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Lettres à Bettine
Vivant Denon Dominique
ACTES SUD
29,30 €
Épuisé
EAN :9782742723911
Alvaro de Campos, l'un des masques où parle Fernando Pessoa, écrit que "toutes les lettres d'amour sont ridicules". Ce n'est sûrement pas le cas de celles que Vivant Denon adressa à Isabella Teotochi Albrizzi tout au long d'une existence. Ce sont là de véritables lettres d'amour, où passe aussi le vent de l'Histoire, frémit la passion de l'art, miroite le goût du monde et de cette vie que Denon porte inscrite dans son prénom comme un destin. Ces amants avaient beaucoup de choses à se dire. Ils s'étaient connus à Venise en 1788. Il avait quarante et un ans, elle vingt-huit. (...) Grâce à Isabella, ou plutôt Bettine (C'est ainsi qu'il l'appellera toujours) et à la société qui l'entoure, Vivant Denon connaît à Venise les cinq années les plus heureuses de sa vie. (extrait de la préface de F. Garavini). Dominique Vivant Denon (1747-1825) est essentiellement connu comme écrivain - d'un célèbre conte libertin notamment, Point de lendemain - , et comme directeur des musées sous Napoléon. Ces trois cent cinquante et une lettres, en majorité inédites, représentent la seule correspondance privée connue de Denon, et couvrent une période importante : la première date du 4 novembre 1788 (soit environ deux mois après son arrivée à Venise), la dernière du 1er avril 1825 (quelques jours avant sa mort). Elles constituent un document exceptionnel sur sa vie, dont elles éclairent nombre d'aspects peu connus, et donnent de l'homme qu'il fut, généreux et fidèle, attentif et drôle, un portrait saisissant.
Publié en 1802, cet ouvrage révéla les antiquités égyptiennes aux Français. Il connut dès sa parution un succès énorme (pas moins de quarante éditions). Vivant Denon, son auteur, est l'un des personnages les plus attachants de la fin de l'Ancien Régime et de l'Empire. Epicurien, ami des arts, il participa, âgé de plus de cinquante ans, à l'expédition de Bonaparte en Egypte. Chargé de recenser et de dessiner les monuments pharaoniques décrits jusque-là de manière fragmentaire ou fantaisiste, indifférent aux dangers, il écrivit d'une plume alerte, pétrie d'humour et de sensibilité, son récit de voyage. Les quelque 1000 dessins que Denon réalisa (dont un choix est proposé ici) furent à l'origine de ce que l'on a appelé "égyptomanie" et attirèrent sur les rives du Nil un grand nombre de voyageurs et de savants dont Jean-François Champollion.
L'armée française débarque en Egypte, près d'Alexandrie, le 2 juillet 1798, après une extraordinaire partie de cache-cache d'un mois et demi avec la flotte anglaise en Méditerranée (...) Bien au-delà des intentions personnelles de ceux qui ont conduit l'expédition, un immense événement a pris place, d'où l'Egypte et la France sortent à jamais différentes, parce que le regard que chacune d'elles porte sur le monde en est transformé. L'Egypte verra désormais autrement l'avenir. Et la France, autrement le passé. La première a subi l'effet de souffle de l'ouragan 1789, porteur des idées de liberté individuelle, d'égalité de droits, de la toute-puissance de la raison. La seconde, en découvrant l'Egypte des pharaons, a enfin trouvé les sources d'une Histoire de l'humanité qui n'est plus chrétienne ou européenne, mais universelle. De ce croisement de deux perspectives contraires, de cette rencontre inouïe dans un même espace de deux temps qui ne se touchent pas, il se trouve que nous possédons un double témoignage au jour le jour - deux chroniques qu'il suffisait de mettre en regard pour voir apparaître la trame de cette unique aventure. Vivant Denon et Abdel Rahman el-Gabarti furent en effet idéalement placés pour en restituer l'ambivalente vérité. N'ayant pas eu à porter les armes, ils sont restés, chacun au sein de son camp, au plus près possible du camp adverse. C'est pourquoi aujourd'hui, en les lisant ensemble, on croirait les entendre dialoguant, à l'insu de leurs compatriotes respectifs, d'un événement qui les oppose et les réunit tout à la fois. Un événement dont, bien avant la plupart de leurs contemporains, ils pressentent les conséquences à venir. Extrait de la présentation de Mahmuud Hussein.
Résumé : Un soir à l'Opéra. Un jeune homme candide - ou feignant l'innocence - est entraîné chez une certaine Mme de T... qui occupe la loge voisine. S'ouvre une nuit où la jouissance des corps ne va pas sans l'accomplissement d'un plan finement orchestré. Car son initiatrice, manipulatrice hors pair, conforte aussi, grâce à ce troisième homme, mari et amant régulier... Une pièce majeure - en deux versions - de la littérature libertine.
Résumé : Incipit. " J'aimais éperdument la comtesse de... ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. Elle était amie de Mme de T..., qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût compromise. Comme on le verra, Mme de T... avait des principes de décence auxquels elle était scrupuleusement attachée. "
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.