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Le savant et le politique
Weber Max
10 X 18
7,20 €
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EAN :9782264031594
Max Weber fut un citoyen engagé. Sociologue, juriste, philosophe et enseignant à l'université, Weber s'est aussi illustré par des activités journalistiques. Les deux conférences réunies dans cet ouvrage, "Le métier et la vocation de savant" et "Le métier et la vocation de politique" sont le fruit de cette expérience. Cherchant à distinguer ces deux vocations, l'auteur se demande si le savant doit être politique et surtout si la politique est une science. L'existence même des "sciences dites politiques" paraît, en effet, impliquer que l'acte de gouverner puisse obéir à des règles parfaitement rationnelles. Dès lors, faut-il confier le pouvoir aux savants ? Weber anticipe ici une critique aujourd'hui courante du monde politique, suspecté d'être un repère de technocrates, ayant accédé à leurs fonctions, non pas en raison de leurs qualités de chef mais pour leur compétence technique. "L'homme, en effet, ne pourrait jamais atteindre le possible s'il ne tentait d'abord l'impossible', et cela requiert plus de souffle que de science. "
Cet ouvrage s'intègre dans la vaste "Etude de sociologie des religions", entamée avec le protestantisme et la religion chinoise, que Max Weber devait poursuivre avec le christianisme primitif. Qu'étaient les Juifs sociologiquement? Quelle place occupaient-ils dans la société de l'époque et comment se sont constituées leurs particularités religieuses Le judaïsme diffère des autres religions en suscitant une position sociale spécifique. Sur le modèle des castes hindoues, les Juifs antiques forment une communauté paria vivant au quotidien une vision du monde évolutive où, à la stricte observance des rites, s'ajoute une éthique religieuse du comportement social tout à fait rationnelle et en parfaite rupture avec les modèles dominants. Pour les Juifs anciens, la vie est déterminée par la conception d'une révolution future d'ordre politique et social sous la conduite de Dieu. L'influence du judaïsme est considérable dans l'Histoire universelle. Ce classique permet d'en appréhender les singularités.
Résumé : La sociologie élabore des concepts de "types" et elle est en quête de règles "générales" du devenir. Elle s'oppose à l'histoire qui a pour objet l'analyse et l'imputation causale d'actes, de structures et de personnalités "individuelles", "culturellement" importants. L'élaboration de concepts propres à la sociologie prend ses "matériaux" dans les réalités de l'activité qui sont également importantes pour les points de vue de l'histoire. Elle élabore ses concepts et en recherche les règles avant tout également du point de vue de la possibilité de rendre service à l'imputation causale historique des phénomènes importants pour la culture.
Economie et société dans l'Antiquité est un texte fondamental de la sociologie de Max Weber. A partir d'une étude des structures agraires des sociétés antiques, le fondateur de la sociologie allemande entreprend une véritable histoire économique et sociale de l'Antiquité incluant la Mésopotamie, l'Egypte, Israël, la Grèce préclassique et classique, la période hellénistique, la Rome des commencements jusqu'à la pleine expansion de l'Empire. Dans ce texte passionnant, il étudie en particulier la naissance de la "rationalité économique" à travers les évolutions comparées du régime de la propriété, du rôle de l'esclavage et de l'accumulation du capital dans les sociétés anciennes. C'est à l'occasion de ce travail que Max Weber a rassemblé le résultat de recherches approfondies qu'il utilisera par la suite tant pour la rédaction d'Economie et société que pour le cours d'Histoire économique qu'il professera jusqu'à la fin de sa vie. Ce "classique" de la sociologie est susceptible d'intéresser aussi bien les historiens de l'Antiquité que les étudiants en sociologie. "Un subtil exercice toujours insurpassé sur l'économie antique." "Une véritable histoire économique de l'Antiquité sur un champ immense allant de la Mésopotamie à l'Italie romaine en passant par l'Egypte, Israël, la Grèce."
Résumé : Soudain, ils sont devenus riches. Très riches. Millionnaires. Et ce fut parle seul fait du hasard. Pour la première fois, la Française des Jeux a permis à des sociologues d'entrer en contact avec des "grands gagnants" du jeu Loto. Pour la première fois aussi, ces gagnants ont accepté de participer à des entretiens approfondis. Ce qu'ils disent, c'est une vie bouleversée, c'est de la joie, mais ce sont aussi de multiples questions touchant à la famille et aux amis, au travail, à l'argent, aux rêves à réaliser, avec en toile de fond ce paradoxe : parce que leur éducation ne les y a pas préparés, la plupart des gagnants doivent surtout apprendre à être riches ! Comment apprivoiser la richesse subite : tel est finalement l'un des principaux thèmes de cet essai qui, au-delà des magnifiques portraits de gagnants qu'il propose, est le premier à analyser en profondeur et à mettre en perspective cette forme de richesse.
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
Résumé : De tous les sociologues français du XXe siècle, Pierre Bourdieu (1930-2002) est sans doute aujourd'hui le plus connu et le plus controversé. Son oeuvre foisonnante a durablement marqué le champ intellectuel en France et dans le monde. A l'origine d'une nouvelle théorie du monde social qui s'appuie sur des concepts clés tels que l'habitus, la violence symbolique ou le champ, Pierre Bourdieu s'attache à mettre au jour la réalité des rapports sociaux pour mieux la dénoncer. Cet ouvrage présente trois dimensions centrales de l'oeuvre de Pierre Bourdieu : sa réflexion épistémologique sur le métier de sociologue, sa théorie de l'espace social et l'élaboration de ses principaux concepts d'analyse à travers l'étude de domaines particuliers (école, culture, Etat et économie). Dans chacun des chapitres, sont présentés, outre les écrits de Pierre Bourdieu, des travaux d'auteurs qui ont poursuivi sa réflexion ou qui s'en sont inspirés. C'est en s'intéressant aux apports et aspects critiques de la sociologie de Pierre Bourdieu que peuvent être saisies l'importance et la nature de son influence intellectuelle aujourd'hui.
Résumé : En 1904-1905, Max Weber publie la première version de L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme. Il signe là le manifeste inaugural d'une sociologie de la religion qui récuse la réduction exclusive du fait religieux à un irrationnel et étudie l'articulation entre les "intérêts" religieux et les pratiques sociales, les causes symboliques et les effets sociaux ou économiques. La présente traduction d'Isabelle Kalinowski - chargée de recherche au CNRS - comprend les trois premiers textes du Recueil d'études de sociologie de la religion de 1920 : la "Remarque préliminaire", le texte augmenté de L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme (avec indication des variantes par rapport à la première édition) et l'article sur Les Sectes protestantes et l'esprit du capitalisme. La lecture de cet ensemble foisonnant est guidée par une annotation et une présentation fournies.