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Nevermore
Wajsbrot Cécile
BRUIT DU TEMPS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782358731591
La narratrice de ce nouveau roman de Cécile Wajsbrot, une femme, traductrice, s'isole à Dresde pour traduire "Le temps passe" , partie centrale de La Promenade au phare, de Virginia Woolf, dans laquelle la romancière anglaise tentait d'écrire le temps pur en évoquant ses effets : la dévastation progressive d'une maison devenue inhabi- tée. Tandis que nous la voyons habiter peu à peu le texte et les lieux, et s'immerger dans les arcanes de la traduction, les fantômes qui peuplent la ville étrangère et ses propres fantômes intérieurs ne tardent pas à resurgir et à se mêler à son travail. Ainsi le thème de la dispari- tion récente d'une amie écrivain dont le souvenir la hante s'entretisse au journal dans lequel elle note au jour le jour - comme on ne l'avait sans doute jamais fait jusqu'ici dans une fiction-, les réflexions qui naissent des tâtonnements, des doutes suscités par la progression de son travail et par la tentative de s'approcher au plus près de la créa- tion d'un écrivain d'une autre époque, dans une langue autre. La lecture-commentaire de ce texte sur la dévastation du temps et la vie de la traductrice dans une ville jadis dévastée de la guerre ne font qu'un, sont intimement liés, retentissent sans cesse l'un sur l'autre. Un peu comme dans Mémorial, où, relatant un voyage en Pologne sur les traces de sa famille, elle parvenait à rendre une voix aux âmes des disparus, Cécile Wajsbrot réussit ici à rendre parfaitement justes, naturelles, les soudaines apparitions de l'amie disparue : on est trou- blé, ému, la grande réussite du roman est qu'à aucun moment cela ne paraisse forcé. Comme souvent, dans cette oeuvre, des thèmes secon- daires viennent s'intercaler en contrepoint ou même au sein du récit principal et en accroître la résonance. Il en va ainsi des pages qui évoquent la High Line, à New York, pour évoquer un autre type de métamorphose engendrée par le passage du temps. Mais il faudrait citer aussi d'autres leitmotive : ainsi la catastrophe de Tchernobyl, qui est comme une accélération à plus grande échelle de la dévastation décrite dans "Le temps passe" ; ou, a contrario, un thème qui tra- verse tout le récit comme l'image même du rôle de l'écrivain, ou de sa traductrice : celui des cloches (et, plus généralement, de la musique) qui avertissent de l'imminence du désastre ou, après que celui-ci a eu lieu, subsistent comme les derniers vestiges d'une vie humaine dans les villes englouties.
Quand Loïc annonce à Agathe que leur voyage à Saint-Thomas doit être encore reporté, l'univers d'Agathe bascule. Elle qui attend depuis déjà deux longues années cette occasion de vivre pleinement leur relation voit dans l'annulation de ce voyage un signe de mauvais augure. Pour Agathe, en effet, Saint-Thomas est devenu un symbole. C'est dans ce petit port de mer, près du Mont-Saint-Michel, que son armi Marc, à qui elle se confie de temps à autres, a pris l'engagement de vivre avec Véronique. Entre conversations intimes et lectures de romans japonais ou à l'écoute parfois des chansons de Françoise Hardy, Agathe cherche désespérément ailleurs que dans ses rêves une réponse à son désir. Et elle décide d'aller, sans Loïc, à Saint-Thomas...
Résumé : Entre l'île aux Musées à Berlin, et le jardin de Tuileries, à Paris, deux couples se déchirent et se séparent le temps d'un week-end... Durant cette période de transition, les voix énigmatiques de statues s'élèvent pour évoquer l'histoire des lieux chargés d'art et de tragédies. S'y mêlent celles, réelles, des personnages. Au milieu d'une foule indifférente et des traces de décombres se tissent peu à peu des liens personnels qui conduiront à la réconciliation.
Léna et Jason se rencontrent dans le métro. Pendant quelques mois, ils se retrouvent à la station Barbès. Un jour, à cause d'une grève, Jason n'est plus au rendez-vous. Une atmosphère d'incertitude, de violence et de mystère pèse sur leur relation. Pendant ce temps, en Bulgarie, Aniela rêve de venir vivre en France. L'histoire de ces deux femmes est racontée en alternance, jusqu'à la venue d'Aniela à Paris, qui scellera leur destin et celui de Jason. Lieu de rencontre et de séparation, abîme entre espoir et réalité, le métro joue un rôle primordial... Nation par Barbès mène chacun inéluctablement sur la voie de la perte ou de l'accomplissement.
Publié en 1924 et traduit en français dès l'année suivante, Route des Indes est le dernier et le plus complexe des romans de Forster. La tentative de relier deux mondes que tout oppose, déjà au coeur de ses livres antérieurs, y acquiert une tout autre dimension, confrontant cette fois la réalité infiniment confuse et mystérieuse, insaisissable, de l'Inde à l'orgueil et aux préjugés britanniques. Le roman est ici suivi d'Au fil de l'Inde, recueil d'articles écrits par Forster à la suite de ses voyages, en 1914 et 1923, et réunis par lui sous ce titre en 1936.
C'était le paysage humain qui l'émouvait. II semble que la Beauté, pour toucher les sens de Flush, dût être condensée d'abord, puis insufflée, poudre verte ou violette, par une seringue céleste, dans les profondeurs veloutées de ses narines; et son extase, alors, ne s'exprimait pas en mots, mais en silencieuse adoration. Où Mrs. Browning voyait, Flush sentait; il flairait quand elle eût écrit. "Virginia Woolf, Flush, une biographie,1933."
Ce recueil, composé de notes des années 1952-2005 qui n'avaient pas été retenues lors des choix précédemment opérés par Philippe Jaccottet, parachève la publication de ses cahiers et complète donc l'ensemble constitué par les trois volumes de La Semaison et celui des Observations et autres notes anciennes, tous parus aux éditions Gallimard.