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Le butor étoilé
Vinson Sigolène
LE TRIPODE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782370554543
Une jeune fille a disparu. Un loup rôde dans la garrigue. Une femme attend l'amour. Un homme marié fuit la solitude. Avec Le Butor , Sigolène Vinson signe un nouveau roman éco-poétique d'une sensibilité rare, où le drame des hommes et la catastrophe de la nature se valent et se répondent. Tapie dans les roseaux de Provence, une femme guette nuit et jour le chant d'un oiseau rare, le butor étoilé. Mais ce qu'elle cherche aussi dans la solitude de ce paysage fait d'étang et de collines, ce sont les traces d'une jeune fille du village qui a disparu et l'amour d'un homme qui lui échappe. Navigant parmi les pins, elle traque les traces de Dedou dans la peau cuivrée d'une couleuvre, de Damien dans les lèvres d'un âne. Elle raconte l'attente et le désir, la solitude et le rêve, elle appelle un retour et invoque un baiser. Mais les habitants s'inquiètent d'un loup qui rôde dans les parages, et Dedou ne rentre pas... Dans ce roman éco-poétique, Sigolène Vinson fait résonner les drames de chaque être avec ceux de la nature, pour mieux dire la beauté des rencontres, la puissance de la fantaisie et de l'amitié.
Une jeune avocate, qui défend des entreprises accusées de licenciements abusifs, est brutalementrattrapée par ses rêves d'une enfance passée à Djibouti, le pays d'Arthur Rimbaud, d'Henri de Monfreid,des aventuriers et des pirates...Française, la narratrice a passé son enfance en Afrique, à Djibouti. Le pays d Arthur Rimbaud, deMonfreid, celui aussi des Afars, des pêcheurs, des bergers, de la mer et du vent. Plus tard, elle devientavocate à Paris, en droit du travail et se retrouve à défendre des entreprises qui licencient. Jusqu au jouroù ses rêves d enfance se rappellent à elle et qu elle s effondre en pleine audience. Elle prend alorsconscience de tout ce qu elle a renié depuis qu elle a quitté le pays de son enfance: « Il y a ceux quivisitent ces territoires lointains pour guérir de leur mal-être, combler un goût du romanesque, à l âged homme, devenir enfin un homme. Et puis, il y a moi. Moi qui soutiens mordicus y être née, moi qui lesai délaissés pour me rendre malade. Fallait-il qu à trente ans je sois bien intégrée, exerçant un métier quiporte titre, pour en comparaison donner à mon enfance la force d un ordre essentiel et supérieur, celuid être. J étais quelqu un quand je me perdais dans la contemplation d un horizon infini, sans bougerle moindre petit doigt, sans cligner de l oeil. Je ne suis plus personne quand je plaide, quand je prendsparti. Dans quel état de désenchantement étais-je pour penser cela? J étais à ce point fatiguée que jene trouvais même plus la force de prononcer la simple phrase: « Je rêve d autre chose ». [...] J'ai toutraconté. En une demi-heure, j'ai bradé le mystère: la Corne de l'Afrique, les poètes qui avaient décidéd'y abandonner leur talent, moi qui courais après, de maison en maison, de maison d'Arthur Rimbauden maison de Monfreid, mon retour en France, mes cheveux blonds qui viraient au brun, mes rêves quidevenaient idéaux placardisés, l'eau mise dans mon vin, dans ma Mer Rouge, jusqu'à me contrefoutrede solliciter la radiation de l'affaire de Monsieur Dupin, "vous vous rendez compte, un chômeur en finde droits!" ».
Résumé : Du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden, Paul Deville négocie les ressources africaines pour le compte d'une multinationale chinoise. De port en port, les ravages de la mondialisation lui sautent au visage et au coeur la beauté d'un monde dont il ne peut empêcher la destruction. Les merveilles qui ne s'achètent pas ne risquent-elles pas de disparaître dans un système où toute valeur se chiffre ? Paul se met alors à chasser un autre trésor : les "écrits jamais écrits" d'Arthur Rimbaud - il veut le croire, le marchand d'armes n'a pas tué le poète. Inlassablement, il cherche. Trouvera-t-il plus que le soleil aveuglant, la culpabilité d'être et la fièvre ?
Ils sont quatre : Olivier et Eléonore, Ole et Léonie. Tous jouisseurs. Atteint du syndrome de la page blanche, Olivier dérobe un automate, l'Ecrivain, pour composer le roman qu'il n'arrive pas à créer. Sa compagne, Eléonore, visiteuse médicale, dévore sa propre cargaison de psychotropes et, dans ses hallucinations fantasques, s'empare de l'Ecrivain pour imaginer Ole et Léonie. Dans le Maroc de Lyautey, à deux siècles de là, ces derniers traversent le désert à bord de leur caravane de débauche, instillant le vice et l'alcool à mesure des escales. Comme Olivier et Eléonore, les contrebandiers cherchent à tromper leur mélancolie. Des glaciers suisses aux dunes marocaines, du XIXe au XXIe siècle, existe-t-il une jouissance assez puissante pour échapper à la brutalité de l'instant terrestre et accéder à la joie de vivre ?
Les flammes des torchères de l'industrie pétrochimique brûlent dans les ciels immenses aux couleurs des peintres, les ocres de la Sainte-Victoire se distinguent au lointain. De la fenêtre de son immeuble surplombant l'étang de Berre, Jessica passe ses journées à guetter les poissons, prête à alerter son grand-père Joseph et son vieil acolyte Emile qui tendent leurs filets de pêcheurs d'une rive à l'autre du chenal pour y prendre les bancs de muges. La jeune femme pourrait pourtant faire autre chose de ses journées, s'intéresser à Ahmed, son compagnon ingénieur dans les usines voisines, ou à Antoine et Dylan, les singuliers petits-fils d'Emile ; elle pourrait essayer d'aimer Sébastien, son fils de 5 ans, qui parle à peine et détourne rarement son attention de l'écran de son téléphone. Les habitants de ce territoire mêlé d'odeurs d'industrie, de mer et d'étang semblent ne vouloir être nulle part ailleurs. Jessica rêve-t-elle d'un autre destin, par-delà l'horizon bouché par les usines, là où s'étend le large ? Une année, tout bascule. Tragédie ou accident, rien ne sera plus comme avant.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.