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Chère Louise,
Wazem Pierre
ATRABILE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782889230068
C'est en 2003 que Pierre Wazem débute une correspondance dessinée avec son amie Louise Bonnet, qui a quitté les Studios Lolos (l'atelier dans lequel travaille Wazem) pour aller s'installer aux Etats-Unis. Dans cette correspondance, Wazem n'aura de cesse de rappeler à son amie pourquoi elle a tellement eu tort de quitter les Studios Lolos, et va ainsi dresser le portrait de tous les gens qui se sont installés plus ou moins longuement dans ce "meilleur endroit du monde" . Wazem y évoque aussi, pêle-mêle, sa relation à l'alcool, la vie de famille, le mois d'août, sa reprise des Scorpions du désert, ou encore le décès de son ami comédien François Berthet - sans doute parmi les plus belles pages que l'auteur ait réalisées. Le tout forme un ensemble drôle et cinglant comme une vanne bien sentie, touchant comme un mot d'enfant, et frais comme une gorgée de bière. Comme un pendant solaire à Mars Aller-Retour (astre noir s'il en est), Chère Louise, est un vrai pur bonheur de lecture, jouissif et enthousiasmant de bout en bout.
Biographie de l'auteur Tom Tirabosco, Suisse, il naît pourtant à Rome en 1966. Auteur de bande dessinée, il réalise avec le même bonheur des livres pour enfants (Ailleurs au même instant ou Arnold pour La Joie de lire). Tom Tirabosco obtient de nombreuses récompenses pour son oeuvre : le prix TSpffer de la ville de Genève en 1997 pour L'Emissaire (Atrabile) ; le Grand prix de la ville de Sierre en 2003 pour L'OEil de la forêt (Casterman). Le présent Week-end avec préméditation est sa première collaboration avec Pierre Wazem, il sera suivi de Monroe et plus récemment de La Fin du monde et de Sous-sols, deux portraits de femmes perdues dans un monde qui s'effondre. Il justifie ainsi son style reconnaissable entre tous : "Tremblement, matières, trait charbonneux ; mon dessin est à rapprocher de la nature, de sa diversité et de son horreur du vide. J'ai toujours préféré les arbres aux buildings, la terre au ciel, et ma technique du monotype rend compte aussi de cet attachement au vivant, au frémissant..." Pierre Wazem, né en 1970 à Genève, dessinateur autant que scénariste, Pierre Wazem a réalisé de nombreux ouvrages pour Les Humanoïdes Associés, tels que Le Chant des pavots (scénario de Penel), Comme une rivière ou Bretagne (prix Tôpffer). Pour le dessinateur Frederik Peeters, auteur des célèbres Pilules bleues, il a écrit la série Koma, sans doute son oeuvre la plus originale à ce jour. Sa vision de son activité est des plus personnelles : " Arrière-petit-fils et petit-fils de maître verrier, j'ai opté pour un métier moins noble, la bande dessinée - ce par esprit de contradiction et par provocation, deux particularités très genevoises. Après les Arts Décos de Genève, je me suis infiltré en 1994 dans les studios Lolos, le fameux atelier de Carouge mondialement connu (ils ont une antenne à Los Angeles) pour travailler sérieusement le graphisme, la bande dessinée, le scénario et le dessin et depuis je ne me suis plus arrêté !"
Recueil de certaines «Promenade» parues dans des numéros épars de Bile Noire, «Promenade(s)» les présentent ici dans des versions entièrement redessinées, le tout augmenté par une majorité de pages inédites. Entre une visite chez sa mère et une autre chez son pater, une étrange discussion avec un pingouin hybride et des souvenirs de cuite homériques, Wazem trace le portrait de ce «p'tit personnage au nez pointu» et de son entourage, et nous propose ainsi son oeuvre la plus «personnelle». Plusieurs petits épisodes qui forment à l'arrivée une longue promenade introspective dans la vie de l'auteur, un voyage intimiste baigné d'humour et de poésie, «un itinéraire nonchalant et hasardeux avec un fil conducteur tout simple comme une légère ossature».
Deux ans après La Fin du monde, Pierre Wazem et Tom Tirabosco reviennent avec un nouveau livre qui traite de la solitude, de la résilience face aux drames de la vie et des chemins détournés qu'elle prend parfois. Avec onirisme et délicatesse, ils évoquent la fragilité de la psyché humaine. Un récit poignant. Et si la mise en route de l'accélérateur de particules, le plus puissant jamais construit, créait un trou noir qui absorbe la lumière? Placés au coeur de cette hypothèse scientifique, un chercheur spécialiste de l'anti-matière et une jeune fille se retrouvent dans d'improbables sous-sols - ceux de l'accélérateur? -, telles deux âmes errantes. Pendant ce temps, en surface, l'épouse du scientifique et la jumelle de la jeune fille, qui viennent de se rencontrer par le plus grand et le plus tumultueux des hasards, font connaissance. Dans une ville en proie aux émeutes et autres braquages, que l'absence de jour et la peur engendrent, elles cherchent à comprendre ce qui leur arrive. La solitude a toujours fait partie de la vie de la jeune fille. Toute petite déjà, elle s'ennuyait dans son immeuble de 30 étages, avec des ruches sur le toit. Décalée où qu'elle soit, tout lui paraissant incongru, bizarre, étrange, comme si tout le monde avait eu le manuel d'utilisation sauf elle. Pour rompre la monotonie de sa vie, pour survivre à un drame terrible, elle s'est réfugiée dans un monde parallèle, dans une réalité comme altérée. Aujourd'hui, réalité ou fiction?, elle s'inquiète pour sa jumelle qui dort, depuis trois semaines, d'un sommeil profond que les médecins n'expliquent pas...
Ce sixième épisode, dont le titre est Le chemin de fièvre, existe en noir & blanc et en couleurs. Un making of de cet album, intitulé Ethiopie - La Trace du scorpion, est aussi disponible. La saga des Scorpions du désert perdure au travers du dessin de Wazem. Koinsky s'échappe et doit rejoindre Dire Daua en train. Déguisé en guerrier Galla, il feint d'être sourd muet, il a de la fièvre et d'étranges visions. Il a rendez-vous avec son ami De la Motte et traverse le désert, voyage d'autant plus périlleux à cause des personnages qu'il trouvera sur son chemin : Ghula la belle guerrière-sorcière dancale, Guerrino Modena le soldat italien juif à la chemise noire, un fusilier indochinois déserteur de l'armée française, le commandant Antonio Boselli, partisan de l'empereur éthiopien Hailé Selassié, mais surtout chasseur de têtes à la recherche de Koinsky. Les autres protagonistes de cette histoire qui conserve toute son élégance éthérée des atmosphères purement Prattiennes sont une lune nostalgique, une magie romantique, des scènes inondées de lumière ou noyées d'ombre ainsi qu'un scorpion philosophe qui cite Kipling et Conrad.
Biographie de l'auteur Pierre Oscar Lévy est un documentariste à la carrière déjà bien fournie. On citera, entre autres films, la série de documentaires sur la grotte Chauvet, Premier Convoi, Georges Perec - Un parmi eux, ou encore Je sais que j'ai tort mais demandez à mes copains, ils vous diront la même chose (Palme d'or du court-métrage en 1983). C'est à travers le projet d'une adaptation cinématographique de Pilules bleues qu'il va rencontrer Frederik Peeters. Château de Sable est son premier scénario pour la bande dessinée. Frederik Peeters n'a eu de cesse de se remettre perpétuellement en question et semble décidé à n'être jamais là où on pourrait l'attendre, comme le prouve sa bibliographie, de Pilules bleues à Pachyderme, en passant par Lupus, RG ou Koma, et comme le confirme aujourd'hui Château de Sable.
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.
Frederik Peeters est un animal insaisissable, et comme le prouve son parcours, jamais où on pourrait l'attendre ; Saccage, son nouveau livre, le démontre une fois encore. Saccage, voilà un ouvrage qui défie toute forme de définition, de classification : entre livre d'images et bande dessinée, Saccage dépeint une épopée pleine de tourments, celle d'un homme (prophète ? héraut de l'apocalypse ? ) qui traverse un monde dément, chaotique, baroque, où toute la folie ? et l'histoire ? de l'homme semble se télescoper, se mélanger, pour former un magma empli de visions fantasmagoriques, juxtaposant alors écho d'un enfer bien trop terrestre, jeu de références, et fresque prémonitoire. Fable d'anticipation, allégorie hallucinée, Saccage se lit comme un poème graphique en forme de constat pour le moins amer, et présente un monde en pleine déliquescence, sidérant comme un massacre, effrayant comme un cauchemar ? mais Saccage est bien plus qu'un délire visuel, c'est une véritable oeuvre coup-de-poing, incroyablement habitée par un artiste au sommet de son art, et les dessins sans texte (mais pas "muets"! ) de Frederik Peeters donne alors bien plus à lire que nombre de romans ou d'essais. Dans une bibliographie où le changement et le renouvellement font quasiment office de règle, Saccage pousse le bouchon encore un peu plus loin, et ce livre unique (carrément ! ), joyau torturé et incandescent, marquera, à coup sûr, les esprits de tous les lecteurs qui oseront s'y aventurer.
Résumé : Rita doit bien se rendre à l'évidence : il y a déjà quelqu'un dans ce T1. Les signes sont là, la présence de la "chose" est indéniable, il faut mettre de côté sa raison, et accepter l'existence du plus étrange des ce co-loc : Mauk ! Pourtant Mauk n'est pas facile à trouver, sa forme incertaine, sa faculté à se cacher, son mutisme en font - dans un premier temps en tout cas - une créature plutôt discrète. Puis Mauk se met à parler, et à discuter même... Entre le parasite récalcitrant et la jeune architecte, la relation évoluera lentement mais sûrement, de houleuse à plus complice, quand ils se rendront compte de ce qui les lie plutôt que camper sur ce qui les sépare. Avec un sens du rythme et de la narration indéniable, un graphisme tout en rondeur et des couleurs acidulées, Louise Aleksiejew nous offre ici une comédie douce-amère en forme de réflexion sur la solitude et l'amitié, mais aussi sur la puissance de nos rêves - ceux qui hantent nos nuits mais aussi ceux qui nous guident et nous font avancer loin des compromissions et aux plus proches de nos vraies inspirations. Louise Aleksiejew est artiste plasticienne et autrice de bande dessinée ; on a pu l'apercevoir dans Ink Brick (2015, 2016), Kus ! (2017), Francette (Une autre image, 2018) ou encore Gros Gris (2019). Mauk est son premier livre.