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Dieu est tres simple
Vincent De paul
ARFUYEN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782845901117
Extrait Sur la foi (Entretien 18-XI, 31») «Il n'y a que les vérités éternelles qui soient capables de nous remplir le coeur et de nous conduire avec assurance. Croyez-moi, il ne faut que s'appuyer fortement et solidement sur quelqu'une des perfections de Dieu, comme sur sa bonté, sur sa Providence, sur sa vérité, sur son immensité, etc. Il ne faut, dis-je, que se bien établir sur ces fondements divins pour devenir parfait en peu de temps. «Ce n'est pas qu'il ne soit bon aussi de se convaincre par des raisons fortes et prégnantes, qui peuvent toujours servir, mais avec une subordination aux vérités de la foi. L'expérience nous apprend que les prédicateurs qui prêchent conformément aux lumières de la foi, opèrent plus dans les âmes, que ceux qui remplissent leurs discours de raisonnements humains et de raisons de philosophie, parce que les lumières de la foi sont toujours accompagnées d'une certaine onction toute céleste qui se répand secrètement dans les coeurs des auditeurs. «Et de là on peut juger s'il n'est pas nécessaire, tant pour notre propre perfection que pour procurer le salut de nos âmes, de nous accoutumer à vivre toujours et en toutes choses les lumières de la foi.» Sur l'esprit de foi (Entretien 19-XI, 32) «Je ne dois pas considérer un pauvre paysan ou une pauvre femme selon leur extérieur, ni selon ce qui paraît de la portée de leur esprit ; d'autant que bien souvent ils n'ont presque pas la figure ni l'esprit de personnes raisonnables, tant ils sont grossiers et terrestres. «Mais tournez la médaille, et vous verrez par les lumières de la foi que le Fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres ; qu'il n'avait presque pas la figure d'un homme en sa Passion, et qu'il passait pour fou dans l'esprit des Gentils, et pour pierre de scandale dans celui des Juifs. Et avec tout cela, il se qualifie «l'Evangéliste des pauvres» - evangelisare paupenbus misit me [Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres. Le 4,18]. «Ô Dieu ! qu'il fait beau voir les pauvres, si nous les considérons en Dieu et dans l'estime que Jésus Christ en a faite ! Mais, si nous les regardons selon les sentiments de la chair et de l'esprit mondain, ils paraîtront méprisables.»
L'auteur raconte sa naissance, son enfance dans le milieu coutumier bavarama au Gabon, là où il a fait son apprentissage social. Dès onze ans, il est séduit par le christianisme à travers un pasteur, mais on veut l'initier au Bwiti local et il s'enfuit. Le voilà apprenti salarié à cuber des billes d'okoumés... Et puis il entre à l'école des Blancs, au petit séminaire, et poursuit ses études à Brazzaville au célèbre Collège Libermann. Il se marie. Arrive la Seconde guerre mondiale qui recrute en Afrique... La Loi-cadre de 1956 facilite l'accès des élites africaines au champ politique. Devenu entre-temps enseignant, Nyonda en fera partie. Il est même le troisième sur six candidats éligibles dont le futur président du Gabon, Léon Mba ! C'est un "ami de la France" mais aussi un adversaire juré de l'iniquité sociale ce qui ne facilitera pas son parcours. Il va occuper un poste de super-ministre (six ministères ! ) dans le premier gouvernement gabonais. Enfin les "rêves et espoirs" de l'indépendance sont atteints en 1960. Le choix du régime se pose : présidentiel ou parlementaire ? On opte pour le premier et Nyonda va encore diriger divers ministères. En 1964, survient le putsch raté et Nyonda est arrêté. Libéré, député il est de nouveau hissé aux plus hautes responsabilités nationales. En 1966, autre avatar politique avec l'avènement à la présidence d'Albert-Bernard Bongo... Nyonda est écarté du pouvoir et doit retourner à l'obscur village où il devient un planteur heureux et s'adonne à son sport favori, la grande chasse, avant d'être arrêté à nouveau. La dictature du parti unique gabonais le poussera en 1990 dans l'opposition. L'ouverture démocratique d'aujourd'hui ? Nyonda n'y croit pas car la tolérance des idées d'autrui et le travail dans l'intérêt national sont loin d'être acquis au Gabon, observe-t-il.
Le calvaire des salariés est une pièce de théâtre en trois actes. Dans un style simple et précis, l'auteur décrit les maux qui minent les services publics dans les pays africains. De la corruption à la gabegie, en passant par l'absentéisme, l'abus d'autorité, l'immoralité, les atermoiements, les malversations et les exactions financières, il invite tous les Africains à en prendre conscience en vue de reconstruire une administration compétente et efficace, gage d'un développement effectif dans tous les azimuts de la vie nationale, en cette ère de récession économique et de sous-développement ambiant.
Nyonda Vincent de Paul ; Bongo Albert-Bernard ; La
Ces pièces de Vincent de Paul Nyonda jettent les bases du Théâtre gabonais, un théâtre riche si l'on en juge par la diversité des thèmes abordés dans les limites d'un même genre. De la légende à la peinture de moeurs, en passant par la fresque historique, Vincent de Paul Nyonda met en scène avec autant de succès le " Guerrier des Guerriers ", Guykafi, incarnation des valeurs éternelles africaines, Mabourou, anti-héros, dépravé, mais finalement repentant, De Brazza, champion de la colonisation... A travers ces figures et ces caractères, un théâtre neuf cherche ses voies.
Résumé : " Quelle vie doit-on mener ? La vie que l'on aime. J'aime écrire, j'aime le changement, j'aime lancer mon esprit dans les hauteurs et attendre de voir où il va retomber. " Virginia Woolf écrit ses lignes dans le monumental Journal qu'elle a commencé de rédiger lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle tiendra jusqu'à sa mort. Et dans une lettre à Horace Walpole ce qu'elle écrit poursuit même interrogation : " Je pense parfois que seule l'autobiographie relève de la littérature ; les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au coeur qui est vous ou moi, rien d'autre. " C'est la vie qui intéresse Virginia Woolf, et rien d'autre. Qui l'effraie aussi : " La vie, pour les deux sexes est ardue, difficile, une lutte perpétuelle. Qui demande un courage et une force gigantesques. " Ces lignes, elle les écrit dans un recueil de conférences intitulé Une chambre à soi. Dans ses journaux, lettres, essais, il n'est rien dont Virginia Woolf ne fasse l'objet de son écriture. Car écrire, pour elle, c'est avant tout se libérer : " Le premier devoir de la femme écrivain, c'est de tuer l'Ange du Foyer " (Journal). Il faut avoir lu, bien sûr, les géniaux romans de Virginia Woolf ? Mrs Dalloway, Les Vagues etc. ?, mais elle ne ?y trompait pas : c'est dans les écrits autobiogra-phiques que nous arrivons avec elle " au coeur " : ce " coeur qui est vous ou moi, rien d'autre ".
Sur scène, s'opère publiquement et en langues visibles le retournement du sens commun: en aucun lieu au monde nous ne venons autant désadhérer. Et quitter la cause humaine. Et voir l'animal parler.