quant à la grande masse des méridionaux, spectateurs indifférents ou étonnés de cette guérilla, ils vivent encore avec un bonheur décomplexé leur langue que nous avons voulu réhabiliter ici, dans un hommage, tendre ou ironique, mais dénué de toute poétisation idéalisante et nostalgique. Nous évoquons aussi le chœur des estrangers, spectateurs et commentateurs au pied de ces tréteaux langagiers du Sud, qu'ils contribuent largement à caricaturer et à figer dans des stéréotypes. Quant aux dessins, ils jouent à exacerber ironiquement l'accusation récurrente de vulgarité qui frappe les modes de dire méridionaux. Bref, il y avait la guerre et vous, visiteurs et amoureux du Grand Sud, vous ne le saviez pas ! Certes, il n'y a pas mort d'homme, juste une petite mort symbolique, un vacillement identitaire et une mise en conformité zélée avec la culture hégémonique...
Qui n'a jamais observé avec bienveillance, amusement ou ironie la cohorte disparate des femmes vieillissantes ? Une foule émouvante, drôle et hétéroclite dont les postures et les choix de vie s'étalent en un continuum, tout en nuance, qui va du consentement aveugle aux contraintes genrées, dictées par l'ordre social, jusqu'au rejet bravache des destins préconstruits. Françoise Weck nous offre une galerie complète de portraits, saisis sur le vif mais avec la liberté d'un imaginaire qui s'autorise à combler les silences, à ampliier, rêver et s'attarder aux obscurités substantielles.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.