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Neuf-trois
Weber Anne
REY
20,00 €
Épuisé
EAN :9782384822041
En accompagnant son ami Hocine dans ses longues marches à travers le 93, lieu de naissance et de vie de ce documentariste franco-algérien, la narratrice s'aperçoit qu'elle ne connaît de ce département que les clichés rabâchés par les médias, qui se résument aux cités déglinguées et aux points de deal. D'origine allemande, elle habite pourtant depuis des décennies à deux pas delà, dans le XIX' arrondissement de Paris. Ensemble, ils vont sillonner la Seine-Saint-Denis, visiter le cimetière musulman de Bobigny situé entre une décharge et une casse de voitures, où est enterré le champion olympique Boughera El Ouafi, et découvrir la maison dans laquelle "est né" Astérix, tout près du lieu de mise au jour d'une immense nécropole gauloise. Ils finiront par tomber sur un café, tenu d'une main douce par Rachid, d'origine kabyle, réunissant des hommes et des femmes, des Français " d'ici ou d'ailleurs", jeunes, vieux, immigrés, anciens combattants. Un lieu de rencontre qui deviendra le coeur battant du récit. Pendant qu'ils explorent ce territoire profondément marqué par l'Histoire, à commencer par l'époque coloniale et l'Occupation, les deux amis confrontent avec verve et ironie leurs points de vue, chacun enfermé dans le rôle qui lui a été assigné par son milieu de naissance. Mais est-ce une fatalité? Est-il possible de s'en extraire ? Neuf-trois est un roman d'apprentissage, une tentative de s'ouvrir à ce qu'on ne connaît pas, de prendre conscience de ses propres oeillères et de s'en défaire. "Quand Hocine m'a donc proposé de l'accompagner, j'ai commencé enfin à comprendre que j'avais vécu pendant des décennies à proximité immédiate d'un monde énigmatique sans qu'il éveille en moi le moindre intérêt. J'avais voyagé sur des continents lointains, j'avais exploré des villes et des îles, mais j'étais restée aveugle à l'inconnu, au mystère tout près de chez moi."
Résumé : Qui est Kirio ? Un fou, un saint, un marginal ? On trouve trace de son existence d'abord dans le Sud de la France ; elle finit par se perdre dans la zone piétonne de Hanau, en Allemagne, près de la statue des frères Grimm. Kirio aime marcher sur les mains et, d'une manière générale, il se plaît à renverser la perspective. Il est joueur de flûte et parle avec les pierres et les chauve-souris aussi naturellement qu'avec les hommes. Il prend tout pour de l'argent comptant, sauf l'argent comptant lui-même. Et surtout, il accomplit miracle après miracle sans s'en apercevoir. Qui est donc ce Kirio ? Et qui est donc celui qui raconte sa vie ? L'auteur ? Le Créateur ? Un ange ? Ou l'imagination ? Comme il ne le sait pas lui-même, il compte sur le lecteur pour l'aider à résoudre cette énigme. Le nouveau roman d'Anne Weber est aussi bien une "Vie de saint" moderne qu'un conte philosophique, entre ciel et terre.
«Je ne vais pas vous raconter d'histoire ni d'histoires. Pour vous dire ce que j'ai à dire, je n'ai pas l'intention d'inventer des personnages : on n'invente jamais que des personnages qui nous ressemblent, les écrivains qui créent des personnages ne font jamais que s'exhiber eux-mêmes sous des jours plus ou moins variés, d'ailleurs, le plus souvent. Je n'inventerai personne puisque je renferme tout le monde, puisque je renferme le monde et que, si j'ai envie de rire, je n'ai plus envie de plaisanter. » C'est à un « voyage à l'intérieur de ma tête » que nous invite Anne Weber, dans ce récit qui tient de la fable fantastique, de la méditation cartésienne et du conte philosophique version sarcastique. Que se passe-t-il en nous lorsque nous aimons, lorsque nous dormons, lorsque nous rêvons ? L"« homme neuronal » nous renseigne-t-il sur nous- mêmes ? À partir de quelques principes élémentaires, l'auteur reconstruit notre vie intérieure et nous réserve quelques surprises d'humour et de poésie. Anne Weber est allemande, mais écrit en français directement. Elle est également traductrice littéraire. Son premier livre a paru au Seuil : Ida invente la poudre. Il a été aussitôt traduit par elle-même en allemand et publié par Suhrkamp qui a édité le suivant, inédit en français, Am Anfang war... "
Chers oiseaux est une lettre d'adieu - un adieu furieux, révolté, dégoûté d'une employée de bureau à ses anciens collègues. Emprisonnée dans une existence salariale aussi rassurante qu'une condamnation à mort, l'employée se libère d'un violent coup d'aile, à force de haine, de lassitude, de hargne, de répulsion mêlées. Sa fuite lui permet d'échapper enfin à l'agression muette des trombones et des classeurs comme aux griffes affûtées des collègues, ces oiseaux aigris. La vie de bureau est humiliante parce qu'elle rend inévitable une intimité avec des inconnus, la répétition douloureuse des mêmes mots et des mêmes gestes, la soumission aux horaires et donc, jour après jour, au temps, et à la transformation du temps en argent. Oui, la vie de bureau est insupportable. Envolons-nous. Biographie: Anne Weber est allemande et vit à Paris. Elle écrit dans sa langue maternelle et en français.
Il a des habitudes, quelques tics qu'il tient sous contrôle et, jusqu'à ce jour, il avait pour seule compagne la solitude. Milan vit dans une petite ville portuaire du Finistère. C'est en marchant le long du quai qu'il voit surgir une inconnue qui disparaît aussitôt après avoir déposé un baiser sur ses lèvres. Qui est cette femme? Que cherche-t-elle? Entre les bancs de nuages sombres à l'horizon se déversent des flots de lumière. Milan lutte, il fulmine mais, à la longue, comment ignorer l'appel? Un livre de Max Jacob ouvert au hasard l'encourage à partir pour Paris, à la recherche de l'inconnue. Il découvre qu'elle s'appelle Lynx, qu'il lui manque un doigt, qu'elle travaille à l'Hôtel-Dieu et qu'elle est aussi riche qu'il est pauvre. L'amour, né au bord de l'Atlantique, va les submerger et les guérir. Mais, encore une fois, Lynx s'en va. Et il faudra à Milan toute la force de son amour pour la rejoindre dans la cité des morts et tenter de la ramener. Il y retrouve Max Jacob qui, dans la pénombre qui l'a englouti, lui sert une dernière fois de guide. Ancré dans la réalité sensible, Vallée des merveilles ouvre la voie vers un univers auquel seuls l'imagination et l'amour donnent accès.
Un livre plein d'énergie, qui permet de se recentrer sur l'essentiel, d'aimer la vie Fort de milliers de rencontres, de témoignages, de confidences reçues, fort aussi de son inlassable action de prêtre-éducateur auprès de nombreux jeunes qu'il a sauvés, les extrayant de la rue, de la drogue, de la violence, Guy Gilbert a voulu partager dans ce livre son immense amour de la vie, sa confiance en l'humain, son regard sur le monde contemporain, sa foi en un Dieu-Amour qui soutient chacun d'entre nous, dans tous les compartiments de notre existence. Cet ouvrage appelle chaque individu à cultiver des vertus comme la patience, l'humilité, l'amitié, la tolérance, le respect, le pardon, la bonne humeur... elles lui seront utiles pour trouver un équilibre. Et aussi pour mieux s'engager dans la société, par exemple en faveur de l'écologie, de la lutte contre la misère et contre la violence. Guy Gilbert donne aussi de précieux conseils à ceux qui travaillent, aux célibataires, aux mères élevant seules leurs enfants, à la famille, aux grands-parents, aux personnes âgées, aux malades... Il aborde aussi des questions de foi : les charismes, le rosaire, les vocations et les séminaristes, le péché, la prière, l'humanité du Christ... Les années n'ont pas enlevé au père Gilbert son inépuisable énergie, sa mobilisation de tous les instants en faveur des questions d'aujourd'hui. Il appelle chacun à évoluer, à " se bouger ", car dans le mouvement réside l'amélioration de nos destins. C'est ainsi que la vie nous aimera.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.