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VAUBAN
VIROL MICHELE
CHAMP VALLON
28,01 €
Épuisé
EAN :9782876733763
Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes". Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1701). Il le présente non seulement comme le maître inégalé de lguerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XIV. Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse "basterne" transformée en cabinet de travail, Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante annéesL'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques. À partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseillelucide: confronté au royaume "réel", il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politiquétrangère (des guerres ruineuses pour le royaume); l'homme du pré-carré pense le pays comme un territoire dont chaque élément "aménagé" doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux "années de misère" qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV. Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir: l'économie politique. Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu; il replace l'?uvre écrite de l'auteur de la Dîme royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'État, plus utilitaire, plus humaine aussi. Vauban qui dit "aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle" fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de "vingt millions de français" avant l'intérêt du roi
Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes". Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707). Il le présente non seulement comme le maitre inégalé de la guerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XIV. Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse "basterne", Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante années. L'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques. A partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseiller lucide : confronté au royaume "réel", il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie ; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politique étrangère (des guerres ruineuses pour le royaume) ; il pense le pays comme un territoire dont chaque élément "aménagé" doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux "années de misère" qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV. Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir : l'économie politique. Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu ; il replace l'oeuvre écrite de l'auteur de la Dime royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'Etat, plus utilitaire, plus humaine aussi. Vauban qui dit "aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle" fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de "vingt millions de français" avant l'intérêt du roi.
Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes ".Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707). II le présente non seulement comme le maître inégalé de la guerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XIV.Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse " basterne ", Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante années.L'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques. A partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseiller lucide : confronté au royaume " réel ", il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie ; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politique étrangère (des guerres ruineuses pour le royaume) ; l'homme du pré-carré pense le pays comme un territoire dont chaque élément " aménagé " doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux " années de misère " qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV.Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir : l'économie politique.Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu ; il replace l'?uvre écrite de l'auteur de la Dîme royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'Etat, plus utilitaire, plus humaine aussi. Vauban qui dit " aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle " fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de " vingt millions de français " avant l'intérêt du roi.
La première chose que l'on apprend aux élèves des écoles de journalisme, c'est à écrire autrement qu'ils l'ont appris au lycée ou à l'université. Il existe en effet un langage de communication, celui des journalistes, qu'il faut connaître si l'on veut être compris. Le Guide de la rédaction est l'ouvrage de base qui donne les indispensables à la pratique du métier : les principes généraux de la rédaction, l'habillage d'un article, les différents genres journalistiques, les différentes sortes d'articles, la présentation de la copie, le protocole des corrections, les instruments de travail (téléphone, carnet...). Cette dixième édition reprend les nombreux éléments qui avaient fait le succès des précédentes, notamment le chapitre sur les articles de commentaires, ou les nombreux hors texte sur l'angoisse d'écrire, les lois de proximité etc. La préface est signée Nathalie Villard, ancienne journaliste aujourd'hui professeure à l'Ecole de Journalisme de Sciences Po.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.