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Pars ! Travaille !
Vuillermet Maryse
RUMEUR LIBRE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782355770746
PARTIR, C'EST S'ARRACHER AUX SIENS, se couper d'eux, les trahir. Revenir, c'est s'exposer au risque de ne pas retrouver, ne pas reconnaître. Le livre se situe dans la tension de cette impossible équation. Travailler, comme la famille, les Italiens, partis en Australie ou en France, chassés par le fascisme, la misère. La narratrice part en Europe, en Algérie, départs liés à la nécessité, débordant d'inconnu et de nostalgie, du grec nostos, le retour et algos, la douleur. Ce sont des départs où, depuis toujours, on emmène les siens sur son dos, comme Enée fuyant Troie en flammes, chargé de son père, Anchise, sur les épaules. La narratrice emporte avec elle ses parents, ses camarades d'école, les ouvriers des petites villes, les usines au bord de la rivière. L'auteure a mené l'enquête dans sa propre famille. Le récit enchaîne des personnages en autant de situations de migrations différentes au sein du même noyau familial. Il restitue ainsi les effets liés à cette dislocation, comme les éléments d'une culture que le récit nous rend à la fois proche et actuelle.
Composée comme une partition, "J'avais vingt ans" est une pièce qui se réfère au pamphlet de Paul Nizan, Aden Arabie. Au cours des trois mouvements qui composent la pièce, quatre jeunes femmes et deux comédiennes évoquent la génération 68, pour laquelle l'auteur d'Aden fut une figure emblématique. Tout d'abord, les jeunes femmes prennent la parole et nous font voyager au travers des événements qui marquèrent l'histoire du XXe siècle. Une comédienne plus âgée entre en scène. Son récit de femme de théâtre et l'histoire collective se mêlent.
Le naven, ou donner à voir, est, dans certaines contrées et en particulier en Nouvelle Guinée, un très long récit d'initiation ; les femmes âgées initient les jeunes filles grâce à des récits mythiques, récits de familles, récits des origines. Dans ce roman, la narratrice retrace le parcours incroyablement audacieux des jeunes filles de sa famille venues d'Ardèche ou d'Italie pour travailler comme bonnes à Lyon. En refaisant leur chemin, celle-ci comprend que ce qu'elle a refusé de ces femmes, ignoré ou méprisé, était peut-être son salut.
La montagne du Jura, 1977. Un jeune couple s'installe dans une ferme d'estive, dans une combe reculée, le Crêt à la Neuve. Tony, avec son accent étrange. Isabelle, dont le visage est balafré. Leurs voisins sont un vieux ménage d'agriculteurs, les Satin, dont un fils reprend l'exploitation avec son épouse, chasseuse de vipères à ses heures. Tout sépare ces paysans habitués à travailler dur dans un climat austère et ces hippies qui veulent tirer un trait sur leur passé. Pourtant, un attrait puissant va rapprocher ces habitants, curieux les uns des autres autant que remués dans leurs certitudes. Qui pourrait imaginer que les choses tournent si mal ? Dans un sublime paysage de lapiaz où prolifèrent les serpents, Maryse Vuillermet orchestre un drame dont les récitants chercheront longtemps à démêler les origines.
Une journaliste revient dans ses montagnes pour y écrire un reportage. Mais quelque chose la hante. Peu à peu, lui reviennent à l'esprit les événements de l'été soixante-seize. Des jeunes fous de liberté habitaient les fermes abandonnées, vivaient intensément, s'aimaient, se quittaient. deux récits s'enchevêtrent, celui d'aujourd'hui, celui d'une réconciliation avec son territoire et son passé et celui d'hier avec ses bonheurs et ses drames. Un hymne à ce pays, les Hautes Combes, et à ses habitants.
Une nouvelle république populaire affronte la vieille République Parlementaire dans une guerre de Sécession entre le Sud et le Nord de l'Italie. Le personnage principal, Vanni, reporter de guerre, nous fait découvrir un Sud aux prises avec une Unité Italienne qui n'en finit pas de sombrer. Un conflit avec des vraies armées, des maquisards qui se disputent le poumon écologique de la botte, des villes présidées par des conseils révolutionnaires, des communes agricoles emblèmes de la nouvelle économie, des camps de rééducation, des fanatiques, des apparatchiks, des exécutions publiques. Sans concessions avec lui-même, Vanni cède à toutes les dérives de son périple, sans jamais lâcher la plume, sous le soleil d'un Sud qui a éclairé toutes les tragédies historiques et aussitôt séché leur sang. Chaque palier du conflit fratricide est soumis à l'épreuve de l'amour qui traverse ce livre de part en part. Ce roman a été écrit au milieu des années 70, dans la tourmente qui a emporté le rêve révolutionnaire du grand Parti Communiste Italien et le décor mental hérité d'Octobre 1917. Andrea Genovese revisite les conséquences du " tournant historique ", avec une lucidité que l'histoire récente de l'Italie n'a cessé de confirmer, jusqu'à la naissance des mouvements qui prônent l'indépendance de la Sicile, face aux Ligues du Nord. Croissant de lune faucon et marteau est une entreprise de déconstruction de l'Italie contemporaine menée avec les meilleures armes littéraires : le néo-réalisme, la culture classique et le baroque aux accents inimitables. Il inaugure une oeuvre narrative de grande ampleur qui s'attache à écrire l'histoire d'un peuple jusqu'ici privé de lettre. L'énergie des chocs culturels, l'humour et la tendresse se retrouvent dans ce premier roman publié en 1983.