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Sur les soleils de Houroud (Poèmes)
Watta Chehem
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782738457660
Si Pèlerin d'errance est sous le signe de la marche et des cailloux, Sur les soleils de Houroud est sous celui du corps et du végétal. Dans cette région de la Corne de l'Afrique, les femmes emploient une poudre végétale, Houroud, dont elles se couvrent le visage pour rendre leur peau plus belle et plus soyeuse. Elles brillent alors d'une lumière solaire, féminine, que célèbre le poème ébloui. La beauté devient fête du corps, des yeux et de l'âme. Mais Houroud est aussi l'image du masque, cachant le feu dont brûle la femme et qui va, quelque fois, jusqu'à la consummer. Un feu-soleil qui n'illumine pas mais détruit. Autre végétal, autre étrange feu : le khat, dont les hommes font un usage quotidien. Son soleil est celui d'une euphorie passagère, artificielle (mirkhan), sous lequel rien ne pousse si ce n'est un vent vide qu'une population s'acharne à réclamer sans répit. Rêves vite embrasés et tout aussitôt éteints. Poésie est Houroud : ce qui imprime une forme soyeuse à l'émotion, ce qui fige dans l'évanescence des mots les tremblements du corps et de l'esprit. A moins que tout cela ne soit que sons illusoires, feuilles brûlées et emportées par le Khamsin. Soleil fulgurant et soudain fané, mots masques dévoilant beauté et laideur, par la poudre sonore du langage.
Dans ce Testament du désert, Chehem Watta tente d'échapper aux certitudes, de dépasser la métaphore du monde perdu et d'accepter le dérèglement des horizons nomades. Dans ses "poèmes périssables", il évoque le temps du désert et sa gloire comme un temple tout aussi éphémère pour revenir à la lucidité, accepter d'écrire tous les chaos et la faillite même de la poésie qui constitue un genre littéraire majeur dans cet espace du en monde africain. Ce recueil écrit, comme des petits tableaux de beauté, de déchirement et de fracassement, des carnets de fracas du désert, des errances tant des êtres que des magmas de la terre comme des mots déchiquetés — ourlés dans le silence et le ressac des non-sens — qui semblent effectuer leurs pérégrinations incessantes jusqu'au bout du monde et de son recommencement. Ce Testament du désert tente de poser deux questions : dans quelle(s) langue(s) écrire le désastre des gens du désert ? Comment écrire le silence, lui donner sens, dans une oeuvre poétique ?
Résumé : Dans ce livre porté par une trentaine de nouvelles brèves ou longues, l'auteur évoque des petites vies improbables, des destins éphémères qui s'égrènent au gré des vents et d'errances, des personnages pris entre des secousses, des tremblements, des errements, des rives qui dérivent dans une région parmi les plus tourmentées du monde. Ici, ce sont les pirates, nouveaux diables - aussi téméraires qu'imprévisibles - lancés à l'assaut de grands bateaux chargés comme des villes immenses qui enregistrent ou transcrivent à leur façon les langues, les transes et les tremblements incessants de cette mer Rouge où toutes les armées du monde se croisent et se surveillent mutuellement. Se mêlent dans ces récits intenses, les voix rauques et échouées d'anciens pasteurs nomades : hommes et femmes pris entre les soubresauts de la vie urbaine et du désert âpre, dont le passé et le présent se heurtent ou s'entrechoquent au gré d'aventures et de rencontres, surgis au croisement de la mer Rouge et de l'océan Indien. Berceaux d'aventures et d'errances d'êtres qui dorment toujours d'une tranquillité feinte et le diable, submergé par la colère, participe à l'écriture de ces brefs récits.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.