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Les libertés intérieures. Photographie est-allemande, 1980-1989
Voss Sonia
XAVIER BARRAL
39,00 €
Épuisé
EAN :9782365112345
Alors en pleine déliquescence économique, en proie à la perte d'adhésion idéologique de la part de ses citoyens, la RDA vit ses dernières années. L'ennui et le désir d'ailleurs, l'impatience - tantôt mélancolique, tantôt rageuse - engendrée par la répression, l'uniformisation et la pénurie caractérisent la jeunesse de cette époque. Les stratégies existentielles et artistiques sont aussi diverses que les créateurs qui ont traversé cette période : confrontation des tabous sociaux, repli intérieur et introspection, fuite dans le rêve, réinvention de soi par le travestissement et la mise en scène... Sans désavouer la tradition humaniste longtemps dominante en Allemagne de l'Est, certains photographes renouvellent le genre en délaissant l'empathie poétique de leurs prédécesseurs pour une approche plus mélancolique, voire désabusée, ou au contraire en documentant les marginaux, les rebelles, les punks. D'autres mettent le corps au centre de leurs expérimentations, puisant dans l'hybridation et l'art performatif pour traduire leur soif de subversion et de vitesse, ou observant leurs visages et leurs corps comme pour conjurer leur délitement. D'autres encore chroniquent leur vie quotidienne et leur cercle de proches, réunis dans le quartier de Prenzlauer Berg, encore jonché des ruines de la guerre. Par l'expression tenace et inventive de leur individualité et de leur subjectivité, ces photographes ont constitué une forme de résistance artistique et fait trembler le Mur. Dans cet ouvrage, les femmes occupent une place conséquente qui reflète la spécificité de leur statut social en Allemagne de l'Est. Leurs puissantes expressions contribuent au caractère exceptionnel de ce chapitre essentiel de la photographie.
Voss Chris ; Raz Tahl ; Rochefort David ; Cuvellie
Résumé : Même si, contrairement à Chris Voss, célèbre négociateur pour le FBI, nous sommes rarement amenés à tenir tête à un forcené reclus dans une banque, notre vie quotidienne s'apparente à une succession de négociations dont nous ne sortons pas toujours vainqueurs : cette promotion dont on rêve, sans cesse repoussée ; ce prêt bancaire qu'on hésite à demander ; les exigences d'un enfant auxquelles on finit par céder... Et si on cessait de toujours couper la poire en deux ? De ses expériences au sein du FBI, Chris Voss a puisé une série de principes, de tactiques et de stratégies émotionnelles et communicationnelles capables de désarmer l'interlocuteur le plus récalcitrant ou le plus retors, dans toutes les formes de négociation potentielles.
« Une vie sans réflexion ne vaut pas la peine d'être vécue », jugeait le Socrate de Platon. Cet apophtegme, José Voss l'a fait sien, lui qui, durant plus d'un demi-siècle, a consigné ses idées et – on ne pense jamais seul – celles des autres. Œuvre d'un diariste philosophe, Graffiti est un recueil de pensées, lesquelles, ordonnées sur la flèche du temps, confèrent à l'ensemble une allure autobiographique. En optant pour le chronologique, l'auteur trace, en effet, un chemin bien à lui, entre philosophie et vie, citations remarquables et réflexions personnelles, développements philosophiques et descriptions factuelles, alternant aphorismes et boutades, mêlant allègrement le subjectif et l'objectif, le subtil et le futile, l'universel et l'individuel, et ce sans jamais se départir d'une lucidité à toute épreuve. Plus essentielle est la mise en perspective historique, qui permet de retracer, à la faveur de « tags » ou « graffiti » s'échelonnant sur la durée d'une existence, un cheminement idéel sui generis, un itinéraire spirituel personnel. C'est donc bel et bien d'une évolution intellectuelle, d'un parcours existentiel qu'il s'agit, où l'orientation résulte moins d'un but poursuivi que de la succession temporelle d'étapes toutes minutieusement datées. Et si le tragique par excellence qu'est la mort occupe une place de choix dans la réflexion de José Voss, au point d'en constituer quelque chose comme un leitmotiv, cela ne signifie pas pour autant que, pour l'auteur, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. La pensée de la mort, n'en déplaise à Spinoza, est une raison d'aimer davantage la vie.
Résumé : Même si, contrairement à Chris Voss, célèbre négociateur pour le FBI, nous sommes rarement amenés à tenir tête à un forcené reclus dans une banque, notre vie quotidienne s'apparente à une succession de négociations dont nous ne sortons pas toujours vainqueurs : cette promotion dont on rêve, sans cesse repoussée ; ce prêt bancaire qu'on hésite à demander ; les exigences d'un enfant auxquelles on finit par céder... Et si on cessait de toujours couper la poire en deux ? De ses expériences au sein du FBI, Chris Voss a puisé une série de principes, de tactiques et de stratégies émotionnelles et communicationnelles capables de désarmer l'interlocuteur le plus récalcitrant ou le plus retors, dans toutes les formes de négociation.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
Capturer le réel, en saisir ses moindres traces et fragments, telle est la quête de Marie Bovo, photographe qui travaille depuis de nombreuses années sur l'espace et son occupation par diverses communautés. Marseillaise d'adoption, la photographe s'intéresse particulièrement aux zones urbaines ou rurales du bassin méditerranéen et des côtes africaines : cours intérieures ou restaurant kebab à Marseille, camp de Roms dans les faubourgs de cette même ville, appartements vides à Alger ou cuisines aménagées en plein air au Ghana. " C'est moins l'architecture qui m'intéresse, dit-elle, que la façon dont elle est vécue. " La culture méditerranéenne du regard est toujours dérobée. Les images de Marie Bovo donnent à voir les coulisses, ce qui est caché, ce qui demeure dans le silence. Avec une attention constante au cadrage, entendu comme une imbrication d'espaces physiques et mentaux, l'oeuvre de Marie Bovo, qui se construit par séries, questionne la façon dont nous vivons dans certains lieux, publics ou privés. La photographe s'est emparée de son médium : ses temps de pause très longs en lumière naturelle et réalisés à la chambre captent le moindre détail. Le temps et le mouvement sont des composantes avec lesquelles elle construit ses images. Réalisés à l'aube depuis un pont en surplomb d'un camp de Roms ou au crépuscule peu avant l'arrivée des protagonistes venant prendre leur repas ou encore la nuit dans des cours intérieures d'immeubles, l'objectif tourné vers le ciel saisissant le linge suspendu : les photographies de Marie Bovo donnent à voir une vie qui se dérobe. Les objets disparaissent d'une image à l'autre, les lumières se déclinent en teintes presque irréelles, l'image devient picturale. Cette révélation du flux de la vie dans un aller-retour permanent entre passé et présent suggère des récits à venir. Cet ouvrage présente son travail filmique inédit et sa dernière série En Suisse - Le palais du roi.
Grigorescu Dan Er ; Dan Calin ; Haulica Dan ; Jone
L'ouvrage Brancusi ou l'anonymat du génie paraît pour la première fois en 1967 aux éditions Méridiane, à Bucarest. Hommage à l'oeuvre du sculpteur roumain, il présente plus d'une centaine de photographies réalisées par Dan Er Grigorescu, photographe fasciné par l'art de ce maître de la modernité. Reprenant le format album de la première édition, le présent ouvrage a puisé dans les archives exceptionnelles de Dan Er Grigorescu, qui durant trois décennies, entre 1964 et 1967, photographia les célèbres sculptures de Brancusi dans son atelier ainsi que celles de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, petite ville du centre-ouest de la Roumanie. La vision très graphique de l'espace, les jeux d'ombre et de lumière, la plongée dans la matière et la sobriété des images de Grigorescu restituent l'abstraction plastique des sculptures de Brancusi. Fasciné par les arts traditionnels roumains, le sculpteur conjugue éléments vernaculaires et motifs modernes. Ainsi, le motif du rhombe (losange en volume) présent dans l'art populaire roumain comme ornement architectural prend toute son ampleur dans la Colonne sans fin , l'une des trois pièces de l'ensemble de Târgu Jiu, avec la Porte du baiser et la Table du silence . Réalisées entre 1937 et 1938, ces oeuvres, disposées sur un axe de près d'un kilomètre de long, composent un ensemble exceptionnel, toujours conservé aujourd'hui, et témoignent de l'importance de la fusion entre l'art et la nature chez Brancusi. L'atelier était perçu par l'artiste comme " un tout organique autonome " : le site de Târgu Jiu concrétise cette vision architecturale et organique de la sculpture. Avec ses prises de vue en série, ses images saisissant sous des lumières et des angles différents des oeuvres désormais iconiques du XXe siècle, cet album offre un nouveau regard sur l'artiste.