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La nouvelle frontière. Pour une social-démocratie du XXIe siècle
Weber Henri
SEUIL
17,20 €
Épuisé
EAN :9782021055849
La gauche européenne, aujourd?hui à la peine, peut connaître demain un spectaculaire retour de fortune. Les instituts de sondage la donne gagnante en France (2012) et en Allemagne (2013). Cette gauche ne vit pas son agonie, ni une crise de croissance, mais une crise de refondation, la troisième du genre, due au bouleversement de son écosystème politique. Henri Weber analyse les nouveaux paramètres historiques de l?action de la gauche au XXIe siècle: mondialisation et financiarisation de l?économie, bien sûr, mais aussi fragmentation de la société et du salariat, montée de l?individualisme moderne, avènement de la « vidéocratie », surgissement de « l?urgence écologique ».Il présente les diverses réponses que les partis socialistes ont apportées depuis 1970 à ces évolutions: le social-libéralisme (Blair, Schröder), la néo-social-démocratie nordique (Göran Persson, Poul Rasmussen...), le socialisme républicain français, le socialisme méditerranéen... Pour conclure que les échecs de ces « nouvelles voies », à partir de 2002, ont pour cause principale leur caractère étroitement national et non coopératif. L?auteur déduit de ce bilan historique le contenu de la troisième refondation de la social-démocratie européenne: renouer avec l?internationalisme des origines en s?affirmant d?emblée comme un acteur transnational, et au moins, européen; réussir la synthèse entre la doctrine social-démocrate et l?apport de l?écologie politique, l?éco-socialisme; inventer les modes d?organisation et d?action adaptés au nouvel âge de la démocratie; réussir l?alliance des classes populaires, des « bobos » et des exclus. En revisitant un demi-siècle d?histoire du socialisme européen, ce livre met en perspective le moment présent de la gauche en Europe et trace le programme de sa « troisième refondation ».
Résumé : Le 40e anniversaire de Mai 68 s'ouvre par un procès en sorcellerie, dont Nicolas Sarkozy est le Grand Inquisiteur. A en croire le président de la République, les célèbres " Événements " sont à la source de tous nos maux, y compris les abus les plus choquants du capitalisme financier : traitements pharaoniques, parachutes en or, retraites-chapeau, malversations de patrons voyous... Ce réquisitoire vise à unifier toutes les droites dans la détestation de ce grand moment démocratique, hédoniste et utopique que fut Mai 68. Henri Weber réfute méthodiquement les philippiques de cette droite qui veut " liquider 68 " et se livre à une défense et illustration du bilan de Mai. Il confronte son interprétation de la Révolution de Mai aux principales théories existantes : Aron et Crozier, Morin et Touraine, mais aussi Castoriadis et Debray, Ferry et Lipovetsky... Ainsi apparaissent l'ampleur du " Travail de Mai " et ses effets persistants sur la société française. Ce n'est qu'un début, le débat continue.
Résumé : "Comment avez-vous pu être trotskistes, maoïstes, anarchistes... ? me demandent mes enfants. Pourquoi avez-vous cessé de l'être et vous êtes-vous ralliés à la gauche réformiste ? Pour quelles heureuses raisons n'êtes-vous pas passés à la lutte armée, contrairement aux gauchistes italiens, allemands ou japonais" ? "Réponds-leur à la première personne, par le récit de ton parcours", m'a conseillé Régis Debray. C'est ce que je fais dans ce livre, qui me mène du camp de travail de Léninabad, en Asie centrale, où mes parents étaient internés et où je suis né, aux barricades de la rue Gay-Lussac, en 1968, puis à la direction du Parti socialiste et au Parlement européen, en passant par le Sénat. Cet itinéraire d'un Juif polonais né en URSS et devenu parlementaire français est une manière personnelle de raconter d'où est sorti Mai 68, ce qui s'est passé pendant ce printemps fabuleux, et de comprendre ses lendemains : de l'utopie chimérique à l'utopie réaliste, de la révolution à la réforme.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
4e de couverture : «Quelle heure est-il ? Tôt le matin, l'Europe se met en route pour l'école. Elle rapporte ses devoirs à la maison : lutter contre les poussées en arrière par un élan vers une union plus étroite. Le devoir sera effectué par les meilleurs élèves, ceux du noyau fondateur. Que feront les autres ? Ils suivront, un peu à contrec?ur, par le chemin des écoliers.» Dans cet essai inédit, prolongé par quelques textes d'intervention précédemment parues dans la presse, Erri De Luca exprime son attachement à une Europe ouverte et humaniste. Revendiquant son devoir d'ingérence au nom de la mixité des cultures, il nous offre, par ses mises à feu, sa vision d'une communauté humaine au-delà des frontières - telle que la littérature sait l'incarner : «Le remède obligatoire et immunitaire reste la lecture des livres du monde. Je leur dois d'être porteur de citoyennetés variées et de fraternité européenne.»
Résumé : "Espérons seulement qu'un jour prochain les rues de l'Inde seront noires de monde, envahies par ceux qui auront compris qu'à moins de se manifester et d'agir, la fin est proche". Arundhayti Roy. Dans cette conférence prononcée à New York le 12 novembre 2019 et publiée dans The Nation, Arundhati Roy alerte l'opinion internationale sur la politique du Premier ministre indien, Narendra Modi. En privant de citoyenneté une partie de la population musulmane de l'Etat d'Assam et en abolissant l'autonomie constitutionnelle de la Vallée du Cachemire, le gouvernement indien, animé par un courant ethno-nationaliste hindou, fait peser une lourde menace sur la diversité séculière du pays. Soucieuse de défendre les droits humains là où ils sont bafoués et pourraient l'être plus encore, irrésolue au silence, Arundhati Roy fait le lien entre cette marche en avant d'une nation hindoue et la montée des fascismes dans l'Europe du premier XX ? siècle.
Résumé : "Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé". Hélé Béji La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?
A la fois fer de lance du progressisme et haut lieu du conservatisme, patrie de #MeToo mais aussi de Donald Trump, les Etats-Unis n'en finissent pas d'étonner et de surprendre. Tous les quatre ans, l'élection du président focalise l'attention, d'abord sur les personnalités candidates aux primaires, puis sur celles des deux challengers. Leurs noms nous sont familiers, mais nous connaissons souvent moins bien leurs idées et les philosophies qui les portent. Pourtant, elles irriguent nos mentalités et continuent d'exacerber les imaginations au-delà des frontières. De la question de l'immigration à celle de l'assurance santé, de la problématique de l'avortement à celle de l'environnement, des tensions interraciales au fléau de la violence, Didier Combeau explore ici les fractures qui parcourent la société américaine et se traduisent par un rejet de plus en plus viscéral de l'adversaire politique. Il donne en termes simples les clefs indispensables à la compréhension du subtil fonctionnement du fédéralisme, de l'équilibre des pouvoirs, et d'un système électoral sujet à polémiques, qui peine à asseoir la légitimité d'un président parfois élu à la minorité des voix. L'étude des joutes qui opposent conservateurs et progressistes se prolonge dans une réflexion sur l'identité politique et nationale du premier soft power mondial.