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Promenade(s)
Wazem Pierre
ATRABILE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782970016557
Recueil de certaines «Promenade» parues dans des numéros épars de Bile Noire, «Promenade(s)» les présentent ici dans des versions entièrement redessinées, le tout augmenté par une majorité de pages inédites. Entre une visite chez sa mère et une autre chez son pater, une étrange discussion avec un pingouin hybride et des souvenirs de cuite homériques, Wazem trace le portrait de ce «p'tit personnage au nez pointu» et de son entourage, et nous propose ainsi son oeuvre la plus «personnelle». Plusieurs petits épisodes qui forment à l'arrivée une longue promenade introspective dans la vie de l'auteur, un voyage intimiste baigné d'humour et de poésie, «un itinéraire nonchalant et hasardeux avec un fil conducteur tout simple comme une légère ossature».
Résumé : Lucie mène l'enquête car à son époque futuriste, même les brins d'herbes sont devenus rares. Le musée d'histoire naturelle de sa ville l'envoie en mission dans le temps pour en apprendre plus sur le mode de vie des animaux des années 2020. Ce faisant, elle rencontre une chevêchette revêche, un lynx farceur, pénètre dans une fourmilière, et se fait même un nouvel ami humain, Téo ! Avec sa capsule temporelle et ses nombreux gadgets, Lucie peut changer de taille, voler, et même respirer sous l'eau ! ? Les aventures de Lucie lui font découvrir les forêts, les montagnes, les étangs et les jardins d'Europe ainsi que les animaux qui y vivent encore aujourd'hui.
De Lausanne à Venise, en passant par Delémont, Lucerne et Soleure, Pierre Wazem a rendu visite aux différents festivals qui se déroulent dans ces villes et en a ramené toute une série de strips réalisés in situ, des strips qu'Atrabile recueille aujourd'hui dans un format à l'italienne. Agissant comme un envoyé spécial sur place, mais jamais vraiment au bon endroit, avec un intérêt changeant, un regard piquant et une belle propension au mauvais esprit, Wazem s'intéresse à tout et aussi n'importe quoi, digresse, fabule, et révèle à l'occasion certains des secrets les mieux gardés des coulisses des festivals. Puis Wazem nous gratifie aussi d'un "intermède covid" , puisque l'auteur a souffert de la maladie dans sa version longue et résurgeante, ce qui ne l'a pas empêché de garder son sens de l'humour. Au menu de "En coulisse" donc, des révélations fracassantes, des caméos en veux-tu en voilà, quelques situations scabreuses, un peu d'ironie, une pointe d'absurde, et un humour tout simplement irrésistible.
Deux ans après La Fin du monde, Pierre Wazem et Tom Tirabosco reviennent avec un nouveau livre qui traite de la solitude, de la résilience face aux drames de la vie et des chemins détournés qu'elle prend parfois. Avec onirisme et délicatesse, ils évoquent la fragilité de la psyché humaine. Un récit poignant. Et si la mise en route de l'accélérateur de particules, le plus puissant jamais construit, créait un trou noir qui absorbe la lumière? Placés au coeur de cette hypothèse scientifique, un chercheur spécialiste de l'anti-matière et une jeune fille se retrouvent dans d'improbables sous-sols - ceux de l'accélérateur? -, telles deux âmes errantes. Pendant ce temps, en surface, l'épouse du scientifique et la jumelle de la jeune fille, qui viennent de se rencontrer par le plus grand et le plus tumultueux des hasards, font connaissance. Dans une ville en proie aux émeutes et autres braquages, que l'absence de jour et la peur engendrent, elles cherchent à comprendre ce qui leur arrive. La solitude a toujours fait partie de la vie de la jeune fille. Toute petite déjà, elle s'ennuyait dans son immeuble de 30 étages, avec des ruches sur le toit. Décalée où qu'elle soit, tout lui paraissant incongru, bizarre, étrange, comme si tout le monde avait eu le manuel d'utilisation sauf elle. Pour rompre la monotonie de sa vie, pour survivre à un drame terrible, elle s'est réfugiée dans un monde parallèle, dans une réalité comme altérée. Aujourd'hui, réalité ou fiction?, elle s'inquiète pour sa jumelle qui dort, depuis trois semaines, d'un sommeil profond que les médecins n'expliquent pas...
Wazem Pierre ; Peeters Frederik ; Ralenti Albertin
Résumé : Addidas est une petite fille imaginative et solitaire. Frappe e d'une e trange maladie qui la plonge dans des e tats profonds d'inconscience, elle vit dans un monde sans arbre ni ciel bleu. Quand elle de couvre la ve rite sur la mort de sa me re en tombant dans le conduit d'une chemine e, Addidas ne veut plus jamais remonter la -haut. De bute alors pour elle un parcours initiatique, aux limites du re ve, ou elle sera accompagne e d'une cre ature e trange venue des entrailles de la terre, et qui va lui faire de couvrir la re alite de l'univers qui l'entoure.
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)
Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n'a rien à faire. C'est dans cette ambiance de désoeuvrement que l'on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s'affronte, et petit à petit, se frotte au monde ? bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d'enfants, c'est le chaos du monde que l'on devine : l'apprentissage de l'amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l'indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l'instar de Plus ou moins..., Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu'elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.
Frederik Peeters est un animal insaisissable, et comme le prouve son parcours, jamais où on pourrait l'attendre ; Saccage, son nouveau livre, le démontre une fois encore. Saccage, voilà un ouvrage qui défie toute forme de définition, de classification : entre livre d'images et bande dessinée, Saccage dépeint une épopée pleine de tourments, celle d'un homme (prophète ? héraut de l'apocalypse ? ) qui traverse un monde dément, chaotique, baroque, où toute la folie ? et l'histoire ? de l'homme semble se télescoper, se mélanger, pour former un magma empli de visions fantasmagoriques, juxtaposant alors écho d'un enfer bien trop terrestre, jeu de références, et fresque prémonitoire. Fable d'anticipation, allégorie hallucinée, Saccage se lit comme un poème graphique en forme de constat pour le moins amer, et présente un monde en pleine déliquescence, sidérant comme un massacre, effrayant comme un cauchemar ? mais Saccage est bien plus qu'un délire visuel, c'est une véritable oeuvre coup-de-poing, incroyablement habitée par un artiste au sommet de son art, et les dessins sans texte (mais pas "muets"! ) de Frederik Peeters donne alors bien plus à lire que nombre de romans ou d'essais. Dans une bibliographie où le changement et le renouvellement font quasiment office de règle, Saccage pousse le bouchon encore un peu plus loin, et ce livre unique (carrément ! ), joyau torturé et incandescent, marquera, à coup sûr, les esprits de tous les lecteurs qui oseront s'y aventurer.