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ECRITS SUR LE THEATRE. Tome 5, Le Monde
Vitez Antoine
POL
23,20 €
Épuisé
EAN :9782867446221
«Le Monde» est le dernier volume des Ecrits sur le théâtre d'Antoine Vitez.Sont rassemblés ici des textes très divers de 1964 à 1989, de son engagement auprès de la revue Théâtre Populaire jusqu'à sa nomination au poste d'administrateur de la Comédie-Française. C'est le Directeur de théâtre, le politique qui prend la parole, l'homme d'action et de terrain. L'ensemble retrace donc le parcours artistique et intellectuel témoignant d'une expérience audacieuse et exigeante, revendiquant très haut sa singularité et participant d'un engagement collectif.Vitez propose ses réflexions sur la politique culturelle, l'institution théâtrale, le rôle de l'artiste dans la cité. A l'heure où beaucoup s'interrogent sur un théâtre citoyen, où les manifestes et plaidoyers pour un théâtre populaire, engagé fusent il est sûrement bon de retourner à la source de ces textes qui, avant tout, défendent un théâtre d'art sans frontières.
Antoine Vitez n'a cessé de soumettre la pratique de son art à un constant effort d'élucidation par l'écriture. Il avait le projet de rassembler tout ce qu'il avait écrit en un livre "sur le théâtre et sur ce que l'on appelle la vie" intitulé Chronique. Théorie, rêves, inventaires, lettres, notes, manifeste : écrire anticipait, accompagnait et prolongeait sans cesse le mouvement de son théâtre. C'est donc à partir de l'intégralité des archives personnelles d'Antoine Vitez qu'a pu être établie cette édition. Les textes sont de nature très diverse : réflexions sur les projets en cours, journal de mise en scène, journal de cours, positions, propositions et projets à l'intention des collaborateurs, lettres à des proches ou à des acteurs de la vie politique et intellectuelle, à quoi s'ajoutent tous les textes déjà publiés, articles, programmes, déclarations publiques. On y suivra le voyage d'une pensée inquiète, exigeante, qui, partant toujours de la scène, lieu des simulacres, parcourt le monde, l'histoire, la société et dessine les figures mêlées de l'acteur, du metteur en scène, du maître mais aussi de l'écrivain, du traducteur, de l'intellectuel, du citoyen.
Je suis une mouette. Non, ce n'est pas ça... Vous vous souvenez, vous avez tiré une mouette ? Survient un homme, il la voit, et, pour passer le temps, il la détruit... Un sujet de petite nouvelle... Ce n'est pas ça... (Elle se passe la main sur le front.) De quoi est-ce que je ? ... Je parle de la scène. Maintenant, je ne suis déjà plus... Je suis déjà une véritable actrice, je joue avec bonheur, avec exaltation, la scène m'enivre et je me sens éblouissante. Et maintenant, depuis que je suis ici, je sors tout le temps marcher, je marche et je réfléchis, je réfléchis et je sens que, de jour en jour, mes forces spirituelles grandissent. . ". Le motif de la pièce tout entière est contenu dans cette réplique de Nina : comme le soulignent les traducteurs, ce qui domine là, c'est "l'illusion, la déception, l'essor, la désillusion, le fait d'être tourné vers le futur et d'attendre l'irréel, ou de regarder vers le passé et d'attendre que ce passé découvre un espoir d'y voir ce qui n'y était pas, une réconciliation possible". C'est la version originale de la pièce, plus longue, écrite en 1895, qui est donnée ici. En annexe, la version académique, stanislavskienne, toujours jouée depuis 1896.
Résumé : La plus belle part de l'écriture d'Antoine Vitez sur le théâtre prend la forme d'une médiation dont les motifs se tissent à partir d'une autre écriture, celle des poèmes dramatiques. Lisant Claudel, Hugo, Vinaver, Brecht... Antoine Vitez écrit dans sa langue, celle des corps, des voix et de l'espace de la scène à venir, le " poème second " qu'il poursuivra avec les acteurs. Ces textes sont le laboratoire de secrètes recherches que Paul Valéry évoquait à propos des Carnets de Léonard de Vinci : un espace de travail où le souci de la fabrique et le manifeste esthétique se confondent.
Lorsqu'il rencontre Aragon en 1958, Antoine Vitez est déjà traducteur du répertoire russe et jeune acteur chez Tania Balachova. Electre de Sophocle constitue sa première mise en scène, en 1966, à Caen. Professeur au Conservatoire de 1968 à 1981, il anime aussi à partir de 1972 l'Atelier théâtral d'Ivry au Théâtre des Quartiers d'Ivry. Il développe un théâtre centré autour de l'acteur, de ses postures, de sa voix. De 1981 à 1988, directeur du Théâtre national de Chaillot, il met en scène notamment Claudel, avec l'intégrale du Soulier de satin en 1987. En 1988, il devient administrateur dela Comédie-Française. La Vie de Galilée de Brecht y fut sa dernière mise en scène en 1990.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.