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La septième rencontre
Wassmo Herbjorg
GAIA
24,60 €
Épuisé
EAN :9782910030902
A l'occasion d'un vernissage dans une galerie norvégienne, Gorm, anonyme, guette les apparitions de Rut, la peintre qui est ce jour-là à l'honneur. Derrière les apparats et les frasques des uns et des autres, il sait pourquoi il est là. Et se souvient. Gorm naît dans une famille bourgeoise, au père souvent absent et à la mère dépressive et mystique. Réservé, il peine à trouver sa place, autant avec ses camarades de jeux que dans sa famille. Rut ne vit pas sur le continent mais sur une île, dans un milieu modeste. Elle veille sur son frère Jørgen, son jumeau, marqué à vie par sa naissance retardée. Leur père est un prédicateur à succès, auquel la mère jette toutes les grossièretés dont elle est capable. La première fois que Gorm et Rut se croisent, c'est le drame. Gorm blesse Rut par accident. Le souvenir de l'autre n'aura alors de cesse de les hanter. Et de les accompagner alors qu'ils grandissent, s'affranchissent de leur milieu, découvrent l'émoi. Ils se croiseront parfois. Se chercheront encore. Mais tous deux savent qu'ils sont l'un à l'autre, à jamais. Aujourd'hui est le jour de leur septième rencontre. De l'écriture tranchée et sensuelle qui a fait le succès du Livre de Dina, Herbjørg Wassmo nous plonge dans les turbulents méandres d'un lien indéfectible.
J'avais besoin d'une alternative à l'angoisse et au sang. Ainsi, je les regardais. Je reniflais leur odeur. Me tenais près d'elles chaque fois que je le pouvais. En faisais l'objet de ma convoitise pendant que je galopais sur les champs couverts de gelée blanche. Cela m'aidait à tenir le reste à distance. Les canons. Les incendiés. Les corps d'hommes maltraités. Ceux qui revenaient du front le soir, ceux qui avaient encore la faculté de penser, étaient comme moi, ils fumaient et pinçaient les filles, buvaient et dormaient. Quelquefois, ils chantaient. Il y en avait un qui avait amené un vieil orgue de Barbarie. Les femmes étaient comme la musique. Terriblement présentes. Physiquement. Et cependant inaccessibles. Présentes pour nous provoquer ou nous émouvoir. Un état d'âme. Jamais permanent. Elles finissaient toujours par quitter la pièce. Les livres, et les rêves par contre, on pouvait les emporter avec soi, Même jusqu'ici. Dans l'enfer. Je ne sais pas s'il m'est arrivé de rêver depuis que j'ai tué Karna.
Tora, petite rouquine née des amours de sa mère avec un soldat allemand pendant l'Occupation, grandit dans un village norvégien fruste et austère. Régulièrement violentée par son beau-père infirme, elle trouve auprès de sa tante Rakel la tendresse et la force qui l'aideront à devenir, peu à peu, adulte. Violent, charnel, magnifiquement écrit, ce premier volet de la trilogie de Tora, qui concilie l'art du la narration et le sens des personnages, a été couronné par le prix du Conseil nordique. Mais c'est surtout une oeuvre universelle, qui pose sur l'enfance, l'adolescence, l'éveil de la sensualité, la condition féminine, un regard plein de justesse et de retenue. Les deux autres volumes de ce grand succès de la littérature contemporaine norvégienne. La Chambre silencieuse et Ciel cruel, seront prochainement disponibles dans la collection Babel.
Figé dans un linceul de glace, à l'extrême pointe de la Norvège, le Nordland est un pays de fin du monde. [...] Là-bas, se déchaîne une furie, une femme, Dina, que la mort suit comme son ombre. Enfant, Dina est frappée par le destin, par la main de Dieu ou par celle du diable. Ou par les trois. Elle tue sa mère. Maudite par son entourage, abandonnée à elle-même, elle grandit, sauvage et, surtout, libre. Dès lors, Dina, arrogante, farouche, ira, seule, sur un long chemin de hargne. [...] Le Livre de Dina est un long requiem, un chant de douleur et de violence, de folle passion et d'insondable solitude. Ici, l'amour est une danse effrénée et voluptueuse, une torture, une mise à mort. Herbjorg Wassmo dirige son tumultueux personnage d'une plume rapide, sensuelle, vertigineuse. Elle dompte les mots, les images, les sens, tout comme sa Dina asservit son étalon ou ses amants, assouvit sa rage de vivre. Sans palabres." Martine Laval, Télérama.
On a toujours mille et une raisons de divorcer... et de le regretter ! Ces Petites histoires croquent avec délices les travers de chacun, la difficulté d'avoir envie des mêmes choses au-delà de cinq ans de vie commune, l'exigence d'exister AUSSI comme individu. Quelques portraits au vitriol : homme ou femme, divorcés, enfin seuls ! enfin libres ! mais... libres de quoi, déjà ? Car la vie est cruelle : une fois seul(e), pourquoi faut-il que ce qui nous agaçait le plus nous manque soudain ? Comme si le divorce était le meilleur moyen de se retrouver à gérer l'emploi du temps de 8 personnes une semaine sur deux... C'est caustique et gouleyant, c'est Katarina Mazetti.
Quatre voix qui témoignent de l'horreur. Une victime et trois bourreaux. Quatre archanges, messagers de leurs destins à jamais liés. Esdras est un clochard qui fait le singe sur un banc public à Nice. Le Duc est en taule, réduit à un tronc, quelque part dans le nord de l'Europe. Le Fils est mort, assassiné dans un train qui fuyait Zagreb. Et puis il y a Senka, la jeune fille de 13 ans, la fille-fantôme, "l'Ombre", comme le signifie aussi ce prénom serbo-croate. Une ombre qui hante ses bourreaux. Car Senka est morte, violée et assassinée, avec toute la barbarie dont l'Homme est capable, dans un pays en guerre. Senka qui "n'est plus rien. Sinon un beau murmure sur les lèvres de son assassin". Senka, condamnée à vivre dans l'immensité poussiéreuse de l'Eternité, descend parfois sur terre et s'assoit sur les genoux de ses bourreaux: "Allez mon vieux; pense à moi. Ne m'oublie pas. Si tu m'oublies, je n'existe plus".
L?extrême nord de la Norvège, à la fn du XIXe siècle. Benjamin Gronelv rentre au pays après ses études de médecine à Copenhague. Les retrouvailles sont tumultueuses avec ce pays froid et désertiques, isolé entre la mer et les montagnes. Le comptoir de Reinsnes n?attire plus guère de monde, et les étagères de la boutique d?Anders restent vides depuis que le vapeur ne vient plus faire escale ici. C?est un Benjamin adulte qui vient exercer dans ce coin retiré ses fonctions de médecin. Et il ne rentre pas seul: il débarque sur le quai avec un paquet gigotant et hurlant sous le bras, Karna, sa flle, fruit d?amours illicites avec une infrmière danoise morte en couches. Alors que Benjamin tente de réapprivoiser ledomaine et son enfance, à travers l?ombre de sa mère Dina absente depuis tant d?années, et sous le regard farouche de Hanna, l?amie de tous les jeux d?enfance et d?adolescence, Karna grandit et s?invente un univers. Elle s?ouvre au monde qui l?entoure, découvre l?affection féminine auprès des domestiques, se débat dans les amours emmêlées de son père lorsque vient en visite une autre Anna, celle de Copenhague, et passe des heures au grenier en compagnie d?une grand-mère fantasmée. Karna découvre la Norvège et s?éveille à la vie, et aux passions qui la déchirent.
Lisbeth a 42 ans, une jolie petite maison au bord de la mer, un travail qu'elle adore. Bon, elle est célibataire, ce qui vaut toujours mieux que d'être malheureuse en amour. Mais à l'approche de Noël, tout tourne mal. Sa direction veut réduire ses heures de cours, au profit d'un champion de ski - un homme. Son ancien petit ami surgit sur le pas de la porte, lassé de sa pulpeuse fiancée. Sa soeur veut accoucher à la maison. La fille de sa meilleure amie a des ennuis avec la police. Cerise sur le gâteau : maman veut démarrer les festivités de Noël à 11h du matin. Une histoire chaleureuse, drôle et légèrement décalée sur ce que nous attendons de nous-mêmes et des autres. Il y est question de solitude et d'amitié, de gros mensonges et de petits arrangements pour obtenir ce qu'on souhaite. De la possibilité de trouver l'amour... Et de jambes cassées - ah la magie de Noël !