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L'Alsace entre France et Allemagne. 1850-1950
Wahl Alfred ; Richez Jean-Claude
HACHETTE LITT.
17,04 €
Épuisé
EAN :9782012351042
Entre 1850 et 1950, en un siècle scandé par la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales, les Alsaciens changent quatre fois de nationalité. Région frontière ballottée entre la France et l'Allemagne, l'Alsace est aussi traversée par des frontières "invisibles" : celles qui délimitent la confrontation d'influences culturelles hétérogènes et la coexistence souvent conflictuelle de communautés catholiques, protestantes et juives. Loin d'entretenir la légende d'un peuple alsacien soudé affrontant dans l'unité les épreuves d'un destin historique à nul autre pareil, Alfred Wahl et Jean-Claude Richez ont articulé leurs développements autour de ces lignes de fracture en quoi ont-elles marqué la vie quotidienne des Alsaciens du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ? Ce livre dessine une Alsace complexe et méconnue. A l'heure où se multiplient les conflits communautaires de toutes sortes, l'histoire récente de cette région écartelée prend un relief particulier. A. Wald - J. -C. Richez Né en 1938, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Metz, Alfred Wahl est un spécialiste de l'Alsace et de l'Allemagne. Parmi ses travaux, citons sa contribution à la publication d'Un instituteur alsacien entre France et Allemagne, journal de Philippe Husser, 1914-1951 (Hachette-La Nuée Bleue, 1989). Comme Alfred Wahl, Jean-Claude Richez vit à Strasbourg. Né en 1946, historien, spécialiste de l'histoire culturelle et des mentalités en Alsace, il enseigne à l'université de Metz.
Résumé : L'histoire de l'Allemagne de 1918 à 1945 s'inscrit entre deux catastrophes : la défaite de 1918 suivie de la chute du régime impérial et l'année zéro de 1945. Toute la période est rythmée par des crises et par la violence. Née de la défaite, la république de Weimar connaît des débuts chaotiques, faute de consensus. Après 1923, le régime paraît s'enraciner grâce à une certaine prospérité mais la crise économique de 1929 va servir de marchepied aux nazis. Hitler accède au pouvoir le 30 juin 1933 et instaure avec les nazis un Etat de non-droit, centralisé et dictatorial qui mènera à la Seconde Guerre mondiale. Cette histoire générale de la république de Weimar et du régime nazi a pour originalité de rompre avec la traditionnelle approche structurelle et thématique, et d'opter pour la dimension chronologique qui permet de mieux situer les évolutions. Entre autres problèmes, elle prend en compte le renouvellement de l'historiographie sur la vie économique de Weimar, le fonctionnement et les prises de décision du pouvoir nazi.
Dès 1890, les footballeurs français de haut niveau ont suscité l'intérêt toujours croissant du public. De leur côté, les entraîneurs, demeurés longtemps méconnus, ont joué un rôle primordial dans l'évolution du football français. A partir des années 1920, en dépit de divers obstacles, ils investissent le champ du ballon rond et tentent d'imposer leur vision de la pratique et de l'entraînement. L'ensemble des entraîneurs professionnels ne se constitue en véritable profession qu'à partir des années 1950, s'appuyant sur une " Amicale " et une formation performante, déterminantes dans la structuration de leur identité. Les entraîneurs deviennent plus visibles aux yeux du grand public depuis les années 1980. Mais si cette exposition médiatique permet de souligner leur rôle dans les progrès du football français, elle met davantage encore en péril une stabilité professionnelle toujours davantage contestée. L'histoire de la profession des entraîneurs s'organise autour d'individualités déterminantes comme Gabriel Hanot ou Georges Boulogne, mais également d'actions collectives souvent initiées par leur syndicat, ou leur hiérarchie représentée par la Direction Technique Nationale. Ces hommes et ces organisations ont pris conscience de la diversification croissante des compétences exigées, qui ne se cantonnent plus uniquement au terrain ni à l'entraînement.
A l'instar des autres Etats d'Europe occidentale, la vie des partis politiques allemands, dans leur acception moderne, débute avec le XIXe siècle. Comment se sont-ils formés et organisés ? Que représentaient-ils ? Comment ont-ils évolué ? Répondant à ces questions, cet ouvrage montre que le développement des forces politiques s'est fait en relation étroite avec les grandes périodes de l'histoire de l'Allemagne des deux derniers siècles : longue préhistoire correspondant à l'absence d'un Etat unique jusqu'en 1871 ; organisation inachevée jusqu'au début du XXe siècle - conséquence de l'inexistence de régime parlementaire ; exercice tardif du pouvoir sous la république de Weimar, très rapidement balayé par le nazisme. Ce n'est que dans l'après-guerre que les partis politiques sont relégitimés par la catastrophe nazie et enracinent le régime parlementaire. Alors que l'on s'acheminait vers un système bipartite, l'apparition des Verts et d'une nouvelle gauche pourrait contribuer à revitaliser des formations bureaucratisées et contestées...
Cet ouvrage aborde les prémices de la Coupe du monde de football pour parcourir ensuite les différentes étapes, jusqu'aux plus récentes, de son histoire. L'accent est mis sur l'évolution de cette compétition qui accompagne la mondialisation à l'oeuvre en parallèle. De nombreux aspects en témoignent, comme le choix des lieux, le système de qualification, l'organisation au niveau international, les méthodes de préparation des équipes, l'uniformisation des règles de l'arbitrage ou des tactiques de jeu, le rôle des médias, la circulation de l'argent, l'interférence du politique et du sportif ou encore les pratiques des supporteurs. La Coupe du monde de football devient ainsi un miroir de la mondialisation où les compétitions successivement décrites dans cet ouvrage constituent une histoire de notre temps, festive et dramatique, s'écrivant sur un rythme quadriennal.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Tout a-t-il été dit sur "le mystère Lawrence" ? Depuis sa mort, en 1935, le héros de l'aventure arabe s'avance masqué. De nombreuses zones d'ombres subsistent. Est-il vraiment le seul, le vrai vainqueur du désert, le libérateur de Damas ? A-t-il subi, inventé ou enjolivé le supplice commis par les Turc : flagellation cruelle suivie de viol collectif ? Pourquoi, au faîte des honneurs et de la gloire, a-t-il choisi de terminer les douze dernières années de sa vie comme simple soldat, dans des circonstances dégradantes ? Pour expier - mais quoi ? Par volonté de mortification et d'humiliation - mais pourquoi ? Dans quelles conditions est-il mort : accident, attentat, suicide ? Explorant toutes les sources inédites disponibles à ce jour, Monteil restitue dans leurs ambivalences les plus troublantes - homosexualité, masochisme, mythomanie... - les différentes facettes d'une personnalité complexe trop souvent perçue de manière univoque à travers le film à grand spectacle de David Lean (1963). La statue n'en est pas déboulonnée : elle y trouve une profondeur de chair et de sang. Auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la culture et la civilisation arabo-musulmanes, Vincent-Mansour Monteil est un familier de l'Orient, que ses expériences au Sahara occidental et au Maroc avaient fait surnommer le "Lawrence d'Arabie français". C'est dire que la biographie qu'il consacre aujourd'hui à l'illustre Colonel Lawrence n'est pas dénuée d'élans affectifs et passionnés...
Le temps du Front populaire, en France, c'est une période de 1000 jours... 1000 jours d'un combat incessant opposant dans la rue, à l'usine, au bureau, les militants luttant pour "le pain, la paix, la liberté", aux nostalgiques du 6 février, dont certains déjà regardent avec envie du côté de l'Allemagne et de l'Italie. 1000 jours exaltants, dominés par l'explosion sociale de juin 1936, le vote d'un ensemble de réformes sans précédent dans l'histoire de la France, la conquête du droit aux loisirs et les étapes d'une véritable révolution culturelle. Mais 1000 jours décevants aussi — et parfois angoissants — marqués par le drame espagnol, le suicide de Roger Salengro, la fusillade de Clichy, les crimes et les provocations de "La Cagoule", l'action conjuguée de toutes les forces hostiles et la victoire, finalement, de la plus puissante d'entre elles : l'argent. Soucieux de respecter la règle du jeu de cette Collection, Henri Noguères a résisté à la tentation d'écrire une histoire du Front populaire pour s'efforcer de faire revivre, dans ses multiples aspects, la vie et les préoccupations quotidiennes des Français au cours de cette période si actuelle sur tant de points.
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.