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Trinités des femmes. Récit d'un regard
Vindras Anne-Marie
CREPUSCULES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782918394525
Etre "écrite" par une sculpture ! Par la sculpture de Sainte Anne Trinitaire encore présente dans bon nombre des églises de France, d'Allemagne, d'Italie. Se découvrir être "écrite" par les trois prénoms qui composent cette trinité : Anne, la grand'mère, Marie la jeune mère, Christ, son enfant. Histoires de femmes et de maternités depuis des siècles. Comment se raconte cette existence "dictée" par le prénom "Anne-Marie", donné à la naissance ? A plus forte raison, quand le troisième prénom "Christine" se rajoute aux deux premiers, alors surgit, apparaît la figure de la Sainte Anne Trinitaire. Le récit de cette aventure s'impose, sous forme d'éclats de vie, de fragments, de poèmes. Devenir mère en 1956, en dehors du cadre conjugal, expose les femmes à devenir "fille-mère", éventuellement prostituée, à mettre au monde des enfants "nés de père inconnu" ou "naturel" ou encore "illégitime", à trouver des moyens clandestins pour avorter. Les temps sont durs et exigent de se cacher pour échapper à la condamnation morale de la société. A la charnière de deux époques, ce livre ouvre une perspective très singulière sur la position et le combat des femmes, en particulier celles nées avant la deuxième guerre.
Enrique Huaco (1930 – Arequipa, Pérou / 1967 – Oakland, Californie, USA) Trente sept ans d'existence. Enrique Huaco est arraché à son Pérou natal par le divorce de ses parents, à son adolescence ; ce pays " Inca ", pays andin où il ne retournera plus jamais, qui le hantera jusqu'à ses derniers jours, dans sa vie même, et dans sa poésie. Il passe de longues années de sa jeunesse cloué sur un lit d'hôpital en Californie : tuberculose, cancer se succèdent. Puis suivent une dizaine d'années de répit consacrées à voyager et à écrire : exister enfin grâce à la poésie et les voyages en Europe qu'il célèbre dans ses poèmes : en Espagne, en Italie, en France. Dans les années 60, jusqu'à sa mort, il vit à Berkeley et à Mexico dans le cercle proche du poète chilien Fernando Alegria chez qui les artistes et écrivains venant d'Amérique latine sont régulièrement accueillis. En 1966, Pablo Neruda obtient le droit d'entrer aux USA. Il vient passer plusieurs jours à Berkeley. A cette occasion, celui-ci découvre la poésie d'Enrique Huaco. Il est saisi par l'originalité puissante de ces poèmes. Lorsqu'il repart pour Santiago, il tient entre ses mains le manuscrit de " Piel del tiempo " qui est publié l'année suivante par les presses de l'université de Santiago. César Vallejo, Pablo Neruda, Leon Felipe sont ses frères en poésie.
Etude de trois cauchemars d'un homme à la tête de chat reprend les faits réels de trois féminicides survenus entre 1986 et 2006 au Costa Rica, dont celui du massacre de la Croix d'Alajuelita où sept femmes - dont six étaient des adolescentes et des enfants - ont été violées avant d'être assassinées. Ce texte propose des stratégies drama- turgiques radicales par le biais d'une mise en abîme du récit où sont intégrées des marionnettes elles-mêmes masquées. Etayé par des répliques dramatiques qui font honneur au dialogisme littéraire du roman, à des locutions sans corps, ce texte est structuré par des relations rhizomiques pour aborder l'impunité et l'enchevêtrement juridique de l'une des plus grandes affaires du système judiciaire costaricien. Un univers esthétique saturé de mythes, de rituels et de cauchemars s'y déploie à partir des éléments du film noir et d'êtres thériomorphes donnant voix à un choeur de témoignages qui aujourd'hui encore, restent sans réponse. La chasse à l'homme qui en découle s'inspire du Projet eDihS : "équipe D'investigation sur les homicides en Série" , qui ne fait qu'attester de notre impuissance à désamorcer des images ancestrales toujours fuyantes.
Safouan Moustapha ; Frérot Sylvain ; Frau-Frérot D
Comme l'inconscient se signifie à demi-mot, il faut aussi répondre au sujet à demi- mot ", voilà qui n'est pas sans résonances avec cette phrase de Montaigne " la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ". Ces entretiens avec Moustapha Safouan se sont déroulés sur plusieurs années et s'inscrivent dans un parcours où sont abordées l'histoire de la psychanalyse, la question de sa transmission et celle du désir d'analyste, l'évolution des structures familiales et l'idéologie individualiste, l'actualité du malaise dans la civilisation et la clinique contemporaine. A la question qui a fait relance pour lui " que devient le père à la fin d'une analyse ? ", Moustapha Safouan en vient à cette autre concernant notre époque : le père serait-il devenu un objet partiel ? " L'avenir de la psychanalyse ne tient qu'à sa capacité à contribuer à l'intelligence de notre époque et aux métamorphoses de l'éros, autrement qu?en poussant des cris d'alarme. Encore faut-il qu'elle s'en donne les moyens. " C'est dans cet esprit que ce questionnement s'est ouvert.
Dans ces conditions que reste-t-il au psychanalyste ? Son premier et dernier secours : le recours à la clinique et à ses lois. Il y a urgence à inventer et établir le praticable adéquat pour la publication de l'expérience psychanalytique élevée à la dignité du témoignage. Publier serait l'illusion heuristique susceptible de faire pièce aux trois passions qui fondent pour l'analyste l'horreur de son acte : l'amour, la haine et l'ignorance... Alors psychanalystes : - Légiférez ! - Et vite ! - Y'a l'FEU."