Par ses caractéristiques d'écriture "spontanée", le journal personnel possède un statut tout particulier dans la production littéraire. Cet ouvrage propose au lecteur d'en découvrir de multiples facettes. Il dévoile tout d'abord un aspect peu exploré, celui du journal qui naît de pratiques diverses, voire surprenantes, comme celle, inédite, de Rétif de la Bretonne. Comment certains diaristes conjuguent-ils graphisme et écriture diaristique ? Tel que le lecteur l'aborde, le journal publié correspond-il à l'original ? Quel est le rôle de l'éditeur ? Le journal "recomposé" d'Amélie Weiler est représentatif de ces difficiles choix éditoriaux. Lorsqu'ils servent d'avant-texte à une oeuvre, les journaux peuvent subir de subtiles transmutations. En témoignent quatre études centrées sur des auteurs du XXe siècle : les carnets de notes de la poétesse russe Marina Tsvetaeva, le journal du poète-voyageur Victor Segalen, les variations propres à Michel Leiris ou encore le Journal de Charles Juliet. Les journaux d'écriture de deux romancières contemporaines, l'une canadienne, Marie-Claire Blais, l'autre française, Christiane Rochefort, retracent les stations de leur itinéraire créatif. Quant au Faux Journal du poète Jude Stefan, et au déconcertant Douleur exquise de Sophie Calle, de quelle manière inventive détournent-ils les lois du genre ?
Avril 1943. Au coeur de la guerre qui plonge l'Europe dans l'horreur, une famille juive immigrée de Pologne en France est obligée de se séparer pour tenter d'échapper au piège qui se referme sur les Juifs d'Europe. Tandis que les deux fillettes et leur mère partent se cacher dans un village, le père reste à Toulouse, là où la famille s'était installée et vivait paisiblement. Ils ne se retrouveront jamais car, le 2 juin 1944, Jankiel Lipszyc, résistant membre de l'Armée juive, est arrêté et fusillé avec quatorze autres Juifs à Miremont, tandis que d'autres membres de la famille sont déportés sans retour. Soixante années après, sa fille cadette nous livre ici le résultat d'une recherche historique, fondée sur des archives, qui est aussi quête de ses propres origines. Un récit sobre, émouvant et précis de ce que fut le drame des Juifs de France sous l'Occupation.
Écrire un récit de vie invite à s'appuyer sur des documents, à intégrer divers éléments d'archives publiques ou privées : carnets, journaux personnels, correspondance, articles de presse, photographies – qui peuvent être à l'origine du récit, le soutenir ou l'accompagner. Ce livre propose des analyses d'universitaires et témoignages d'écrivains, qui se penchent sur la mise en récit de ces traces familiales : de quelle manière les intégrer au récit, les transformer, comment leur redonner vie ?
Viollet-le-Duc Eugène ; Guilhermy Ferdinand de ; V
En 1843, débutent des travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris sous la houlette de deux architectes, le plus connu étant Viollet-le-Duc. Le gouvernement de la Monarchie de Juillet souhaite alors remettre en valeur certains monuments qui rappellent la grandeur de l'Ancien Régime. Très attaché à l'architecture gothique, Eugène Viollet-le-Duc se refuse à utiliser des matériaux modernes, comme le fer, et privilégie une restauration fidèle aux techniques des premiers bâtisseurs de cathédrales. Dans cette perspective, il rétablit notamment la flèche de quatre-vingt-treize mètres de haut démontée au XVIIIe siècle et prend même la liberté de la rendre plus spectaculaire encore qu'auparavant, participant ainsi à l'élancement du monument. Depuis le tragique incendie du 15 avril 2019, Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments historiques, chargé de la restauration de Notre-Dame dont il connaît, comme Guilhermy et Viollet-le-Duc, la moindre pierre, met tout en oeuvre pour "reconstruire à l'identique" la flèche et les parties détruites par le feu. "La grande force du chef-d'oeuvre de Viollet-le-Duc, c'est qu'il n'était pas datable. Il s'intégrait à un chef-d'oeuvre médiéval du XVIIIe siècle. C'est cela qu'il faut retrouver." Cette monographie captivante permet de comprendre le miracle de l'architecture gothique, le mystère des pierres et l'essence de la beauté.
Récits mêlant l'apprentissage et le voyage, l'éducation et l'amour, le rêve et l'ambition, récits à la croisée de l'histoire et de l'intimité, de la passion et de la confidence, récits au féminin pluriel surtout: tels sont ces journaux rédigés en français, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, par des jeunes filles russes parties découvrir le monde. Du Journal voyageur et fantastique d'une jeune fille de 16 ans au journal de Nathalie à son ami Louis, les inédits que donne à lire pour la première fois ce recueil sans égal célèbrent avec un humour, une fraîcheur et une audace rares, qui annoncent le Journal de Marie Bashkirtseff, les anciens réseaux de sociabilité aristocratique, l'identité culturelle du Vieux Continent, la grande Europe cosmopolite d'hier. C'est tout un univers disparu que ressuscite ainsi cette anthologie qu'on pourra lire comme un roman. Biographie: Elena Gretchanaia, directeur de recherche à l'Institut de littérature mondiale (Académie des sciences de Russie, Moscou), est l'auteur de Interactions littéraires russo-françaises et contexte religieux. 1797-1825 (prix Leroy-Beaulieu). Catherine Viollet, chargée de recherche à l'Institut des Textes et Manuscrits modernes, a notamment publié, avec M.-F. Lemonnier-Delpy, Métamorphoses du journal personnel.
Belle-doche, salope ! Eric, gamin sensible et intelligent, invective ainsi en secret sa belle-mère qui ne rate pas une occasion de le maltraiter. Son père se voile la face, sa grande soeur Anne essaie de le protéger. Encore une qui va me faire chier ! Cinquante ans plus tard, Eric, misanthrope reclus dans son appartement, ne supporte ni Prune, sa nouvelle voisine qui essaie de s'immiscer dans sa vie, ni sa soeur qui l'entoure toujours de ses attentions. Un même personnage, une alternance de deux époques, un dénouement parallèle pour un drame psychologique caustique, non dénué d'humour et de poésie.
Être une personne à haut potentiel est un cadeau quand c'est accepté et bien compris. Malheureusement, aujourd'hui, c'est souvent mal compris et mal expliqué. Être HP ce n'est pas être supérieur, meilleur ou plus intelligent, mais c'est avoir un fonctionnement différent, être excessif dans différents domaines. Ce livre a pour but de donner des pistes afin de vivre ces caractéristiques comme un cadeau. Il donne aussi des pistes pour les enseignants et les parents afin d'aider aux mieux ces jeunes.
Adam et Clara vivent avec leur tante. De leurs parents morts il y a dix ans, ils n'ont qu'un souvenir vague, douloureux comme une pincette au creux du poignet. Un jour, des lettres jaillissent du passé. Elles relatent la vie d'un cirque étrange, l'oeil des Capana. Cet endroit mystérieux est le refuge d'une femme à barbe, d'un nain aux dents pointues, d'un homme élastique et de montagnes italiennes à traverser à dos d'éléphant. Tandis que la bruyante Clara tombe amoureuse d'un garçon muet, Adam se plonge dans ces intrigantes lettres qui le rattachent à son passé...
Ce salaud, ce fou dangereux, il vient d'être déclaré irresponsable. C'est dégueulasse ! Il va échapper à la justice et aura la belle vie alors même que ses victimes et leur entourage seront marqués à vie. C'est révoltant ! Que fait la police ? Que fait la justice ? Et les psychiatres ? Ceux-là c'est les pires. Même pas foutus d'être d'accord entre eux et toujours là pour trouver des excuses. C'est écoeurant ! " Oui, mais est-ce vrai ? Les auteurs, qui travaillent au quotidien avec des personnes internées libérées à l'essai, vous invitent à découvrir une autre réalité, loin des lieux communs et des préjugés. Ce petit essai s'adresse à tous les curieux, les inquiets, les indignés, ceux qui savent et ceux qui apprennent, qu'ils soient médecins, juristes, prisonniers ou simples citoyens, fous ou sains d'esprit... Arrêtez-vous, le temps de quelques pages, et venez rencontrer ces fous dangereux. Voici leur histoire... La vraie.