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Mémoires d'immigrés valdotains. Du val d'Aoste au Jura
Vuillermet Maryse
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782747532969
Mars 1933, Louis Vuillermet part à pied de son village valdotain, traverse les Alpes et tente de reconstruire sa vie dans un petit village jurassien. Les fascistes, la faillite, la misère l'ont chassé comme beaucoup d'autres de sa vallée, mais l'orgueil, la fierté du montagnard, la sagesse de ses proverbes et ses huit enfants qu'il fera venir vont l'aider à tenir encore. Il veut prouver à tous que, "pour courir le monde les pieds nus pour un morceau de pain, il faut être quelqu'un."Ce récit retrace la sortie de la misère d'une famille dont les enfants sont tour à tour bergers, bonnes à tout faire à la campagne puis en ville, bûcherons, débardeurs, ouvriers et ouvrières, boxeurs, champions de vélo. Pour eux, le travail à l'usine, c'est d'abord la liberté.C'est une saga familiale, transmise par les femmes, entre révolte et courage, rage de vivre et fidélité, drames et fierté.
l y a en vous tous les bonheurs, il faut seulement creuser, prenez de la peine, comme disait Lafontaine, les retrouver, les cultiver, les nourrir et ils seront là, à disposition, gratuits, prêts à servir en cas de besoin. On peut dire aussi que c'est votre jardin intérieur, vous le soignez, le contemplez, le réorganisez, le renouvelez... Toutes les fleurs de votre jardin dont je parle sont gratuites, elles vous ont été offertes, alors ne dites pas ? : je n'ai pas les moyens. Il peut y en avoir une seule ou des milliers, alors ne dites pas ? : je n'ai pas le temps. Tout ce que je propose est à moins d'un kilomètre de chez vous, alors, ne dites pas ? : c'est trop loin. Tout est à la portée d'un enfant, rien n'est compliqué intellectuellement, ou ne demande un prérequis culturel, alors pas de complexe, piochez et vous trouverez l'or ou le rubis, en tout cas un trésor qui est là au fond de vous, prêt pour vous.
Composée comme une partition, "J'avais vingt ans" est une pièce qui se réfère au pamphlet de Paul Nizan, Aden Arabie. Au cours des trois mouvements qui composent la pièce, quatre jeunes femmes et deux comédiennes évoquent la génération 68, pour laquelle l'auteur d'Aden fut une figure emblématique. Tout d'abord, les jeunes femmes prennent la parole et nous font voyager au travers des événements qui marquèrent l'histoire du XXe siècle. Une comédienne plus âgée entre en scène. Son récit de femme de théâtre et l'histoire collective se mêlent.
PARTIR, C'EST S'ARRACHER AUX SIENS, se couper d'eux, les trahir. Revenir, c'est s'exposer au risque de ne pas retrouver, ne pas reconnaître. Le livre se situe dans la tension de cette impossible équation. Travailler, comme la famille, les Italiens, partis en Australie ou en France, chassés par le fascisme, la misère. La narratrice part en Europe, en Algérie, départs liés à la nécessité, débordant d'inconnu et de nostalgie, du grec nostos, le retour et algos, la douleur. Ce sont des départs où, depuis toujours, on emmène les siens sur son dos, comme Enée fuyant Troie en flammes, chargé de son père, Anchise, sur les épaules. La narratrice emporte avec elle ses parents, ses camarades d'école, les ouvriers des petites villes, les usines au bord de la rivière. L'auteure a mené l'enquête dans sa propre famille. Le récit enchaîne des personnages en autant de situations de migrations différentes au sein du même noyau familial. Il restitue ainsi les effets liés à cette dislocation, comme les éléments d'une culture que le récit nous rend à la fois proche et actuelle.
Une journaliste revient dans ses montagnes pour y écrire un reportage. Mais quelque chose la hante. Peu à peu, lui reviennent à l'esprit les événements de l'été soixante-seize. Des jeunes fous de liberté habitaient les fermes abandonnées, vivaient intensément, s'aimaient, se quittaient. deux récits s'enchevêtrent, celui d'aujourd'hui, celui d'une réconciliation avec son territoire et son passé et celui d'hier avec ses bonheurs et ses drames. Un hymne à ce pays, les Hautes Combes, et à ses habitants.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !