Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Distance
Vladislavic Ivan ; Lory Georges-Marie
ZOE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782889278060
Branko sait comment on embrasse les filles, rêve de gagner le Tour de France et aime fouiller dans les affaires de son petit frère Joe. Qui, lui, joue aux billes, invente des langages farfelus et rassemble dans des albums les coupures de journaux qu'il lit sur son idole, Mohamed Ali. Même si, dans cette famille sud-africaine blanche des années 1970, leur père refuse d'appeler le mythique boxeur autrement que Cassius Clay. Quarante ans plus tard, Joe décide de s'inspirer de ses albums pour son nouveau roman. A l'aide de Branko, il va réduire la distance qui les sépare de leur passé commun. La narration, qu'assument tour à tour Joe et Branko, est rythmée par le style flamboyant des reporters sportifs de l'époque. Elle raconte la relation entre deux frères, faite de tendresse et de cruauté.
Vous êtes jeune et vos études commencent à vous peser. Vous voulez enfin connaître la vraie vie, mais le moment est mal choisi : nous sommes en Afrique du Sud, au temps de l'apartheid, les tensions raciales sont à leur comble et seul votre statut d'étudiant vous met à l'abri du service militaire. Alors que faire ? Neville commence par tergiverser, par rechercher de petits boulots en marge de ses études maintenant négligées. Puis il se décide : ce sera l'exil en Angleterre. Avant ce saut dans l'inconnu, Neville vivra toutefois une journée capitale, une journée passée en compagnie d'un photographe prestigieux, auprès duquel il va apprendre à ouvrir les yeux. En fixant sur la pellicule le moment où tout bascule, l'instant où les événements se précipitent, la fin de l'apartheid aurait-elle une chance de devenir intelligible ? Le sens des scènes éclairées par l'auteur, sur la page qui se substitue à la photographie, nous amène, nous lecteurs, à mieux voir.
Début du deuxième millénaire, Johannesbourg reste divisée, désormais autant par la pauvreté et la violence que par la race. Vladislavic, fin arpenteur des rues, des quartiers, des parkings, des jardins, circule de scène en scène aussi cocasses que tragiques. Le livre est composé de 138 entrées, comme autant de clés pour comprendre la ville, à la manière Vladisalvic : sorte de regard agile et enregistreur, esprit joueur qui analyse, compare, fait des liens et manie les mots pour dire les impressions les plus fines. Ce texte est une ode amoureuse à Johannesbourg, industrielle, polluée, dangereuse, belle et injuste.
Ivan Vladislavic est né à Pretoria en 1957. Il écrit en anglais et vit à Johannesburg où il enseigne à l'université de Witwatersrand. Il est l'auteur de nombreux romans et essais récompensés de plusieurs prix littéraires en Afrique du Sud, en Angleterre et aux Etats-Unis où il a reçu le prestigieux Prix Windham-Campbell pour la fiction à l'université de Yale. Son oeuvre est traduite dans une dizaine de pays.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.