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Les métamorphoses de la fête en Provence de 1750 à 1820
Vovelle Michel ; Meyer Mireille ; Rua Danielle
FLAMMARION
22,60 €
Épuisé
EAN :9782082109536
Du Siècle des lumières au Romantisme, de Louis XV à la Restauration, la fête provençale incite l'historien, l'ethnologue, le curieux, à une réflexion sur les rencontres du temps court et du temps long. Le temps long, c'est celui de la fête traditionnelle, installée de longue date en Provence, épanouie à la fin du XVIIIe siècle. La province méridionale offre les éléments profus d'un système festif complexe. De la fête au village - le "romérage" qui associe au pèlerinage traditionnel des développements profanes nouveaux - aux fêtes urbaines, liturgies religieuses, joyeuses entrées, cortèges officiels, fêtes "folkloriques" avant la lettre, tout un réseau de festivités s'insère dans une tradition plus ou moins ancienne. Mais dans la seconde partie du siècle, la fête commence à changer : des nouveautés se font jour, alors même que s'élabore, chez les observateurs, un nouveau discours sur la fête. Les temps sont mûrs pour une autre fête : celle qu'essaiera d'implanter le temps court de la Révolution française. Un autre système se met en place, dont on suit l'évolution, les succès et les échecs. S'agit-il de l'application sans nuances d'un modèle national de la fête révolutionnaire ? Y a-t-il eu des formes d'adaptation, d'acclimatation de la fête révolutionnaire aux réalités pré-existantes, ou au contraire rejet ? La fête traditionnelle fusionne-t-elle, disparaît-elle ou rentre-t-elle dans une clandestinité de fête parallèle ? Autant de questions auxquelles des réponses nuancées, suivant les temps, les lieux et les milieux sont apportées. Comme on s'interroge aussi sur les limites de la "restauration" de la fête traditionnelle après 1815. L'enquête, menée d'après le dépouillement de près d'un millier de scénarios de fêtes - traditionnelles puis révolutionnaires - s'efforce de donner à une histoire scientifique, qui compte et qui mesure, la place qu'elle mérite, sans enlever à la description concrète l'importance qui lui revient. De nombreuses cartes et graphiques, une iconographie pour l'essentiel inédite illustrent le propos.
Le dernier passage a toujours été entouré de rituels destinés à faciliter la séparation paisible des vivants et des morts. De l'agonie à la mise en terre, tout un réseau de gestes s'est tissé, depuis le lointain héritage de la "mort magique". L'Eglise médiévale puis celle de l'âge baroque ont investi le cérémonial funèbre, imposant une nouvelle image des fins dernières. L'âge classique, puis le XIX ? siècle ont introduit un nouveau regard et un nouveau culte des morts, survivant dans la mémoire familiale ou civique. Aujourd'hui, à l'heure du tabou sur la mort, à l'heure où la mort solitaire a pris le pas sur la mort solidaire, Michel Vovelle retrace le parcours historique de l'expérience ultime : l'homme face à sa solitude native. L'homme face à sa mort.
Il y a la mémoire, au féminin, personnelle ou collective, et les mémoires, masculin pluriel, livrés par un personnage, célèbre ou inconnu. Entre les deux quels rapports ? Les seconds se nourrissent de la première... mais l'arrangent à leur façon. L'authenticité de la mémoire est altérée par l'oubli, alors que, pour sa part, le mémorialiste peut enjoliver à sa guise. Mémoire vraie contre mémoires faux ? Pour en juger, cet essai prélude par un récit personnel dans lequel l'auteur tente de restituer une vérité sur ce qu'a représenté dans sa vie l'empreinte des guerres qu'il a traversées. En contrepoint, il interroge à partir d'un cas exceptionnel les "vrais faux" mémoires de Fouché, la partie adverse. Suit la mémoire bien menacée de la Révolution française, enchaînant sur celle des villes, Aix ou Arles, ou la fortune historique d'un opéra de Mozart, pour finir ou presque sur le rapport de la mémoire à la mort en passant par l'oubli, mais pourquoi pas aussi à l'amour ?
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
Jared Diamond, d'abord biologiste de l'évolution et physiologiste, enseigne actuellement la géographie à l'Université de Californie, à Los Angeles. Il a notamment publié Le troisième chimpanzé et Effondrement, ouvrages qui forment avec De l'inégalité parmi les sociétés un triptyque.4e de couverture : La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.
Résumé : L'histoire qui sera relatée ici, c'est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Cette synthèse à la fois plaisante, exigeante et complète retrace l'histoire de l'anthropologie sociale, aborde les concepts, les enjeux, les éléments historiques incontournables. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles - tout ce qui soude une communauté scientifique au-delà des querelles et des controverses -, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
La diversité des cultures, la place de la civilisation occidentale dans le déroulement historique et le rôle du hasard, la relativité de l'idée de progrès, tels sont les thèmes majeurs de Race et histoire. Dans ce texte écrit dans une langue toujours claire et précise, et sans technicité exagérée, apparaissent quelques-uns des principes sur lesquels se fonde le structuralisme.
Leiris Michel ; Hollier Denis ; Marmande Francis ;
Revue de presse Faisant de lui-même une sorte d'objet d'étude, Michel Leiris (1901-1990) réalisa avec La Règle du jeu sa plus vaste entreprise autobiographique.