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L'école et les savoirs scolaires
Vitale Philippe ; Rochex Jean-Yves ; Young Michael
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753583320
L'école est plus que jamais au coeur des débats de société. Les réformes conduites dans de nombreux systèmes éducatifs, les analyses des organismes internationaux, montrent l'acuité du débat sur la démocratisation scolaire. Tous les systèmes éducatifs sont confrontés à des situations "d'échec" et de "décrochage" d'une partie des élèves ainsi qu'à des phénomènes de "ségrégation" . Dans ce contexte, les politiques publiques se centrent surtout sur les réformes de structure et sur la socialisation des élèves. La question des savoirs enseignés, de la pédagogie, et de l'accès des élèves à la maîtrise des connaissances est ainsi relativement peu traitée. Or, il existe de bonnes raisons de penser que c'est en se centrant sur les savoirs scolaires que l'on pourra construire des réponses à la crise de l'éducation. Cette problématique n'a rien de nouveau. Dès les années 1970, en Grande-Bretagne, la "Nouvelle sociologie de l'éducation" s'intéresse aux savoirs scolaires et à la démocratisation de l'accès aux connaissances. L'objectif de cet ouvrage est de livrer des clés de lecture de la sociologie du curriculum, depuis sa genèse jusqu'aux travaux les plus récents.
Depuis la rentrée 2019, l'âge de l'instruction obligatoire est passé de 6 à 3 ans afin de favoriser la réussite scolaire de tous les enfants et de lutter contre les inégalités d'apprentissage. Pourtant, depuis les années 1990, les 3-6 ans fréquentent déjà l'école maternelle sans que cela ne réduise les inégalités pointées régulièrement par différents travaux de recherche. Dès lors, on peut s'interroger sur la manière dont l'école maternelle fait entrer les enfants qui lui sont confiés dans les savoirs : quels savoirs sont visés ? Comment les enseignants les présentent-ils aux élèves ? Comment les élèves s'en saisissent-ils ? En quoi ce qui se joue dans les pratiques pédagogiques permet-il à l'ensemble des enfants d'accéder aux apprentissages visés ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage propose d'apporter des éléments de réponse à partir des résultats d'une enquête de terrain par observation dans six classes de grande section situées dans des milieux sociaux variés et en se centrant plus particulièrement sur les apprentissages relatifs à l'écrit. S'inscrivant dans une sociologie du curriculum, croisant sociologie de l'éducation et sociologie de la connaissance, le propos saisit les savoirs scolaires dans leur double dimension, à la fois sociale et cognitive, et souligne comment ces deux dimensions se tissent mutuellement. Si l'analyse met en évidence la construction d'inégalités d'apprentissage à l'école maternelle, elle montre également que des opérations de révision de ces inégalités sont discernables dans les classes, même si elles interviennent de manière plus ponctuelle. Avec le soutien du laboratoire MESOPOLHIS.
Vital Durand Denis ; Bertin Philippe ; Demily Caro
?Les médicaments et les modalités de prescription évoluent rapidement. Beaucoup d'internes, de jeunes médecins et parfois de plus aguerris hésitent au moment de rédiger une ordonnance et les recommandations qui l'accompagnent. Pour leur offrir une aide pratique immédiate, une équipe de spécialistes a mis au point un ensemble d'ordonnances commentées correspondant à des situations cliniques fréquentes. Rédigées en DCI, de façon précise, avec les posologies, Les contre-indications et les précautions d'emploi, elles constituent un aide-mémoire précieux pour tous ceux, médecins, pharmaciens, infirmières, étudiants, qui sont amenés à prescrire ou à surveiller un traitement.
La transmission des savoirs permet à tout individu de vivre les frontières, sociales, intellectuelles ou personnelles, non comme des prisons, mais comme des points de tension condensant le passé et ouvrant sur des futurs possibles. Elle met en jeu le droit, pour chacun, de participer à la production d'un ordre social, son maintien, sa modification. Mais pour qu'elle y parvienne, il faut analyser les biais sociaux qui sont profondément inscrits dans la structure même des processus de transmission et d'acquisition du système éducatif et de leurs hypothèses. Cet objectif devient d'autant plus central face aux évolutions mondiales des systèmes éducatifs qui reconstituent de nouvelles frontières entre producteurs et utilisateurs des savoirs clans un contexte néo-libéral. Cette problématique a été magistralement travaillée, outre-manche, par le sociologue Basil Bernstein (1924-2000). Fort. d'une théorie de la reproduction proposant une alternative à ses versions françaises, Bernstein a développé une approche originale des phénomènes éducatifs qui prend au sérieux la question de la transmission, de la distribution, de l'acquisition et de la transformation des savoirs. Ce livre clarifie les contours de cette théorie, développée sur plus de quarante ans, méconnue dans le monde francophone et trop souvent réduite à des controverses et malentendus liés à la réception des premiers travaux de Bernstein sur les codes langagiers. Différents chercheurs des quatre coins du monde, spécialistes en éducation, en sociologie et en épistémologie, confrontent cette théorie à leurs recherches dans une perspective prospective et dynamique. Les contenus d'enseignement, les aspects langagiers, cognitifs et sociaux de l'éducation, les transformations des politiques éducatives à l'aube du XXIe siècle, sont autant de thèmes abordés par les auteurs dans un dialogue ouvert avec l'?uvre de Bernstein.
Regardez, une créature en train de se former ! Mais que deviendra-t-elle ? Si les branchies apparaissent, peut-être sera-t-elle un poisson ? Si ses pattes sont palmées, est-ce que ce sera un canard ? Une biologiste et une artiste nous racontent la plus fascinante des histoires vraies : comment chacun de nous, avant de naître, retrace l'histoire de toute la vie sur Terre.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?