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La logique des bûchers
Wachtel Nathan
SEUIL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782020846530
Avec l'invention d'une police rigoureuse et de pratiques rationnelles fondées sur l'administration logique de la preuve, les Tribunaux des Inquisitions ibériques ont contribué à l'émergence de la modernité en Occident. L'action inquisitoriale a pour but l'extirpation des hérésies (à l'origine principalement de l'hérésie judaïsante) et le salut de l'âme des inculpés eux-mêmes, à condition évidemment que ceux-ci se repentent sincèrement de leurs fautes et se confessent exhaustivement. Les archives des Tribunaux de l'Inquisition fournissent, du XVIe au XVIIIe siècle, une abondante documentation qui permet d'analyser les procédures appliquées au rassemblement et au recoupement des preuves de culpabilité (par l'espionnage, le mouchardage et la dénonciation bien plus que la torture), ainsi que les techniques d'investigation et d'interrogatoire qui, au long des procès, finissent par contraindre les accusés aux aveux les plus complets. En bref, la modernité à laquelle contribuent éminemment les Inquisitions n'est autre que celle des systèmes totalitaires qui atteignirent leur plein développement au cours du XXe siècle. Biographie de l'auteur Professeur au Collège de France, Nathan Wachtel a publié dans la même collection Dieux et Vampires. Retour à Chipaya, en 1992, et La Foi du souvenir. Labyrinthes marranes, en 2001.
Résumé : La découverte d'un monde jusqu'alors insoupçonné, à la fin du xve siècle, suscita en Occident d'innombrables hypothèses et fantasmes. Que ce soit la localisation du Paradis terrestre au coeur de l'Amérique du Sud ou le problème de l'origine des populations indiennes, ces recherches se fondaient souvent sur des études remarquablement documentées, menées avec une rigueur que l'on peut presque dire scientifique. Parallèlement, parmi les populations amérindiennes, en réaction à la situation coloniale, se développèrent sur l'ensemble du continent américain des mouvements " messianiques " ou " prophétiques " , récurrents dans la longue durée. Migrations vers la Terre sans Mal, attente du retour de l'Inca, vision extatique du retour des morts dans la Ghost Dance : ces mouvements combinent des croyances et pratiques autochtones avec certains apports occidentaux, en ordonnant ces derniers selon la logique propre des systèmes de pensée indigène. Ainsi se modela au fil des siècles l'identité indienne. Nathan Wachtel poursuit, avec ce nouveau livre, sa réflexion sur la pluralité des perspectives historiques, leur complémentarité pour la restitution d'une histoire globale, et les traces que les traumatismes hérités du passé inscrivent dans les mémoires collectives. Titulaire de la chaire " Histoire et anthropologie des sociétés méso- et sud-américaines " au Collège de France, Nathan Wachtel est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la Conquête espagnole (1530-1570) (Gallimard, 1971), Le Retour des ancêtres. Les Indiens urus de Bolivie, xxe-xvie siècle (Gallimard, 1990), La Logique des bûchers (Seuil, 2009) et La Foi du souvenir. Labyrinthes marranes (Seuil, 2001).
L'ambition de cette somme, longuement mûrie depuis La Vision des vaincus (1971), consiste à montrer à partir d'un minuscule échantillon indigène du haut plateau bolivien comment un vestige d'humanité en perdition a pu préserver son identité à travers les expériences qui l'ont décimé. Il s'agit des Chipayas, seuls survivants des Urus qui formaient avant la colonisation espagnole le quart de la population de l'Altiplano et qui étaient considérés comme particulièrement primitifs par rapport à leurs voisins, les Ayamras, qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage quand les Urus ne vivaient encore que de chasse et de pêche. L'intérêt de cette vaste enquête dépasse de loin le cadre de la description anthropologique et structurale qui forme l'essentiel de la première partie. Son véritable objet est d'expliquer, par une remontée dans le temps, pourquoi et comment la singularité chipaya a résisté à un processus d'érosion, commencé dès avant l'arrivée des Espagnols, par le contact avec les Aymaras. On voit alors, par cette approche régressive jusqu'aux mythes urus, que cette identité, loin de n'être qu'une survivance fossile, est un produit de l'adaptation, la singularité de cette petite population devenant de plus en plus consciente, construite et revendiquée. Ce long périple du présent au passé, jusqu'au XVIème siècle, intègre le modèle chipaya au coeur des évolutions globales de l'ensemble indigène comme de la société coloniale tout entière. Le dernier chapitre, revenant aux temps présents, apporte une touche plus sombre et non sans grandeur : l'abandon, du fait de la christianisation moderne des coutumes et des rites ancestraux, si longtemps préservés, signifie-t-il pour le peuple chipaya la "fin des temps" ou une nouvelle et imprévisible métamorphose ?
Résumé : Nathan Wachtel raconte, avec tendresse et humour, ses retrouvailles avec les autochtones qui vivent non loin des cimes enneigées de la Cordillère des Andes, en Bolivie. Près de vingt ans après son premier séjour chez les Indiens Chipayas, bien des choses ont changé au village : l'intrusion de la modernité a défait peu à peu les cultes païens et transformé la religion des ancêtres. Pris dans l'engrenage des conflits actuels, l'ethnologue affronte, en compagnie des Chipayas, un univers de dieux et de vampires où se mêlent la quête messianique des sectes chrétiennes, les drames individuels et collectifs et l'intrigue policière. Ce " récit de voyage " permet aussi de mieux comprendre la part de subjectivité qui anime toute enquête sur le terrain. Car, par sa seule présence, l'ethnologue modifie le jeu des équilibres ou des déséquilibres du corps social dans lequel il s'est immiscé. Quel que soit son comportement, il n'est pas maître des interprétations auxquelles il donne prise : alors qu'il se voudrait sujet observant, il risque de se retrouver lui-même objet manipulé. Impossible de s'abstraire en pur regard extérieur. Dans ses aventures aux confins d'un monde en voie de disparition, Nathan Wachtel dévoile sa nostalgie, évoque ses " tristes tropiques " tout en s'interrogeant sur le sens du métier d'ethnologue.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.