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Une chronique de la révolution démocratique en Côte d'Ivoire (1989-1995)
Voho Sahi Alphonse ; Memel-Fotê Harris
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782747590396
Le retour au multipartisme, dont les élections du 28 octobre 1990 sont la concrétisation historique, est l'occasion d'un retour aux sources qui ressemble à un retard à combler, à une révision déchirante à opérer par tous les Ivoiriens, après une longuepériode de déformation et de refoulement. Or, pour ajourner cette tâche, qui pourtant ne souffre pas de délai, on avance que la résistance au changement est naturelle. C'est là, de toute évidence, prendre l'effet pour la cause. S'il y a, aujourd'hui encore, des gensqui hésitent à opérer la rupture, c'est parce que, contre son évolution naturelle, la Côte d'Ivoire a été artificiellement maintenue dans un état de "stabilité". D'où l'ambiguïté de la notion de paix. On sait, depuis le philosophe Kant, que ceux qui veulent exercer indéfiniment leur domination sur les autres, n'ont de cesse de leur faire caresser leur état de minorité (mineur). "Après avoir abêti leur troupeau domestique et pris bien garde que ces paisibles créatures n'osent pas faire le moindre pas en dehors des brancards auxquels ils les ont attelés, ils leur montrent le danger qu'elles encourent, si elles essaient de marcher seules." Cela veut dire qu'on les abrutit, qu'on les assujettit, pour les maintenir dans la frayeur. C'est à cette condition que la résistance au changement devient une seconde nature, la paix un comportement, la "stabilité" une panacée. Mais l'aspiration des peuples à la liberté peut être momentanément compromise, elle ne saurait être détruite.
La référence ironique au Soleils des indépendances et à son divin auteur Kourouma, ne peut échapper au lecteur. (....) Tout le livre est donc porté, au fil des textes, par une question : qu'avons-nous fait de nos indépendances ou encore, que faisons-nous dans nos indépendances Tout se passe comme si nous y dormons d'un sommeil de juste, même si les nuits sont souvent agitées, même si nos sommeils sont toujours agités. Et rude sera le réveil, quand viendra le temps du bilan, au jugement de l'histoire. Lever la tête c'est enfin garder confiance. Malgré tout. Chaque texte de ce recueil nous invite à nous tenir debout, sur la brèche ; à ne pas confondre la "critique de soi" et l'autoflagellation : "Bien qu'on reconnaisse le Fakir à la mortification, écrit Guébo, tout acte de mortification ne fait pas de nous des fakirs."" Préface du Pr. Alphonse Voho Sahi.
Comment tu arrives à te persuader que celui qui te met en prison te donne une opportunité d'être plus grand que lui... ?" Qui a tué Zézé ? est une pièce de théâtre, c'est-à-dire une oeuvre de l'imagination. Et, précisément, le livre veut se faire miroir de la vaste prison que représente le quotidien des hommes. Mélange subtil de péripéties politiques et de la fantaisie de l'écrivain, le texte - servi par un humour mordant - constitue une réflexion profonde sur la liberté, la responsabilité et les analogies possibles entre le passé, le présent et l'avenir de l'engagement.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.