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La fabrique de l'urbanisme. Les cités-jardins, entre France et Allemagne, 1900-1924
Vonau Elsa ; Topalov Christian
PU SEPTENTRION
31,01 €
Épuisé
EAN :9782757407721
Lorsqu'au tournant du XXe siècle, un anglais idéaliste lance l'idée de construire des villes nouvelles baptisées "cité-jardin", l'expérience remorque très rapidement des adeptes en France et en Allemagne. Ces réformateurs fondent des associations pour promouvoir le projet dans leur pays. Creuset d'expériences réformatrices puisant à diverses inspirations (de la protection de la nature à l'habitation économique), la cité-jardin a cristallisé de multiples formes d'échanges. Objet de débats et de controverses à l'intérieur du milieu réformateur, cette expérience d'aménagement urbain a impulsé la circulation des hommes et des représentations par-delà les frontières, inspiré des collaborations inédites entre les métiers et favorisé de nouvelles formes d'intervention publique sur l'espace urbain. La manière dont ces circulations ont participé de l'émergence du champ de l'urbanisme fonde l'interrogation de cet ouvrage. L'analyse suit la trajectoire de l'expérience des cités-jardins entre 1900 et le début des années vingt, en France et en Allemagne, deux pays qui par leurs rythmes d'urbanisation fortement décalés offrent un cadre intéressant à l'exploration des télescopages et des interactions au fondement de savoirs novateurs et de pratiques inédites. Le choix du cadre comparatif fonde par ailleurs le socle heuristique d'une recherche qui met en perspective la signification et la portée de l'action réformatrice dans des contextes politiques et sociaux contrastés.
L'aube appartient aux pies, les fleurs sont aux pucerons et les pucerons aux coccinelles... La mer appartient au ciel et la lune aux baleines et le sable au sel... Les souvenirs sont pour les parents et les dimanches pour les fenêtres... La rosée est aux hérissons, aux renards le brouillard, les pelouses au ballon... L'aventure est aux livres, la jungle aux crocodiles et la sieste est aux lions... Comme tu vois, nous ne possédons rien, à part nos yeux ouverts. Mais peut être qu'en demandant gentiment...
Chronique des manches retroussées du ciel et des matins qui passent. Textes de rien, de faim et de soif. Il y a chaque jour des gris à habiter et des couleurs à faire pousser. Il faut chaque jour plonger ses mains dans le cambouis, se coltiner au peu, au rien, aux petites beautées ratées. Ce sont des choses insignifiantes qui nous sauvent ou qui nous achèvent, qui nous écrasent ou nous tiennent debout. Le bruit qu'on fait quand on trébuche sort de nos bouches, c'est comme ça qu'on apprend à marcher, avec des mots. Avec nos mains. Comme le manoeuvre ou l'ouvrier. Tous les soirs le jour tombe, tous les matins il se relève, enfile son bleu de travail, part au trimard. A chaque jour suffit sa peine mais la peine ne suffit pas au jour. Il faut prendre ce qu'il nous donne. Et, ce qu'il ne nous donne pas, le prendre tout de même.
Comment serait la vie si l'on mettait au jour tous nos pauvres secrets, si l'on déchiffrait les raisons dissimulées derrière les inexplicables disparitions du temps ? " écrit Alexandre Vona au début de son roman. C'est précisément ce " temps retrouvé " qui fait l'étoffe du texte et suscite le vertige dont le lecteur est bientôt pris. Comme certains personnages de Delvaux, le narrateur se promène au milieu d'une foule de gens ordinaires, de fantômes et de dieux déguisés, en même temps que lui-même se démultiplie. Et l'on ne s'étonne bientôt plus de l'entendre dire : " Curieusement, les gens qui savent qu'une partie de leur corps (...) fait parfois des rêves, ne supporteraient pas qu'on leur en parle... " Ainsi, dans ce roman sans autre " histoire " qu'un fil narratif de l'espèce kafkaïenne, le héros est à lui seul un théâtre où s'organisent les représentations. Il suffit de se laisser entraîner par lui, par son langage, de se laisser porter par la houle de l'écriture, et ainsi de gagner le grand large, pour se retrouver, au-delà des brumes, en présence de telles et intimes interrogations que pour soi-même on n'avait jamais formulées. Les Fenêtres murées n'est ni un livre facile ni un roman complaisant. Mais on peut le ranger parmi les Gaddis, Joyce, Musil et autres Doderer pour lesquels s'est constitué un cercle de véritables lecteurs.
Quelle est la différence entre un bon vivant et un bon survivant ? Peut-on s'hydrater avec de l'eau-de-vie ? Quelle est la valeur nutritionnelle d'un rêve ? Peut-on se sauver en se sauvant ? Les lapins sentent-ils venir la mort ? Autant de questions que Victor, père de famille et gentil looser, ne s'est jamais posées... jusqu'au jour où il se retrouve enfermé dans sa cave avec un chien et un lapin pendant que le monde s'écroule. Survivaliste pathétique, cet anti-héros ironique et incisif dit, sur un mode burlesque, quelque chose de nos aspirations et de nos échecs.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.