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Cahier de brouillon des poèmes du désert
Watta Chehem
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738476067
Le vent ride le sable puis efface ou recompose les vagues qu'il a dessinées. La caravane abandonne un sillage d'empreintes discontinues comme une écriture inconnue. Le poète nomade pose des phrases-traces et monte des tentes calligrammes sur l'espace vide de la page. Architectures frêles des poèmes qui n'ont d'existence que par l'assemblage nécessaire mais hasardeux de mots et des métaphores. Tirés des possibles, voués peut-être à la rature du temps. les poèmes-signes indiquent un quelque part - oasis ou paradis - o0 couleraient l'eau. le lait et le miel de la Poésie toute entière ; ils ne sont encore qu'un brouillon. qu'une forme provisoire d'un autre poème, celui qui demeure caché juste : derrière l'horizon. Cinq chants au lyrisme contenu et épuré : le premier, à deux voix, oh l'homme et la femme modulent l'éblouissement d'une rencontre ; les quatre autres sont ceux d'une solitude où se mêlent les rumeurs rauques de la ville marine. la mémoire diffuse mais enveloppante du nomade, la brûlure d'être déchiré, l'interrogation lancinante sur soi et sur Vautre. Bruissement sourd d'une voix douloureuse. entaille sur le silence, et ce sillage quelque pan dans le coeur de ceux qui l'auront écouté et vu.
Le livre de Chehem Watta ne vise pas la démonstration, ni l'exégèse, il est poème, cantique d'amour à Rimbaud, à la corne d'Afrique et à l'union des deux, reconnaissance et prière. Un livre exigeant. Il réclame qu'on fasse silence, qu'on taise toutes les rumeurs prosaïques de notre quotidien, qu'on se rende disponible". Extrait de la préface de Claude JEANCOLAS
Résumé : Dans ce livre porté par une trentaine de nouvelles brèves ou longues, l'auteur évoque des petites vies improbables, des destins éphémères qui s'égrènent au gré des vents et d'errances, des personnages pris entre des secousses, des tremblements, des errements, des rives qui dérivent dans une région parmi les plus tourmentées du monde. Ici, ce sont les pirates, nouveaux diables - aussi téméraires qu'imprévisibles - lancés à l'assaut de grands bateaux chargés comme des villes immenses qui enregistrent ou transcrivent à leur façon les langues, les transes et les tremblements incessants de cette mer Rouge où toutes les armées du monde se croisent et se surveillent mutuellement. Se mêlent dans ces récits intenses, les voix rauques et échouées d'anciens pasteurs nomades : hommes et femmes pris entre les soubresauts de la vie urbaine et du désert âpre, dont le passé et le présent se heurtent ou s'entrechoquent au gré d'aventures et de rencontres, surgis au croisement de la mer Rouge et de l'océan Indien. Berceaux d'aventures et d'errances d'êtres qui dorment toujours d'une tranquillité feinte et le diable, submergé par la colère, participe à l'écriture de ces brefs récits.
Foudres" est un recueil dédié aux femmes. Celles que le poète connaît et qu'il croise dans le désert djiboutien, mais aussi à toutes les femmes qui "résistent aux orages et à la puissance des vents destructeurs". La poésie permet ici d'aborder des sujets sensibles auxquels les hommes attachés aux coutumes ancestrales ont du mal à se saisir.
Si Pèlerin d'errance est sous le signe de la marche et des cailloux, Sur les soleils de Houroud est sous celui du corps et du végétal. Dans cette région de la Corne de l'Afrique, les femmes emploient une poudre végétale, Houroud, dont elles se couvrent le visage pour rendre leur peau plus belle et plus soyeuse. Elles brillent alors d'une lumière solaire, féminine, que célèbre le poème ébloui. La beauté devient fête du corps, des yeux et de l'âme. Mais Houroud est aussi l'image du masque, cachant le feu dont brûle la femme et qui va, quelque fois, jusqu'à la consummer. Un feu-soleil qui n'illumine pas mais détruit. Autre végétal, autre étrange feu : le khat, dont les hommes font un usage quotidien. Son soleil est celui d'une euphorie passagère, artificielle (mirkhan), sous lequel rien ne pousse si ce n'est un vent vide qu'une population s'acharne à réclamer sans répit. Rêves vite embrasés et tout aussitôt éteints. Poésie est Houroud : ce qui imprime une forme soyeuse à l'émotion, ce qui fige dans l'évanescence des mots les tremblements du corps et de l'esprit. A moins que tout cela ne soit que sons illusoires, feuilles brûlées et emportées par le Khamsin. Soleil fulgurant et soudain fané, mots masques dévoilant beauté et laideur, par la poudre sonore du langage.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.