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Georg Simmel sociologue
Watier Patrick
CIRCE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782842421021
Georg Simmel (Berlin 1858 - Strasbourg 1918) est de nos jours considéré comme un des pères fondateurs de la sociologie. Il s'est proposé de délimiter le domaine de cette nouvelle discipline et introduit les concepts de forme de socialisation et d'action réciproque qui sont devenus centraux pour la compréhension de sociétés en devenir. Mais il serait réducteur de ne voir en Simmel qu'un sociologue, et l'ouvrage se propose aussi de présenter ses analyses de la modernité qui touchent aux valeurs, à l'argent, à la culture, aux modifications des conceptions de l'individu, à la mode et aux sens. On soulignera aussi qu'il est le seul parmi les fondateurs à poser le problème du caractère sexué de la culture. L'ouvrage présente les différentes facettes de cette oeuvre, théorie de la connaissance, sociologie pure, digressions et essais, facettes dont l'unité dernière se révèle dès que l'on fait droit à la possibilité d'une mise en forme plurielle et toujours rigoureuse du réel.
Monchatre Sylvie ; Muller Laurent ; Watier Patrick
Après une carrière débutée à Berlin, Georg Simmel (1858-1918) a vécu et enseigné à Strasbourg, où il a été nommé en 1914. Souvent réduite à une psychologie sociale aux dimensions étriquées, sa pensée gagne à être revisitée pour en apprécier à leur juste mesure la profondeur, la pertinence, et la fécondité. Le présent ouvrage rend compte de la pluralité des lectures que son oeuvre a suscitées, en France et en Allemagne, et invite à de nouvelles appropriations. Il rassemble des écrits originaux de Georg Simmel ainsi que des contributions restituant sa place dans les théorisations du social, mais également les lignes de clivages théoriques et historiques sur lesquelles il se situe. La position de Simmel pendant le premier conflit mondial, ses textes de guerre ainsi que ses cours de pédagogie sont mis en perspective. L'ouvrage rend également compte des éclairages que peut apporter la pensée de Simmel aux recherches empiriques. Il donne ainsi à voir la diversité de ses usages possibles, au-delà des objets qu'il a classiquement investis et thématisés, notamment pour la sociologie du travail et du militantismee.
Dans un petit dictionnaire très personnel, l'auteur détourne des expressions ou mots de la langue française et en tire des définitions percutantes, souvent drôles ("couche-tôt : homme ou femme de petite vertu"), parfois un brin nostalgiques ("vieillesse : beauté antérieure"). Mêlant subtilement langage classique et argot, il aborde des thèmes profonds tels que l'amour, la relation à l'autre ou la mort sur un ton toujours juste et en une parfaite maîtrise de la langue de Molière. Au sein d'une mise en pages épurée laissant toute sa place aux mots, quelques photos noir et blanc, prises par l'auteur lui-même, viennent appuyer l'ambiance poétique de l'ouvrage.
Résumé : C'est quoi l'eau ? Quel est son rôle dans l'équilibre de la nature ? L'eau, elle sert à quoi et à qui ? Comment agir pour la protéger ? Découvre l'essentiel pour comprendre l'importance de l'eau et les menaces qui pèsent sur elle, mais aussi les solutions que les hommes inventent pour la protéger. Car sans eau il n'y a pas de vie ! Et pour continuer demain à profiter de ce trésor que l'on appelle "l'or bleu", c'est aujourd'hui qu'il faut agir, tous ensemble. Au fil des pages, tu pourras apprendre les gestes écolos à faire au quotidien, et devenir à ton tour un véritable citoyen écoresponsable. En bonus : une préface du navigateur Roland Jourdain, et des écogestes de sportifs célèbres, tous membres de l'association Water Family. La Water Family, c'est l'histoire de passionnés de nature et de sport qui ont voulu comprendre le trajet d'une goutte d'eau de la montagne à l'océan. Depuis 2009, cette association sensibilise à préserver l'eau, notre santé et la planète en valorisant les bonnes actions. S'appuyant dès ses débuts sur des sportifs engagés, elle fédère aujourd'hui plus de 150 ambassadeurs, champions scientifiques et explorateurs.
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
C'est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour , et c'est par cela même qu'il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé". (Rilke à Merline, le 28 septembre 1920). Rainer Maria Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l'amour, des premiers regards échangés à la douleur de l'absence. Au-delà de l'expérience intime, à côté des grands poèmes métaphysiques où s'inscrit une métaphysique de l'amour, le poète s'adresse dans les poèmes réunis dans ce volume à la Bien-Aimée : femme multiple et unique, pensée (mais non rêvée), extrêmement proche et extrêmement lointaine en même temps, dans la figure de laquelle s'opère la transmutation du discours amoureux en discours poétique.
Anna Akhmatova (1889-1966) eut très tôt conscience d'avoir donné la voix aux femmes dans la poésie russe en leur " apprenant à parler de l'amour ". Dès ses deux premiers recueils Le Soir et Le Rosaire, parus en 1912 et 1914, elle devient une star avant la lettre, étant imitée par les jeunes femmes dans sa façon de s'habiller et de se coiffer, suscitant surtout une multitude de vocations poétiques et d'épigones durant des décennies, en dépit même de l'ostracisme officiel, de l'interdiction de publier qui la frappera en 1926-1939, puis de 1946 à 1958. Aujourd'hui encore, les jeunes mariées se voient offrir un livre de celle qui pour les russophones restera à jamais le chant même de l'amour. La nouveauté radicale d'Akhmatova, qui représentait aux côtés de Goumiliov et Mandelstam le mouvement acméiste appelé à rompre avec le flou métaphysique et formel du symbolisme, résidait moins dans la " déferlante amoureuse " de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant " puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques ", elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l'aventure amoureuse. " L'héroine lyrique, comme le notait dès 1923 le grand critique russe Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l'émouvant et le sublime au terrestre et à l'effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l'humilité monastique à la passion et la jalousie ".
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...