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Institution et Liberté. L'école et la question du politique
Vitiello Audric ; Sadoun Marc
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782296111271
La crise de l'école suscite un débat récurrent depuis une cinquantaine d'années. Le constat semble unanime: l'école ne fonctionne plus, elle n'arrive plus à accomplir ses missions. Mais ce constat repose sur deux postulats discutables: la nouveauté et la technicité de ces difficultés. Or non seulement la crise scolaire est récurrente au cours de l'époque moderne, mais en outre elle engage, au-delà de la dimension technique de l'efficacité, un enjeu politique fondamental: la place de l'institution dans une démocratie. L'école n'est pas un instrument neutre au service des choix politiques, économiques ou familiaux, elle est une institution au sens plein du terme: une instance chargée d'organiser en procédures spécifiques le processus global de constitution conjointe de la société et des individus. L'école, sur le terrain spécifique de l'éducation, au même titre que la politique proprement dite, participe donc du politique, c'est-à-dire de l'activité dédiée à la fonction de définition, de régulation et de réalisation du devenir social-historique. Cette dimension politique de l'institution éducative, souvent sous-estimée voire évacuée, reste pourtant omniprésente dans les querelles et les réformes pédagogiques contemporaines. S'ensuit un double conflit: sur la politique à mener à l'école, mais aussi, plus fondamentalement, sur le statut du politique et des institutions politiques. La question des moyens est indissociable de celles de la finalité et de la subjectivité à l'origine de l'action sur la société et ses membres. A travers la querelle pédagogique s'opposent ainsi différentes conceptions de la liberté humaine, de l'objet de l'institution éducative et, plus généralement, de la place de toute institution et du politique lui-même dans la société. L'enjeu des débats éducatifs est donc de redéfinir les rapports entre l'être et le devenir humains, de décider si l'école doit fonctionner comme un relais des décisions de la société civile ou comme une institution de l'espace public, si la liberté suppose l'épanouissement d'une authenticité préexistante ou le développement d'une autonomie à venir.
Vitiello Bernard ; Coulomb Patrick ; Barbéri Jacqu
Qui se souvient avec nostalgie de séries télévisées comme "Twilight Zone" (La quatrième dimension) ou "Les contes de la Crypte" sera ravi de plonger dans ce recueil de nouvelles qui oscille entre la SF pure, l'humour, le fantastique et l'imaginaire dystopique. Bernard Vitiello, Patrick Coulomb et Jacques Barbéri ont tous trois publié de nombreux romans dits "de genre", de l'imaginaire au policier, ici, à six mains, ils renouvellent le genre de la nouvelle fantastique et de science-fiction chère aux lecteurs du XXe siècle...
Cet ouvrage regroupe des articles sur les femmes écrivains des Antilles (Haïti, Guadeloupe, Martinique). Au-delà d'auteures très connues du grand public et incontournables, comme Simone Schwarz-Bart ou Maryse Condé pour la Guadeloupe et Marie Chauvet pour Haïti, qui suscitent, depuis longtemps déjà, de nombreuses études, nous invitons le lecteur à la découverte d'écrivains relativement peu connues en dehors des cercles de spécialistes, ou bien qui se trouvent oubliées des lecteurs, comme Marie-Magdeleine Carbet, Mayotte Capécia ou Nadine Magloire. Nous présentons également des études et des entretiens qui portent sur la production littéraire de ces dernières années où l'on a assisté à la floraison de nouvelles écrivains antillaises, par exemple, Suzanne Dracius, Gisèle Pineau, Ina Césaire, Lilas Desquiron et Yanick Lahens, entre autres. Ce recueil auquel ont contribué de nombreux universitaires d'horizons divers, spécialistes de littérature afro-antillaise, nous semble combler un vide dans le domaine de l'analyse littéraire des oeuvres des femmes antillaises qui écrivent en français.
Au sein du monde catholique coexistent plusieurs formes de dévotion. Certaines, inscrites dans le dogme, sont acceptées ; d'autres s'implantent localement, souvent en lien avec le culte d'un saint et peuvent être réprimées par l'Eglise. Les dévotions se matérialisent via la fabrication d'objets de piété, symboles d'une foi intériorisée. Ces supports de prière deviennent des objets identitaires : chaque croyant est libre de se les approprier. Ces objets polymorphes (enseigne de pèlerinage, médaille de baptême ou de communion, reliquaire, etc.) répondent à un besoin métaphysique de protection, de réconfort, de piété et de spiritualité. Loin des circuits de l'histoire de l'art classique, ce matériel historique n'avait jusqu'ici pas sa place dans un musée. L'apport des collectionneurs et des conservateurs a permis d'appréhender l'évolution et les foyers de diffusion sans négliger les techniques de fabrication, les éventuelles difficultés de conservation ou de restauration de ces objets. Ce volume a pour objectif de redéfinir les objets de dévotion à travers leur inscription dans un lieu, dans un siècle et d'étudier leur réception auprès des hommes et des femmes qui les confectionnent et qui les portent.
En mouvement ! Notre corps actuel n'active qu'une partie des potentiels dont son vivant a besoin. De nos jours, chacun voudrait se mettre en mouvement pour son bien-être, sa santé et ressentir son corps. Comment atteindre ces objectifs sans connaître la physiologie du corps en mouvement et sans être capable de percevoir son corps vivant ? Ce livre, écrit par un physiologiste et un philosophe au sein l'UFR des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) de l'Université Paris Cité et de l'Institut des Sciences du Sport Santé de Paris (URP3625-I3SP), propose une méthode mixte nouvelle pour des exercices de santé plus équilibrés. Auto-gérer son programme de santé devient possible par ce manuel de connaissances, d'exercices et de mouvements simples à insérer à long terme dans son quotidien.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.