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Le judaïsme antique
Weber Max
POCKET
10,70 €
Épuisé
EAN :9782266179584
Cet ouvrage s'intègre dans la vaste "Etude de sociologie des religions", entamée avec le protestantisme et la religion chinoise, que Max Weber devait poursuivre avec le christianisme primitif. Qu'étaient les Juifs sociologiquement? Quelle place occupaient-ils dans la société de l'époque et comment se sont constituées leurs particularités religieuses Le judaïsme diffère des autres religions en suscitant une position sociale spécifique. Sur le modèle des castes hindoues, les Juifs antiques forment une communauté paria vivant au quotidien une vision du monde évolutive où, à la stricte observance des rites, s'ajoute une éthique religieuse du comportement social tout à fait rationnelle et en parfaite rupture avec les modèles dominants. Pour les Juifs anciens, la vie est déterminée par la conception d'une révolution future d'ordre politique et social sous la conduite de Dieu. L'influence du judaïsme est considérable dans l'Histoire universelle. Ce classique permet d'en appréhender les singularités.
Confucianisme et taoïsme est l'un des volets de la grande trilogie consacrée par Max Weber à « l'éthique économique des religions mondiales », entre 1915 et 1920, avec Hindouisme et bouddhisme et Le Judaïsme antique. Dix ans après L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, ces études comparatives s'efforcent d'éclairer l'originalité occidentale par le dehors. Elles reprennent le problème du lien entre le protestantisme ascétique et le développement d'un capitalisme bourgeois rationnel à partir de configurations religieuses et sociales profondément différentes. Chacun de ces cas permet d'interroger la façon dont « la prise de position pratique à l'égard du monde » impliquée dans l'action religieuse retentit sur les « conduites de vie » et, en particulier, sur les comportements économiques. C'est spécialement vrai de Confucianisme et taoïsme dont le dernier chapitre, « Confucianisme et puritanisme », constitue l'un des exposés les plus vigoureux et les plus aboutis de la thèse wébérienne. Mais, au-delà de sa problématique d'origine, Confucianisme et taoïsme reste un modèle d'analyse de la formation et du fonctionnement d'une mentalité à l'échelle d'une civilisation. L'examen de la bureaucratie chinoise et du type de l'État patrimonial est de premier intérêt pour le politiste, comme le chapitre dédié au « corps des lettrés » constitue l'un des textes de base de la sociologie des intellectuels. C'est dire que, indépendamment de la connaissance de la Chine et de la science des religions, c'est un authentique classique des sciences sociales au XXe siècle qui est ici rendu accessible au lecteur français.
Arnhem, cité de rentiers ; Wiesbaden, cité de retraités ; Düsseldorf, cité de banquiers... Max Weber définit toute une gamme de villes idéal-types, selon qu'on les considère sous l'angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d'autant plus d'aisance que son étonnante érudition lui permet d'étudier les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l'Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Age. En retraçant l'histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l'originalité de la civilisation européenne : la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il examine le rôle moteur du christianisme, la lente montée de la bourgeoisie, la nature essentiellement politique des luttes opposant le peuple aux patriciens et à la noblesse. Le passage du capitalisme foncier de l'Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Age n'est qu'une longue série d'étapes dans la constitution du droit et la rationalisation croissante des institutions. La ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales différentes. Publié pour la première fois en 1921, inédit en français, La Ville constitue l'un des textes majeurs sur l'histoire des institutions et du phénomène urbain.
Lorsque Max Weber s'attaque en 1907 à Wirtschaft und Recht, la première œuvre majeure de Rudolf Stammler (1856-1938), la renommée de ce dernier est bien supérieure à la sienne et dépasse largement les frontières de l'Allemagne. Au-delà de la philosophie allemande du droit, dont Stammler représentait le théoricien le plus en vue, la discussion s'étendit non seulement aux juristes et théoriciens du droit (Hans Kelsen, Hermann Kantorowicz et François Gény, par exemple) mais aussi aux spécialistes des sciences sociales, marxisants ou non (tels Max Adler, Ferdinand Tbnnies et Georg Simmel) et à deux maîtres de l'Ecole de Marbourg : Hermann Cohen et Paul Natorp, deux des plus importantes figures de la Philosophie néo-kantienne. Dans Wirtschaft und Recht, Stammler entend donner un fondement épistémologique solide à l'investigation scientifique du social, à l'image des sciences de la nature. C'est à cette fin qu'il prend appui sur une conception matérialiste de l'histoire. Toutefois, Stammler entend bien démontrer le caractère inachevé et incomplet de cette doctrine. Il vise en définitive une théorie critique du droit qui se déploie sur la base d'une médiation entre l'éthique et le social. La conception que Stammler se fait de la " vie sociale " a certainement poussé Max Weber à préciser et à exposer sa propre réflexion dans diverses directions : méthodologique, philosophique, théorique, sociologique et juridique. Mais, jusqu'à présent, les sociologues, historiens, juristes et philosophes qui ont lu Weber ont presque systématiquement négligé et omis sa critique de Stammler. Pourtant, c'est Weber lui-même qui écrira au début de son Economie et société que cette critique " contient déjà sous beaucoup de rapports les fondements des développements qui suivent ", indiquant par là le rôle majeur joué par Rudolf Sammler et le matérialisme historique dans la genèse de sa propre pensée.
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?
Berlin, 1964. Depuis que les forces de l'Axe ont gagné la guerre en 1944, la paix nazie règne sur l'Europe. Seule, l'Amérique a refusé jusqu'ici le joug. Mais dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre. Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d'anciens S.S. de haut rang jouissant d'une paisible retraite. Chargé de l'affaire, l'inspecteur March s'interroge. S'agit-il d'un règlement de comptes entre dignitaires? Mais, s'il s'agit d'affaires criminelles pourquoi la Gestapo s'intéresse-t-elle à l'enquête? Quelle est cette vérité indicible qui tue tout ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations mêmes du régime? Le mystère s'épaissit et, dans Berlin pavoisée, les bourreaux guettent prêts à tout pour étouffer dans la nuit et le brouillard les dernières lueurs de la liberté.
Le testament des Dieux, qui seul assure la légitimité du pharaon Ramsès II, demeure introuvable. Sur la piste d'un complot diabolique qui unit les hommes de pouvoir et d'influence, le juge Pazair est déporté dans un bagne. Mû par une volonté inflexible, il parvient à s'enfuir... De retour à Thèbes, avec l'aide de sa jeune épouse Néféret, médecin réputé, et de ses fidèles amis Kem et Souti, Pazair enfin innocenté poursuit son enquête, avec l'accord tacite du souverain, tandis que meurtres, enlèvements et actes de corruption se multiplient...
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité."