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Testament du désert
Watta Chehem
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782343147642
Dans ce Testament du désert, Chehem Watta tente d'échapper aux certitudes, de dépasser la métaphore du monde perdu et d'accepter le dérèglement des horizons nomades. Dans ses "poèmes périssables", il évoque le temps du désert et sa gloire comme un temple tout aussi éphémère pour revenir à la lucidité, accepter d'écrire tous les chaos et la faillite même de la poésie qui constitue un genre littéraire majeur dans cet espace du en monde africain. Ce recueil écrit, comme des petits tableaux de beauté, de déchirement et de fracassement, des carnets de fracas du désert, des errances tant des êtres que des magmas de la terre comme des mots déchiquetés — ourlés dans le silence et le ressac des non-sens — qui semblent effectuer leurs pérégrinations incessantes jusqu'au bout du monde et de son recommencement. Ce Testament du désert tente de poser deux questions : dans quelle(s) langue(s) écrire le désastre des gens du désert ? Comment écrire le silence, lui donner sens, dans une oeuvre poétique ?
Foudres" est un recueil dédié aux femmes. Celles que le poète connaît et qu'il croise dans le désert djiboutien, mais aussi à toutes les femmes qui "résistent aux orages et à la puissance des vents destructeurs". La poésie permet ici d'aborder des sujets sensibles auxquels les hommes attachés aux coutumes ancestrales ont du mal à se saisir.
Ouvrir ce livre c'est tenter de se rendre à l'errance d'une parols dans les rues de Djibouti, en sentir l'intrigue comme elle nait sur la quatrième de couverture d'un livre que l'on voudrait ouvrir.
Résumé : Dans ce livre porté par une trentaine de nouvelles brèves ou longues, l'auteur évoque des petites vies improbables, des destins éphémères qui s'égrènent au gré des vents et d'errances, des personnages pris entre des secousses, des tremblements, des errements, des rives qui dérivent dans une région parmi les plus tourmentées du monde. Ici, ce sont les pirates, nouveaux diables - aussi téméraires qu'imprévisibles - lancés à l'assaut de grands bateaux chargés comme des villes immenses qui enregistrent ou transcrivent à leur façon les langues, les transes et les tremblements incessants de cette mer Rouge où toutes les armées du monde se croisent et se surveillent mutuellement. Se mêlent dans ces récits intenses, les voix rauques et échouées d'anciens pasteurs nomades : hommes et femmes pris entre les soubresauts de la vie urbaine et du désert âpre, dont le passé et le présent se heurtent ou s'entrechoquent au gré d'aventures et de rencontres, surgis au croisement de la mer Rouge et de l'océan Indien. Berceaux d'aventures et d'errances d'êtres qui dorment toujours d'une tranquillité feinte et le diable, submergé par la colère, participe à l'écriture de ces brefs récits.
Parler de soi aux siens, sans penser d'abord à l'extérieur, en sachant d'où l'on vient, en laissant éclater sa fierté d'être ce que l'on est. Parler de Djibouti aux Djiboutiens dans cette autre langue, française, qui n'est ni maternelle ni paternelle mais qui, lentement appropriée, est venue habiter la bouche, beurre baratté par l'histoire, expression peut-être incongrue et pourtant là.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.