Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Actualité de Basil Bernstein. Savoir, pédagogie et société
Frandji Daniel ; Vitale Philippe
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507432
La transmission des savoirs permet à tout individu de vivre les frontières, sociales, intellectuelles ou personnelles, non comme des prisons, mais comme des points de tension condensant le passé et ouvrant sur des futurs possibles. Elle met en jeu le droit, pour chacun, de participer à la production d'un ordre social, son maintien, sa modification. Mais pour qu'elle y parvienne, il faut analyser les biais sociaux qui sont profondément inscrits dans la structure même des processus de transmission et d'acquisition du système éducatif et de leurs hypothèses. Cet objectif devient d'autant plus central face aux évolutions mondiales des systèmes éducatifs qui reconstituent de nouvelles frontières entre producteurs et utilisateurs des savoirs clans un contexte néo-libéral. Cette problématique a été magistralement travaillée, outre-manche, par le sociologue Basil Bernstein (1924-2000). Fort. d'une théorie de la reproduction proposant une alternative à ses versions françaises, Bernstein a développé une approche originale des phénomènes éducatifs qui prend au sérieux la question de la transmission, de la distribution, de l'acquisition et de la transformation des savoirs. Ce livre clarifie les contours de cette théorie, développée sur plus de quarante ans, méconnue dans le monde francophone et trop souvent réduite à des controverses et malentendus liés à la réception des premiers travaux de Bernstein sur les codes langagiers. Différents chercheurs des quatre coins du monde, spécialistes en éducation, en sociologie et en épistémologie, confrontent cette théorie à leurs recherches dans une perspective prospective et dynamique. Les contenus d'enseignement, les aspects langagiers, cognitifs et sociaux de l'éducation, les transformations des politiques éducatives à l'aube du XXIe siècle, sont autant de thèmes abordés par les auteurs dans un dialogue ouvert avec l'?uvre de Bernstein.
Michel Onfray a publié une trentaine de livres qui touchent aussi bien à la métaphysique, à l?esthétique, à la politique, à la théologie et à l?histoire de la philosophie. Or, bien souvent, il n?est loué ? ou critiqué ? que sur tel ou tel aspect de son ?uvre. Il était donc nécessaire de disposer d?un ouvrage restituant son travail dans sa totalité, en y incluant les aspects biographiques qui, seules sont susceptibles d?éclairer les convictions de ce nietzschéen. En ce sens, le livre que propose Martina Torrens-Frandji est pionnier en son genre.A ceci s?ajoute une particularité: Martina Torres-Frandji tient que l?esthétique de Michel Onfray (telle qu?il l?expose dans ses « journaux hédonistes » ou dans ses monographies de peintres, de musiciens, de sculpteurs (souvent publiées aux éditions Galilée) est au centre de son ?uvre. C?est ainsi, à partir de cette esthétique, que ce travail « global » construit son objet et l?expose en « système ».Ce livre est écrit dans une langue limpide et pédagogique.Il sera un instrument de réflexion fort utiles pour les lecteurs sans cesse plus nombreux du « philosophe le plus célèbre de France » - qui le découvrent et n?ont pas eu le temps de lire ses livres dans l?ordre de leur publication.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.