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Bergson et la religion. Nouvelles perspectives sur Les Deux Sources de la morale et de la religion
Waterlot Ghislain
PUF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782130563273
S'il est très diffusé et lu lors de sa parution en 1932, le livre intitulé Les Deux Sources de la morale et de la religion est moins commenté et discuté que les précédents ouvrages de Bergson, en particulier L'Evolution créatrice. Comme il ouvrait des perspectives très audacieuses et inattendues à l'époque, la majorité des philosophes, des sociologues ou des théologiens ont été, pour des raisons différentes, soit mal à l'aise, soit hostiles. La situation a changé. La théologie accepte aujourd'hui les questions provocantes. Il est devenu légitime d'interroger le champ religieux, en particulier l'expérience mystique, en philosophe; et le débat sociologique sur les religions a gagné en sérénité. Dans un horizon de nouveau ouvert, cet ouvrage collectif réunit de grands spécialistes de Bergson et de jeunes chercheurs prometteurs. Il compte aussi la présence de plusieurs théologiens, réputés pour leur connaissance du catholicisme, du protestantisme et du judaïsme. Enfin, des philosophes spécialisés dans le champ de la sociologie ont apporté leur contribution. Doté d'une longue introduction qui rappelle les enjeux des Deux Sources, il comprend aussi une bibliographie très complète et détaillée qui constitue un excellent instrument de travail. Centré sur la religion, cet ouvrage interroge pourtant l'ensemble des Deux Sources, car morale et religion ne sont jamais radicalement séparées chez Bergson. Au terme, on s'aperçoit que l'oeuvre recèle des perspectives de questionnement très riches et encore peu explorées. Avec d'autres publications toutes récentes, parmi lesquelles on compte l'édition critique des Deux Sources, ce livre est une invitation à reprendre la lecture d'une oeuvre philosophique majeure qui a conservé sa fraîcheur et une grande actualité. Biographie de l'auteur Ghislain Waterlot enseigne la philosophie et l'éthique à l'Université de Genève, dans le cadre de la Faculté de théologie protestante. Directeur de l'Institut Romand de Systématique et d'Ethique (IRSE), ses recherches portent sur les questions relatives à l'expérience religieuse et au mysticisme, ainsi que sur le problème de la religion civile. Ces dernières années, une part importante de ses travaux a été consacrée à l'étude de Rousseau et de Bergson. Il a publié, aux Presses Universitaires de France, Rousseau. Religion et politique (2004, ouvrage traduit en espagnol).
Aucun philosophe n'a seulement influé sur les m?urs de la rue où il demeurait ". Ce propos que Voltaire se plaît à répéter ne s'applique pas à lui-même, qui influence non seulement la vie de Ferney mais celle de l'Europe entière. C'est que Voltaire, avant d'être philosophe, est un homme ouvert à l'action. A cette vertu, les Calas, doivent leur salut et la justice sa révolution. Hanté par l'injustice, le patriarche de Ferney ne cessera, à partir de l'affaire Calas, de répéter que la justice et ses institutions doit être indépendante de la religion. Il prônera inlassablement la tolérance comme seul remède au fanatisme dans un monde divisé par la multiplicité des sectes et des croyances. Surtout il saluera en l'?uvre de Beccaria l'aurore d'une justice profondément renouvelée selon les principes de la philosophie. Voltaire se veut donc le héraut d'une révolution qui se prépare. Comme il le dit lui-même. Il n'aura pas le plaisir d'en être le témoin. Mais sa grande ombre est présente aux débats de la Constituante débouchant sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et sur un nouveau Code pénal. A l'heure où les démocrates doutent de leur justice, la voix de ce procureur des Lumières peut encore nous instruire.
Résumé : De quoi parle-t-on quand il s'agit de mystique ? Comment l'Université s'est-elle rapportée aux textes mystiques depuis qu'ils ne sont plus le monopole du regard théologique ? A quels débats ont-ils donné lieu et à quel enrichissement de notre connaissance de l'homme ? Ces questions délicates et importantes, cet ouvrage les aborde de front et institue un dialogue des disciplines entre savants de nombreux pays (Angleterre, Belgique, Danemark, Etats-Unis, France, Israël, Italie, Suisse). Selon quelles grandes lignes ? D'abord en examinant à nouveaux frais la confrontation et les relations complexes entre théologie et philosophie et plus largement les sciences humaines. Ensuite en reconstituant de grands itinéraires académiques relatifs à l'étude de la mystique. Egalement en étudiant les entrecroisements et les débats parfois biaisés entre enjeux savants et enjeux idéologiques, voire politiques. Enfin en considérant les voies nouvelles de la recherche académique sur l'expérience et le discours mystiques. Ce livre se veut une contribution à la connaissance d'un champ scientifique qui retrouve aujourd'hui une actualité forte.
Vous désirez nourrir votre réflexion sur les problèmes d'éthique, et vous tenir informé sur les recherches actuelles : La Revue d'éthique et de théologie morale vous propose, chaque trimestre, grâce à ses articles universitaires et critiques, d'être aux avant-postes des questionnements et débats contemporains. Une revue et une réflexion uniques en francophonie Cette revue catholique, ouverte sur des approches différentes, vous permet de faire le point sur l'état de la recherche grâce à une politique internationale d'auteurs, tous reconnus dans leur secteur d'activité. Une approche pluridisciplinaire Chaque numéro, grâce à la collaboration de spécialistes des différentes disciplines, présente un ensemble d'articles portant sur l'éthique, la bioéthique, la morale, la théologie, la philosophie, les sciences humaines, et permettant de bien situer les questions, de faire apparaître les enjeux et d'envisager les lignes d'action. Un hors-série thématique par an en partenariat avec l'Association de théologiens pour l'étude de la morale (ATEM).
Résumé : Hantée depuis son plus jeune âge par l'évocation des camps et la révélation du pire dont l'homme est capable contre ses semblables, Laure Borgomano se demande ce qui permet aux hommes et aux femmes ordinaires non seulement de survivre, mais aussi de résister. Qu'on soit leur victime ou leur complice, les bourreaux nous entraînent hors de notre humanité : lorsqu'on n'est ni saint ni héros, où puise-t-on la ressource de résister pour rester humain ? Dans ce que l'auteure appelle la " réserve " , ouvrant ainsi une enquête de philosophie pratique et politique. Car le mot de réserve est riche de sens et de ressources : il dit à la fois ce qui empêche (la pudeur, le retrait, la patience) et ce qui secourt (la culture, l'imaginaire, les souvenirs et l'espérance). En gardant vivantes une culture et une pudeur indestructibles qui font lien entre passé et avenir, la réserve dilate l'espace confiné de la violence. Réserve des ressources du passé pour résister aux forces de destruction du présent et imaginer encore un avenir, cet espace-temps de médiations entre passé, présent et futur permet un au-delà de soi qui est peut-être la définition même de la résistance. En déployant toutes les ressources insoupçonnées du mot " réserve " , Laure Borgomano nous offre à son tour une réserve lumineuse dans laquelle puiser par temps de crise.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Lorsque ces Réflexions sur la peine capitale sont parues, en 1957, la guillotine fonctionnait encore en France, pour les crimes de droit commun, et plus souvent encore pour ceux liés à la guerre d'Algérie. Quand ce livre a été mis à jour pour la dernière fois, en 1979, presque vingt ans après la mort d'Albert Camus, la peine de mort était encore en vigueur en France. Moins de deux ans plus tard, Robert Badinter, nommé garde des Sceaux, fit voter l'abolition par le Parlement le 9 octobre 1981. Pour autant, le débat ne s'est pas interrompu. Il s'est déplacé et il s'est élargi, en devenant international. Si l'abolition a prévalu en Europe et gagné du terrain partout dans le monde, la peine de mort est encore appliquée dans de nombreux pays, parfois à grande échelle. Il nous a paru intéressant d'apporter au débat ces Réflexions d'Arthur Koestler et d'Albert Camus qui n'étaient plus disponibles.
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge Arle
La vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.