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L'orchestration du quotidien. Design sonore et écoute au 21e siècle
Volcler Juliette
LA DECOUVERTE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782348064715
Qu'ont en commun le " taa dam tâ-dâm " d'une annonce de la SNCF, le " ting " de validation d'un titre RATP, le " tu-tû-du dûûûû " d'un certain opérateur de télécoms, mais aussi le " pop " d'ouverture d'un jus de fruit, le " clic " d'un tube de mascara de luxe ? Tous ces sons et environnements qui font partie de notre quotidien partagent le fait d'avoir été composés. Derrière leur grande disparité, ils relèvent de ce que l'on nomme le design sonore. Sous ses formes commerciales dominantes, ce dernier agit comme un révélateur des évolutions récentes du capitalisme. Lorsqu'il se fonde, bien plus rarement, sur une exigence d'utilité sociale, il peut en revanche devenir un outil d'émancipation. Pour appréhender les spécificités du design sonore, Juliette Volcler entrecroise des cultures industrielles généralement étanches les unes aux autres et tire des fils entre des époques, des pratiques, des secteurs ou des objets auparavant isolés. Optant pour une approche littéraire et subjective, elle applique l'exercice de la critique sonore à l'espace urbain comme à des boissons gazeuses, à des alarmes autant qu'à des installations artistiques. A travers le design sonore et son développement actuel comme outil d'ingénierie sociale se pose plus largement la question politique de l'écoute au 21e siècle. Cet ouvrage invite ainsi les lectrices et lecteurs à opérer un déplacement dans leur manière d'entendre le quotidien et à éveiller une écoute critique.
Résumé : "Lalafalloujah", tel est le surnom donné par les GI's à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu'ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. "C'était comme envoyer un fumigène", dira un porte-parole de l'armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l'industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies "non létales" de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-ville et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards. L'enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l'ordre s'appuie sur plus d'un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd'hui, l'espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du XXe siècle, celui de l'image, il est devenu l'un des terrains d'expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d'exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances.
Résumé : Qu'elles aient réussi ou été amplement surévaluées, ces recherches ont profondément structuré un discours scientifique et commercial, toujours en vigueur aujourd'hui, célébrant l'efficacité comportementaliste du son. Les expérimentations que l'on découvre à travers la figure de Burris-Meyer prennent place dans trois sphères qui se sont largement nourries les unes les autres : le théâtre, l'industrie et la guerre. Tout commence par le théâtre où les efforts assidus pour améliorer l'intensité dramatique des pièces poussent l'expérience jusqu'à tenter de provoquer des hystéries collectives. L'industrie prend alors le relais et oriente ces trouvailles initiales vers un objectif nettement plus rationalisé. Par exemple en déployant de la musique dans les usines afin d'en améliorer la productivité. Durant la seconde Guerre Mondiale, l'invention des leurres sonores permettra la mise en place d'une nouvelle tactique militaire, bientôt complétée par des opérations de harcèlement acoustique. L'écriture de Juliette Volcler est portée par le double objectif de peindre de manière vivante l'époque, son contexte social et culturel, ses rêves échoués, ses expérimentations réussies, et de donner les outils critiques nécessaires face à l'environnement sonore en pleine mutation du XXIe siècle.
LE COURS - Toutes les notions du programme sont abordées dans le strict respect des textes officiels. - Plus de 1 000 exemples vous aident à comprendre le cours en profondeur. - Tous les résultats font l'objet d'une démonstration complète. LES EXERCICES - 370 exercices d'application et 368 exercices d'entraînement. - Les énoncés sont classés par thème et par diffifficulté dans chaque chapitre. - Les exercices sont intégralement résolus.
Décibel, course aux brevets, " téléphone à oreille " et leçons d'élocution. Voici la 161e biographie d'Alexander Graham Bell, le père du téléphone, figure clef de notre modernité sonore. Mais se pourrait-il que l'Histoire ait tout retenu à l'envers ? Voilà qu'un assistant talentueux, des inventeurs oubliés, des historiennes pugnaces, des Sourdes et des Sourds viennent soudain perturber le récit... Alexander Graham Bell, scientifique et ingénieur, est né à Edimbourg en 1847. Trois ans avant qu'AT&T ne fonde les Laboratoires Bell (1925), il meurt dans son domaine privé de Beinn Bhreagh, en Nouvelle-Ecosse.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.