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L'île au-delà du monde
Ware Kallistos ; Lhoest Françoise ; Egger Michel M
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204077446
Extension généralisée du règne de la marchandise, défis éthiques sans précédent avec les révolutions génétique et numérique, crise écologique : autant de problèmes qui, pour Mgr Kallistos Ware, évêque de Diokleia, font de la question anthropologique la clé de ce siècle. Plus précisément qu'est-ce que la personne humaine ? Que signifie être créé à l'image et à la ressemblance de la Sainte Trinité ? Fort d'une approche classique et audacieuse, holistique et ouverte aux sciences humaines, l'ancien professeur de patristique à l'université d'Oxford explore en profondeur le mystère de la personne. Il en souligne la dimension verticale (relation à Dieu) et horizontale (relation aux autres et à la création), son unicité radicale, sa liberté, ses fonctions de microcosme et médiateur entre le ciel et la terre, le féminin et le masculin. Icône trinitaire, chaque personne est un pèlerin engagé dans un voyage intérieur pour accomplir l'inaccompli, réaliser sa vocation propre et trouver son vrai visage, au-delà des conventions sociales et des codes moraux ainsi que le manifeste la figure du fol-en-Christ. Cela, dans une dynamique d'échange mutuel, de solidarité, d'offrande de soi, d'abandon à la volonté divine, de transfiguration de la souffrance, voire de contestation prophétique de la sagesse mondaine. Tant que nous n'aimons pas et ne sommes pas aimés jusque dans la nudité et la vérité de notre être, nous restons incompréhensibles à nous-mêmes. Le but de ce chemin, de cette croissance de l'être, qui ne va pas sans un martyre intérieur, est la déification. Fruit de la synergie entre la grâce divine et la volonté humaine, celle-ci est la définition même du salut dans la tradition orthodoxe. " On ne se sauve pas du monde, mais avec le monde qu'il faut traiter comme un sacrement de la présence de Dieu ", écrit Mgr Kallistos. D'ordre social et cosmique plutôt qu'individuel, mystico-thérapeutique plutôt que juridico-moral, le salut est la participation à la vie même de Dieu. Un processus qui se déploie dans la spirale ascendante du temps et de l'éternité. Un devenir qui nous fait entrer, au plus profond de notre c?ur, dans cette " île au-delà du monde " qu'est le royaume de la Trinité.
Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes. En effet, Harriet doit de l'argent, beaucoup d'argent, emprunté à un usurier sans scrupules, et cela risque fort de mettre sa vie en danger. Seul souci : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les à même jamais connus. La lettre a donc été adressée à la mauvaise personne. Mais Harriet qui gagne sa vie en tirant les cartes pour prédire l'avenir n'est plus à une affabulation-prés.. Et ce coup du sort pourrait enfin tout résoudre sauf si le hasard en décide autrement... :
On sait que la plupart des pays d'Europe orientale sont majoritairement de tradition chrétienne orthodoxe. Mais a-t-on toujours une connaissance historique du passé et même du présent de ces Eglises orthodoxes ? C'est le but de ce livre : introduire à cette histoire, écrite pour un grand public, chrétien ou non chrétien. On sait que, à la suite de la révolution de 1917 en Russie, le communisme se répandit dans la majorité des pays de l'Europe orientale. En 1953, à la mort de Staline, la division entre Europe de l'Est et de l'Ouest était totale. A partir de la perestroïka, dès la fin des années 1980, les changements politiques ont permis que l'Eglise orthodoxe se développe à nouveau en Europe orientale. L'Union européenne est entrée en vigueur en 1993. Dans le contexte de l'Union européenne, ces communautés orthodoxes vont participer à l'élaboration de l'Europe à venir. Certaines Eglises orthodoxes ont déjà des représentations auprès de l'Union européenne à Bruxelles : les patriarcats de Constantinople, de Russie et de Roumanie, ainsi que l'Eglise de Grèce et celle de Chypre. De nos jours, l'Europe se diversifie religieusement, y compris dans le cadre chrétien. Un nombre croissant de chrétiens orthodoxes viennent travailler et s'établir en Europe occidentale. Apprendre à connaître l'histoire des communautés orthodoxes en Europe orientale au XXe siècle et à l'analyser ne peut qu'aider à mieux comprendre leur passé pour mieux préparer l'avenir de toute la nouvelle Europe unie encore en expansion, dans un esprit de dialogue informé.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Ware Kallistos ; Egger Michel Maxime ; Egger Lucie
Résumé : La vocation de l'homme ? Ressembler toujours plus à Dieu en devenant toujours plus humain. La vérité ? Une lumière entourée d'ombres. La foi ? Une certitude qui doit sans cesse mourir pour être pleinement vivante. La vie ? Une spirale ascendante qui, de commencement en commencement, nous permet de devenir ce que nous sommes déjà. La mort ? Moins une séparation qu'un passage vers la lumière infinie du Christ ressuscité. À travers la joie du repentir, l'invocation du Nom et la paternité spirituelle, c'est à ce voyage vers le royaume caché de l'homme intérieur, à cet apprentissage du silence de la prière et de la paix du coeur que Mgr Kallistos Ware nous invite d'une manière très pratique.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.