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Fils de la providence. Tome 2
Wassmo Herbjorg
10 X 18
8,90 €
Épuisé
EAN :9782264034540
J'avais besoin d'une alternative à l'angoisse et au sang. Ainsi, je les regardais. Je reniflais leur odeur. Me tenais près d'elles chaque fois que je le pouvais. En faisais l'objet de ma convoitise pendant que je galopais sur les champs couverts de gelée blanche. Cela m'aidait à tenir le reste à distance. Les canons. Les incendiés. Les corps d'hommes maltraités. Ceux qui revenaient du front le soir, ceux qui avaient encore la faculté de penser, étaient comme moi, ils fumaient et pinçaient les filles, buvaient et dormaient. Quelquefois, ils chantaient. Il y en avait un qui avait amené un vieil orgue de Barbarie. Les femmes étaient comme la musique. Terriblement présentes. Physiquement. Et cependant inaccessibles. Présentes pour nous provoquer ou nous émouvoir. Un état d'âme. Jamais permanent. Elles finissaient toujours par quitter la pièce. Les livres, et les rêves par contre, on pouvait les emporter avec soi, Même jusqu'ici. Dans l'enfer. Je ne sais pas s'il m'est arrivé de rêver depuis que j'ai tué Karna.
Fille des amours " illicites " d'une Norvégienne et d'un occupant allemand, Tora a grandi dans l'atmosphère coupable de la maison à la véranda aveugle ; La voici désormais au seuil d'une adolescence difficile, soumise à la malédiction d'une petite communauté de pêcheurs qui n'a pas oublié la faute de sa mère et qui, à travers le destin de Tora, semble conjurer ses propres hontes, ses propres interdits. C'est alors que Henrik, beau-père incestueux de la jeune fille, sort de la prison et rejoint le foyer familial... Violente, charnelle, toujours très visuelle, l'histoire de Tora apporta à Herbjorg Wassmo, dès sa première publication, une immédiate consécration. En France n'avait encore paru que la première " époque " de ce grand roman en forme de trilogie, qui concilie somptueusement l'art de la narration et la volonté d'éclairer la mémoire ou l'inconscient collectif d'un pays à travers l'irremplaçable témoignage de la fiction.
Si récente qu'elle soit, la Trilogie de Herbjorg Wassmo est déjà considérée en Norvège comme un des grands classique de la littérature. Le public, dans ce public de quatre millions d'habitants, a fait monter les ventes à près de cent cinquante mille exemplaires. Les autorités littéraires ont décerné au premier volume, La Véranda aveugle, l'année même de sa parution (1981), le très envié prix du Conseil nordique. Voici donc l'histoire de Tora, l'adolescente née des amours de sa mère avec un soldat allemand pendant l'Occupation et violentée par son beau-père, le maléfique Henrik. Il ne faut pas s'enfoncer bien loin dans la lecture de cette ?uvre pour comprendre son succès paradoxal : c'est que l'enfance, l'adolescence, la sexualité, la condition féminine sont ici révélées par un si juste regard que les protagonistes, à la manière de ceux de Knut Hamsun, imposent leur vérité par-dessus leurs différences, leur universalité à travers leurs particularismes.
Figé dans un linceul de glace, à l'extrême pointe de la Norvège, le Nordland est un pays de fin du monde. [...] Là-bas, se déchaîne une furie, une femme, Dina, que la mort suit comme son ombre. Enfant, Dina est frappée par le destin, par la main de Dieu ou par celle du diable. Ou par les trois. Elle tue sa mère. Maudite par son entourage, abandonnée à elle-même, elle grandit, sauvage et, surtout, libre. Dès lors, Dina, arrogante, farouche, ira, seule, sur un long chemin de hargne. [...] Le Livre de Dina est un long requiem, un chant de douleur et de violence, de folle passion et d'insondable solitude. Ici, l'amour est une danse effrénée et voluptueuse, une torture, une mise à mort. Herbjorg Wassmo dirige son tumultueux personnage d'une plume rapide, sensuelle, vertigineuse. Elle dompte les mots, les images, les sens, tout comme sa Dina asservit son étalon ou ses amants, assouvit sa rage de vivre. Sans palabres." Martine Laval, Télérama.
Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.
Quatrième de couverture Un grand-père fou, une mère servante, un père qui est le plus pauvre des cordonniers d'Odense, où il naît en 1805. Àquatorze ans, il arrive à Copenhague, vit dans le quartier des prostituées, s'essaie au chant, à la danse, à l'art dramatique, tombe amoureux d'une petite bossue, plus tard d'une prestigieuse cantatrice, sans d'ailleurs avoir avec elles ni avec aucune autre femme le moindre rapport. Des romans, des poèmes, des pièces de théâtre. Puis les merveilleux contes. Très vite, le fils du plus pauvre des cordonniers d'Odense devient un des hommes les plus célèbres et fêtés d'Europe : traduit en quinze langues (et jusqu'en bengali !), il est invité par les souverains dans leurs châteaux, accueilli à Weimar comme un autre Goethe et, lorsqu'il va à Londres, c'est chez Dickens qu'il descend. Le Conte de ma vie s'achève en 1875, au moment où «le vilain petit canard» va rejoindre au pays de «la reine des neiges» «la petite marchande d'allumettes » et «la fée au sureau».
Quatrième de couverture Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre. Par la grâce d’une narration où chaque mot est à sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune pêcheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la nôtre, puis son espoir aussi. Entre ciel et terre, d’une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation…
«Maintenant, il ferait bon dormir jusqu?à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d?ange virevoltent doucement, où il n?y a rien que la félicité de celui qui vit dans l?ignorance de soi.» Lorsque Jens le Postier arrive au village, gelé, il est accueilli par Helga et le gamin qui le détachent de sa monture avec laquelle il ne forme plus qu?un énorme glaçon. Sa prochaine tournée doit le mener vers les dangereux fjords du nord qu?il ne pourra affronter sans l?assistance d?un habitué des sorties en mer. De son côté, le gamin poursuit sa découverte de la poésie et prend peu à peu conscience de son corps, des femmes, et de ses désirs. C?est lui qu?on envoie dans cet enfer blanc, «là où l?Islande prend fin pour laisser place à l?éternel hiver», y accompagner Jens dans son périple. Malgré leur différence d?âge, leurs caractères opposés, ils n?ont d?autre choix que de s?accrocher l?un à l?autre, s?accrocher à leurs amours éloignées, pour ne pas céder à l?impitoyable nature. Avec une délicatesse poétique singulière, Jón Kalman Stefánsson nous plonge dans un nouveau parcours à travers les tempêtes islandaises. Au milieu de la neige et de la tentation de la mort, il parvient à faire naître une stupéfiante chaleur érotique, marie la douceur et l?extrême pour nous projeter, désarmés et éblouis, dans cette intense lumière qui «nous nourrit autant qu?elle nous torture».