Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'héritage d'Auguste Comte. Histoire de "l'église positiviste" (1849-1946)
Wartelle Jean-Claude
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782747518024
Vingt ans après avoir ricané du lancement de la religion saint-simonienne par ses ex-condisciples, Auguste Comte aperçut la sécheresse de sa philosophie positive et développa à son tour une religion dont il se proclama Grand-Prêtre. Etudier la religion positiviste, religion démontrable dont le Grand-Être n'était autre que l'Humanité est un fructueux exercice de sociologie. Ni la grandeur, ni le charme, ni le ridicule n'en sont absents. Cette religion eut des adeptes pendant un siècle. Sans négliger l'étude de son idéologie, cet ouvrage privilégie la présentation des hommes et des femmes qui y furent engagés. Règle sociologique oblige, les divergences, les antagonismes, les excommunications jalonnèrent cette histoire religieuse. Une des originalités du livre consiste en son illustration. Soucieux des remarques de Stuart Mill sur le déficit d'humour du nouveau Grand-Prêtre français, l'auteur a tenté d'adoucir cette condamnation. L'irruption de ces images sera jugée plus ou moins bienvenue mais certaines revendiquent une authentique ambition pédagogique.
Espérer ! Est-il nécessaire de rappeler l'intensité de ce besoin. L'espérance est aussi intimement liée à notre action morale que la respiration l'est à notre vie. Lorsqu'elle succède à l'angoisse, l'espérance provoque une sensation de délivrance qu'on voit s'exprimer par un plus intense battement de notre coeur : elle est aussi vaste que notre aspiration la plus secrète, aussi tenace et persévérante que notre soif de vivre, et suscite en nous une idée du bonheur, si lointain qu'il paraisse. "La Certitude de l'Espérance" ! Pourquoi ce titre ? Si étrange qu'il soit, il n'est contradictoire qu'en apparence. Sans certitude, l'espérance n'est plus qu'une fumée, une vapeur, une illusion ; c'est elle au contraire qui en fait une force, un bien, une vertu. C'est la certitude qui rend parfait celui qui espère : ce n'est donc pas de n'importe quelle espérance qu'il s'agit. Il en est d'illusoires, dont il faut se défaite, parce qu'elles ne procèdent pas de Dieu, ni ne tendent vers lui. L'espérance trompeuse, spes fallax, n'a cessé d'être dénoncée, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, et comment ne le serait-elle pas ? Mais il en est une qui ne trompe pas, parce que "Dieu n'a pas fait la mort, et ne prend pas plaisir à la perte des vivants" . L'espérance du chrétien est certaine, parce qu'elle est fondée, non sur une spéculation, mais sur la conduite de sa vie. La foi qui anime ces pages est celle que Dieu préfère : l'Espérance !
L'affaire Louis XVII, c'est celle du masque de fer!... disait déjà le duc Decazes en 1817. Selon l'histoire officielle, le jeune Louis XVII, duc de Normandie, serait mort dans sa prison du Temple le 8 juin 1795. Mais alors, pourquoi en 1834 deux faux dauphins, Charles Naundorff et le baron de Richemont, se proclameront-ils avec tant de force, et jusqu'à leur mort, fils du roi Louis XVI? Et s'ils avaient, tous deux, raison? De grands personnages au XIXe siècle, soutiendront ces deux hommes courageux et persévérants. On peut citer, entre autres, pOUr CHARLES NAUNDORFF, Madame de Rambaud, berceuse du Dauphin, Monsieur de Brémond, secrétaire de Louis XVI et, pour le BARON DE RICHEMONT, le vicomte Xavier Arragonès d'Orcet, le vicomte Sosthènes de la Rochefoucauld, duc de Doudeauville, aide de camp du roi Charles X. En fait, le mystère du Temple comporte un double secret, qui est le secret du Roi, celui du comte de Provence, oncle du petit roi Louis XVII, dont il prit indûment le trône. Le mensonge républicain est ainsi en place depuis plus de deux siècles. Suite à de longues enquêtes quasi-policières, Michel Wartelle résout cette énigme, qui passionne, encore aujourd'hui, aussi bien les amateurs d'Histoire que les royalistes. Le présent ouvrage comporte de nombreuses illustrations, des expertises graphologiques de l'écriture de la reine Marie-Antoinette et de celle de son fils Louis-Charles, qu'elle appelait avec tendresse son "chou d'amour".
Il y aura cent ans, le 17 juillet 2018, que la famille impériale de Russie a officiellement péri dans le sous-sol de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Mais a-t-elle vraiment été massacrée cette nuit-là ? Le mystère plane toujours autour de ce meurtre collectif non résolu malgré les analyses ADN. L'Église orthodoxe russe n'a toujours pas reconnu les soi-disant " restes " de la famille du tsar, retrouvés en 1979 dans les environs d'Ekaterinbourg et inhumés en grande pompe en juillet 1998 à Saint-Pétersbourg, en l'absence du patriarche de Moscou Alexis II. Depuis la parution de son premier livre en 2008, Michel Wartelle a poursuivi son enquête et recueilli de nouveaux témoignages et documents officiels inédits (entre autres, des correspondances du Vatican, des témoignages notariés et de nombreuses photos) concernant la survie de la tsarine et de ses filles sur plusieurs continents. Ces documents incontestables contredisent les conclusions de la Commission d'État de Fédération de Russie. En véritable détective, l'auteur nous présente les dessous de cette sordide affaire, qui révèle un odieux mensonge d'État, où se mêlent pouvoir, politique et argent.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.